MALLÉABLES
lies:, tumeurs, squirrheuses , fistules gôivcivales- et dentaires, adhérence anormale des gencives avec les joues.
MALADIES de la langue. Glossite ou inflâramatidn de cet organe, excoriation de ses bords, squirrhe ou cancer de la langue.
MALADIES des lèvres. Les principales sont les fissurés, les abcès et le cancer ou carcinome.
MALADIE des os maxillaires. Carie, nécrose, ostéo-sàrcame et spina ventosa..
MALADIES * du sinus maxillaire. Polypes, ' hÿdropisie du sinus, inflammation de sa muqueuse^ les abcès purulents qui s’y i forment, et la fracture de ces parois.
MALAIREi On nomme os malaire ou de la pommette, un os qui est placé à la partie latérale et supérieure de la^ face. Il est irrégulièrement quadrilatère, et percé de conduits par .lesquels passent des:; vaisseaux et des nerfs qui se distribuent aux téguments de la face, par sa face supérieure, iLfait partie de l’orbite.^ et par sa postérieure, il entré dans la composition de la face: temporale. Sa face ^ externe qui est^ presque sous-cutanée donne attache aux deux musclés grand et petit zygomatique.
MALAIRE. On nomme apophyse mâlaire^une^ éminencé^ rugueuse et triangulaire de l’os maxillaire supérieur qui s’articule avec rôs- malaire que nous venons de décrire.
MALLÉABILITÉ- Onnomme ainsi la propriété dont jouissent certains métaux, dé se laisser aplatir *en lames dé plüS en-plus minces par l’action du marteauy ou par la pr^sidn du laminoir- Parmi les métaux,;il;y en a environ dix-sépt qui possèdenteette propriété à un degré plus ou moins grand. Oii' a tort de supposer que tous les métaux ductiles sont en même temps mallêables, car le fer, pan exemple, est peu mallêable^ bien que sa ductilité soit très prononcée:
MALLÉABLES- Parmi les métaux malléables se trouventl’or^' l’argentv le . platine, l’étain, le fer et le zinc. La grande malléabilité des quatre premiers des métaux cités les rend très
marmelade- 399
utiles à notre art, soit pour robturation des dents cariées, soit pour les pièces artificielles que l’on confectionne pour la bouche.
MALYACÉES. Nom d’une famille de plantes qui fournit à la médecine et à l’économie domestique une foule .de produits utiles, tels que le coton, les graines du cacaotier dont on fait le chocolat, le beurre de cacao, la mauve, la guimaiiye et autres plantes très connues et très employées, par le dentiste.
MANCHE. On nomme ainsi la partie d’un instrument par où on le prend pour s’en servir. Les manches des instruinents, tels que ceux , des lancettes et des bistouris qui s’euvrent ou qui offrent une gouttière pour recevoir la lame portent le nom,de; chasses. Les manches ^solides sont en généralarrondis.eu quadrangulaires, et faits d’os, d’ivoire, d’éeaille ou d’ébène. .
MANCHE. On nomme ainsi de§ sacs en laine, en flanelle ou, nn feutre, ayaîit la forme d’un cône renversé, et dent quelques dentistes se servent pour filtrer les liquides, épais et . sirupeux dont ils font usage dans la confection des- lotions et des liqueurs dentifrices qui doivent se trouver dans leur cabinet.
MANDIBULE. Nom donné par quelques anatomistes à l’os maxillaire inférieur. ,
MANILUVE. On nomme ainsi un bain de mains. Les maniluves, qui sont rendus irritants au moyen de l’acide chlorhydrique, ou déjà farine de moutarde, sont, comme les pédU lu ves, utiles pour dégorger le système vasculaire des mâchoires dans les odontalgies inflammatoires et dans les fluxions.
MANSORINS. Nom donné par Columbus au muscle buccinateur.
MARC DE CAFÉ. On l’emploie quelquefois pour diminuer un peu la blancheur trop éclatante des. dents et des pièces; artificielles faites en hippopo tame.
MARMELADE de Tronchin. C’est une sorte de looch
MASSETER.
épais et d’une saveur agréable, employé comme adoucissant et laxatif. On le prépare avec 62 grammes d’huile d’amandes douces, autant de sirop de violettes, de manne en larmes, de pu’pe de casse très récente, 2 grammes de gomme adragante, et 2 gros d’eau distillée de fleurs d’oranger. On le donne souvent aux enfants pendant les troubles de l’économie, suscités par les difficultés de la première dentition. On le fait prendre par petites cuillerées, d’heure en heure, dans la matinée, deux jours de suite.
MARTIAL. On désigne par cette épithète les préparations ferrugineuses.
MASSETER. C’est le nom d’un muscle qui est placé sur la face externe de la branche de la mâchoire inférieure. Il s’attache en haut, aux deux tiers antérieurs et externes du bord inférieur de l’arcade zygomatique, à la partie postérieure du même bord, à la face interne de l’arcade, et en même temps un peu à l’aponévrose interne du muscle temporal. Ces trois insertions ont lieu d’une manière distincte; la première, par une aponévrose très forte, large et épaisse, qui recouvre la face externe du muscle jusqu’au-delà de sa partie moyenne, et se divise en plusieurs languettes qui s’interposent entre les fibres charnues; la seconde, par de petits faisceaux beaucoup plus courts, et la troisième par de petits plans fibreux encore moins étendus. Les fibres charnues qui proviennent de ces trois points suivent une direction différente; les premières, qui constituent la partie principale du muscle, se portent .obliquement en bas et en arrière, et vont s’implanter en dehors de l’angle de la mâchoire par des lames aponévrotiques ; les secondes descendent verticalement et se fixent un peu plus haut; les troisièmes, enfin, viennent obliquement, en bas et en devant, se terminer en dehors de l’apophyse coronoïde par d’autres aponévroses.
La face externe de ce muscle est recouverte en arrière par la glande parotide; en bas, parle muscle peaucier; au milieu, par le canal de Sténon, par le nerf facial, par l’artère trans-
mastication.
verse de la face; en avant et en haut par les muscles orbiculaires des paupières, et par le grand zygomatique. Tous les autres points de cette face sont sous-cutanés,
La face interne est en rapport avec la branche de la mâchoire; le tendon du muscle temporal , et le buccinateur, dont il est séparé par une quantité considérable de graisse. Ce muscle élève la mâchoire dans l’acte de la mastication ; il est énormément développé chez quelques carnassiers.
MASSETÉRINS. Les vaisseaux massetérins viennent de l’artère maxillaire interne.. Lenerfmassetérinest fourni par le nerf maxillaire inférieur, qui est lui-même une des branches des trijumeaux. Le tiraillement qu’éprouve le nerf massetérin dans les luxations de la mâchoire inférieure cause quelquefois des douleurs intolérables.
MASTIC. On donne ce nom à une pâte formée d’un mélange pétri de blanc d’Espagne et d’huile de lin. Les vitriers s’en servent pour fixer les carreaux des fenêtres, et quelques dentistes en font usage pour entourer les empreintes de cire dans lesquelles ils veulent couler du plâtre pour former le modèle de la bouche.
MASTIC de Chio. On nomme ainsi une résine odorante qui découle des feuilles et des rameaux du pistackia lenticus^ arbre de la famille des térébenthacées , qui est cultivé dans plusieurs parties du Levant, et particulièrement dans l’île de Chio. Il est sous forme de larmes ou de grains jaunâtres, fragiles, demi transparents, et d’une saveur qui n’est pas désagréable. Lorsqu’on le chauffe, il se fond et exhale une odeur suave ; il se ramollit dans la bouche, et détermine la salivation, ce qui l’a fait mettre au rang des masticatoires. Les Orientaux le mâchent pour parfumer leur haleine et pour blanchir leurs dents. On l’a employé, seul ou dissous dans l’éther, et combiné avec d’autres substances pour remplir la cavité des dents cariées; mais les services qu’il rend sous ce dernier rapport sont bien peu considérables.
MASTICATION. On nomme ainsi l’action de mâcher les
mastication.
substances alimentaires introduites dans la bouche, autrement de les broyer avec les dents pour les imprégner de salive et les préparer à être soumises à la digestion stomacale. Les instruments au moyen desquels la mastication s’exécute sont les dents des deux arcades, les mâchoires, surtout l’intérieure, qui est en même temps un levier de deuxième et de troisième genre, e| les muscles nombreux qui lui impriment ses mouvements. Dans l’acte de la mastication, la mâchoire inférieure exécute des mouvements d'élévation^ au moyen des muscles temporaux, masseters et ptérygoïdiens internes; d’abaissement^ au moyen des muscles digasiriques et sushyoïdiens, de protraction et de déduction latérale, au moyen des ptérygoïdiens externes. La mâchoire supérieure n’est pas entièrement immobile dans l’acte de là mastication; mais on n’est pas d’accord sur le mécanisme du léger mouvement d’élévation qu’elle exécute. La mâchoire inférieure, au niveau des dents incisives, représente un levier de troisième genre. Le bras de levier de la résistance est, à cet endroit, très long, et, conséquemment, l’action de la mâchoire faible; mais, plus les matières que l’on mange s’approchent des extrémités de l’arcade, plus la longueur du bras de levier de la résistance diminue, et plus les efforts de la mastication ont de force. Cette force est à son maximum au niveau des grosses molaires, où la mâchoire se convertit en levier de deuxième genre.
La section de ces matières est opérée par les dents incisives, dont les tranchants se croisent comme dés branches de ciseaux; le déchirement s’opère au moyen des dents lanièreset les dents molaires , dont le sommet de la couronne est aplati et tuberculeux , triturent ces matières en se heurtant de front. 11 est digne de remarque que le degré de solidité de l’os- maxillaire supérieur varie, pour l’implantation des dents selon la force que ces dernières, déploient dans les efforts de la mastication. Ainsi- les incisives, dont l’action est faible sont implantées sous le vide des fosses nazales, tandis que
laASTlCATOlRE.
les canines sont soutenues par les apophyses montantes des os sous^maxillaires, et les molaires par les parties les plus épaissés de ces os, parties dont la solidité est rendue plus marquante par l’os molaire qui s’articule avec elles. La langue, les muscles buccinateurs et les glandes salivaires, jouent aussi un rôle important dans l’acte de la mastication; la première, en ramassant les particules des matières dispersées dans les différents recoins de la bouche; les secondes, en les poussant entre les arcades dentaires, et les dernières en aidant à la désagrégation de leurs molécules,'^ en les imbibant des sucs qu’elles sécrètent.
MASTICATOIRE. On donne ce nom à certaines substances que l’on mâche dans le dessein d’exciter une plus abondante sécrétion de salive, ou pour aromatiser la bouche, ou pour se procurer dès sensations que l’habitude rend agréables. Les masticatoires les plus connus sont : le mélange d’arec, de chaux vive, et de piper-bétel, connu sous le nom de bétel, et dont nous avons parlé à l’article consacré à ce dernier mot; le mastic, sorte dé résine qui découle des incisions faites au térébenthus lentiscus^ qui croît surtout dans nié de Chio ; il est tonique, aromatique, et légèrement sialologue, sans avoir aucune des propriétés délétères du bétel; le tabac, OU feuilles du nicatianâ tabacum, plante de la famille des solanées, soumise à une sorte de fermentation, est la substance masticatoire le plus en vogue dans les pays européens. Le succès obtenu par ce masticatoire est dû aux sensations que sa saveur procure; l’habitude finit par émousser l’action du tabac comme du bétel, et par la réduire à des proportions telles, qu’il devient flatteur au goût. L’un et l’autre augmentent d’une manière considérable la sécrétion salivaire, qui est colorée en brun par le tabac, et en rouge brique par le bétel, et dont la déglutition, à cause des principes toxiques dont. elle se charge, peut être suivie d’accidents très graves. Selon Ramazzini, la mastication de ces substances peut apaiser la faim, elle désennuie, et quand elle a été souvent re-
MAXILLAIRE
produite, -«lie devient la source d’un besoin dont les retours sont fréquents, et qui, semblables à l’appétit, cesse avec la santé et revient avec eÜe. On a remarqué que les chiqueurs de tabac manquent souvent d’appétit, et quelques-uns attribuent à l’absorption du suc narcotico-âcre, dont le tabac baigne la muqueuse buccale, divers états pathologiques des organes intérieurs. Ce n’est pas ici le lieu d’examiner, sous ce rapport, les effets des masticatoires. Quant à l’action des masticatoires sur les dents, nous avons dit à l’article Bétel combien cette composition leur est nuisible. Le mastic ne fait certainement qu’entretenir leur blancheur; et, pour le tabac, il n’est pas prouvé qu’il contribue à la destruction de ces or-, ganes; son effet le plus nuisible est de les colorer en jaune.
MAXILLAIRE. Ce mot se dit de plusieurs parties qui entrent dans la composition des deux mâchoires.
Os mawillaires supérieurs. Ces os , au nombre de deux , constituent par leur réunion, la charpente osseuse de presque toute la face. Ils s’articulent avec toutes les pièces dont cette dernière est composée. Ces os, dont le volume est considérahle et la forme inégale, occupent la partie moyenne et antérieure de la mâchoire supérieure. Ils font partie de l’orbite , des fosses nasales et de la bouche; ils sont traversés de plusieurs nerfs et vaisseaux et servent de point d’insertion â plusieurs muscles. On leur considère deux faces et une circonférence.
Face externe ou orbito- faciale. Cette face est surmontée, en dedans, par une éminence aplatie, latéralement nommée Apophyse nasale ou montante, qui est lisse et concave, de haut en bas et en dehors; elle, présente, en cet endroit, plusieurs trous par lesquels pénètrent les vaisseaux nourriciers , et fournit des points d’insertion aux muscles élévateurs propres de la lèvre supérieure et élévateurs communs de cette dernière, et de l’aile du nez. En dedans, cette apophyse fait partie de la paroi externe des fosses nasales; on y remarque supérieurement des inégalités qui se joignent aux masses la-
MAXILLAIRE
térales de l’elhmoïde , au-dessous desquelles est une gouttière qui appartient au méat moyen des narines, et plus bas une crête horizontale unie au cornet inférieur; des sillons artériels parcourent aussi cette région de l’apophyse , qui se termine, en haut, par un sommet tronqué quh s’articule avec le coronal; en avant, par un bord oblique, qui repose sur l’os du nez ; en arrière, par une gouttière qui fait partie de la gouttière lacrymale et dont la lèvre postérieure s’articule avec l’os lacrymal , tandis que la lèvre antérieure donne attache à quelques fibres du muscle orbiculaire des paupières. En dehors et en arrière de l’apophyse montante, est une surface lisse et triangulaire qui fait partie du plancher de l’orbite. Vers sa partie moyenne , on voit la gouttière qui commence le canal sous-orbitaire destiné au passage des vaisseaux et des nerfs du même nom et qui se divise en deux conduits secondaires, Tun postérieur, qui est étroit et creusé dans la paroi antérieure du sinus maxillaire; il porte te nom de conduit dentaire antérieur et livre passage aux vaisseaux et aux nerfs destinés aux dents incisives et canines supérieures; l’autre , large et court , se termine au trou sous-orbitaire. Entre les bords antérieurs et postérieurs de la surface triangulaire dent nous parlons, se trouve une éminence dite apophyse molaire^ à surface rugueuse, qui s’articule avec l’os du même nom. De l’angte externe de cette dernière apophyse descend un bord mousse et saillant qui sépare une portion de l’os qui appartient à Ta fosse zygomatique d’une dépression large et assez marquée, connue sous le nom de fosse canine, percée eh haut par le trou sous-orbitaire , qui livre passage aux vaisseaux et aux nerfs de ce nom et donnent attache , en bas, au muscle canin. Un peu en avant de la fosse canine, se trouve la fosse myrtiforme , enfoncement peu prononcé , dans lequel s’insère le muscle abaisseur du nez.
Face interne ou naso-palatine. On ne voit bien celte face qu’en séparant les deux os maxillaires supérieurs l’un de l’autre. La partie supérieure de cette face fait partie des fosses
MAXILLAIRE
nasales, et sa partie inférieure forme la portion la plus considérable de la , voûte palatine. Ces deux parties sont séparées l’une de l’autre par V apophyse palatine^ éminence aplatie, horizontale et épaisse, surtout en avant,- et qui, en haut, fait . partie des fosses nasales, et en bas, de la bouche. La face supérieure de cette éminence est concave , transversalement lisse et polie , et offre antérieurement une des ouvertures du canal palatin antérieur. La face inférieure est rugueuse, inégale et parcourue de sillons qui, en arrière , se changent en arcades osseuses pour laisser passer les vaisseaux et les nerfs palatins. L’apophyse palatine s’articule, en arrière, avec l’os du palais; en dedans, par un bord épais et strié avec l’os du même nom : elle présente une gouttière dirigée obliquement en avant, qui concourt à former le çaml palatin antérieur. Ce bord est surmonté d’une crête qui forme la moitié de la rainure qui reçoit le vonaer. Au-dessus de l’apophyse montante, la face interne de l’os présente une large surface verticale, qui présente rouverture du sinus maxillaire, cavité pyramidale et triangulaire, creusée dans l’épaisseur de l’os, etque nous décrirons à l’article Sinus. Cette ouverture, qui est irrégulière, à bords minces et frangés, est quelquefois double et s’articule, en haut, avec l’ethmo'ide ; en bas et en avant, avec le cornet inférieur ; en bas et en arrière, avec l’os palatin.. Tous ces. os et k membrane pituitaire qui les récouvre, rétrécissent singulièrement cette ouverture. En avant de cette ouverture est une gouttière profonde faisant suite à celle dite lacrymale et qui forme la plus grande partie du canal nasal. Derrière elle est une surface, inégale,, qui s’articule avec l’os du palais et qui présente une gouttière superficielle, qui concourt à former le conduit palatin postérieur.
Circonférence. Elle présente, en arrière, la tubérosité maxillaire, éminence inégale, qui s’affaisse considérablemen t après la sortie de la dent de sagesse et qui est percée par les conduits dentaires postérieurs. Ceux-ci disparaissent graduellement en s’approchant des alvéoles et laissent les nerfs.
MÀXlLLAmii.
et les vaisseaux, destinés aux deuts molaires, dèscendré de cellule en cellule dans le diploé de l’os. Antérieurement , la circonférence présente un bord libre et concave qui forriie une portion de l’ouverture antérieure des fosses nasales , et plus bas, une portion saillante et articulée avec l’os du côté opposé et qui présente vers son milieu une éminence "q.ui forme la moitié de V épine nasale antérieure. En bas, la circonférence est constituée par le bord alvéolaire supérieur, qui est moins épais en avant qu’au niveau de rinsertion du muscle buecinateur. Ce bord , qui décrit une portion dé parabole, est creusé des alvéoles,, cavités profondes et coniques qui logent les racines des dents. Ces alvéoles , qui sont décrites ailleurs, sont au nombre de huit pour chaque os. En dehors, le bord de l’os maxillaire, où elles sont creusées, présente des bosselures et des enfoncements qui correspondent à eux et aux cloisons qui les séparent les uns des autres. L’ôs maxillaire supérieur est comme creux ét soufflé , à cause du sinus qui en occupe le centre; il est,, en général, épais et celluleux dans son bord alvéolaire et vers ses diverses apo-^ physes.
Os maxillaire inférieur. Cet os, qui occupe la partie autéfieure et inférieure de la face, est symétrique, de forme parabolique et divisé en portions horizontales ou corps., et en portions verticales ou branches. Il offre à considérer ;
La face externe., qui présente sur la ligne médiane, la symphyse du menton., trace de la soudure des deux moitiés de l’os et qui surmonte une éminence rugueuse et triangulaire, nommée l’apophyse du menton. De chaque côté de cette éminence se- trouve une fossette superficielle où s’insère la houppe du menton, et, plus en dehors, une ouverture ovale nommée trou mentonnier., qui termine le canal dentaire inférieur et par où passent les vaisseaux et les nerfs du même nom. Des deux angles inférieurs de l’apophyse du menton , part, à droite et à gauche, une ligne saillante, horizontale en avant et qui monte eil arrière pour se confondre avec le bord
MAXILLAIRE
antérieur de l’apophyse coronoïde. C’est la ligne oblique externe qui donne attache aux muscles carré du menton , triangulaire des lèvres et peaucier. Tout-à-fait en arrière, se trouve ta face externe de la branche qui est quadrilatère, inégale et recouverte par le masseter.
La face interne, elle est concave et tournée vers la cavité buccale. Au bas de la ligne médiane, elle présente quatre éminences placées par paires, les unes au- dessous des autres, et dont tes deux supérieures donnent attache aux muscles génio-glosses, et tes deux inférieures aux muscles génio-hyoïdieris r ce sont tes apophyses génio. Au-dessus d’elles , on trouve deux enfoncements qui logent tes glandes sublinguales ; et au-dessous, deux fossettes inégales, dans lesquelles s’insèrent tes muscles digastriques. Au niveau même des apophyses géni naissent tes lignes obliques internes ou mylo-hyoïdiennes, qui montent en arrière vers l’apophyse coronoïde et qui donnent attache, en avant, aux muscles mylo-hyoidiens,et en arrière aux muscles constricteurs supérieurs du pharynx. Au-dessous de cette ligne , se trouve une fosse oblongue et superficielle où se loge la glande sous-maxillaire et un sillon qui monte vers Vorifce interne du canal dentaire inférieur^ trou qui est entouré d’inégalités, pour l’insertion d’une bande fibreuse. Ce trou occupe te centre de la face interne de la branche de la mâchoire et livre passage aux vaisseaux et au nerf qui pénètrent dans le canal dentaire. Au-dessous de lui se trouvent des inégalités pour l’insertion du muscle ptéry-goïdien interne. Le bord inférieur, ou hase de la mâchoire, est arrondi et présente , vers ses deux tiers postérieurs, un sillon ou gouttière ascendante, qui toge l’artère faciale. Le bord supérieur ou alvéolaire est large , surtout en arrière, où il est déjeté en dedans. C’est dans l’épaisseur de ce bord que sont creusées tes alvéoles^ ordinairement au nombre de seize et dont l’ensemble constitue l’arcade alvéolaire inférieure. ( Voyez tes mots Arcades et Alvéolesi) Ce bord est surmonté, en arrière, par l’apophyse