‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 272 sur 403 · MÉDICAMENT · texte numérisé non relu

MÉDICAMENT

dies ou les progrès de l’àge, (Voyez le mot Prothèse.')

MÈCHES. On nomme ainsi une bande de toile effilée sur les bords, ou faite avec des fils de lin, de coton ou de soie, et qui sert à déterger les foyers purulents, ou pour élargir des conduits naturels morbidement rétrécis, ou pour entretenir des fistules faites dans un dessein curatif, comme cela se voit dans les rétrécissements du conduit de Stenon, et dans les cas de fistules salivaires.

MÉDECINE. Science qui a pour objet la guérison des maladies, et la conservation de la santé. Elle comprend un grand nombre de branches, dont les principales sont l’anatomie, la physiologie, l’hygiène, la matière médicale, la pathologie et la thérapeutique. Les rapports nombreux qui existent entre les affections morbides des organes dentaires, et celles de l’économie, en général, exigent de la part de celui qui se destine à l’art du dentiste des connaissances étendues et exactes dans les branches variées de la médecine.

MÉDIANE. On nomme liÿm médiane une ligne verticale que l’on suppose partager longitudinalement le corps de l’homme en deux parties égales.

MÉDICAL. Ce mot se dit de tout ce qui a rapport à la science de la médecine, •

MÉDICINAL. On ajoute cette épithète aux substances,, plantes, potions, mixtures, etc., que l’on croit douées de propriétés médicamenteuses,

MÉDICAMENT. Toute substance simple ou composée qui louât de la propriété de modifier l’état morbide d’un ou de plusieurs de nos organes, et de les faire revenir à leur état normal. Les médicaments sont fournis par les trois règnes de la nature, mais c’est surtout aux végétaux que nous devons la plupart des substances qui contribuent à la guérison des maladies. Les médicaments sont classés selon les changements qu’ils produisent dans l’action de nos organes, et la classificatioa suivante est celle qui est généralement adoptée.

Les émollients, qui relâchent le tissu des erganesq

médicament. 4 Î 1

Les tempérants, qui modèrent la trop grande activité vitale de ces organes;

Les laxatifs, qui produisent des évacuations, plutôt en troublant les mouvements péristaltiques des intestins qu’en les irritant ;

Les purgatifs^ qui produisent ces évacuations en irritant momentanément la muqueuse intestinale;

Les émétiques^ qui déterminent des vomissements en excitant la contraction de l’estomac et des muscles abdominaux;

Les astringents, qui, appliqués sur les tissus vivants, y déterminent une sorte de resserrement flbrillaire ;

Les toniques^ qui augmentent d’une manière lente mais égale l’énergie vitale de nos organes;

Les stimulants, qui excitent d’une manière prompte l’activité fonctionnelle de nos organes. Il y a des stimulants généraux^ qui se font sentir dans toute récqnomie, et des spéciaux qui n’agissent que sur quelques organes en particulier, tels;, que les reins, la peau et le cerveau;

Les narcotiques^ qui tendent à stupéfier les nerfs et les; centres cérébro-spinaux, et à faire cesser momentanément leurs fonctions;

Les ruhéfiants^ qui déterminent l’irritation passagère des parties auxquelles on les applique;

Les vésicants^ qui provoquent une accumulation de sérosité sous l’épiderme qu’ils soulève;

Les caustiques, qui, parleur action chimique;, déterminent; la désorganisation des parties qu’ils touchent ;

Les anthelniintiques^ qui déterminent la mort et l’expul-sion des vers intestinaux hors des premières voies.

Il n’en est pas une seule parmi les classes de médicaments que nous venons de citer, qui ne puisse offrir au dentisto instruit des ressources précieuses, contre les états maladifs, des dents elles-mêmes, et contre les troubles que l’éruption de ces organes et leurs diverses maladies produisent dans, l’économie totale de l’homme.

MÉNINGÉE.

MEDULLAIRE. Qui a rapport ou qui est analogue à la moelle des os. Selon Biclial il y a deux systèmes médullaires; l’un occupe le tissu aréolaire des os plats, des os courts et des extrémités des os longs , l’autre ne se trouve que dans le canal central de ces derniers. Le système médullaire n’existe pas dans les organes dentaires.

MÉLISSE. Plante de la famille aromatique des labiées, qui croît dans les lieux incultes des contrées méridionales de l’Europe. Doucement aromatique, médiocrement amère et fortifiante pour les nerfs, la mélisse fait partie de plusieurs élixirs odontalgiques, opiats et dentifrices. On s’en sert aussi pour les lotions partielles et les gargarismes.

MEMBRANE. On donne ce nom, en anatomie, à des organes minces, représentant des espèces de toiles souples, plus ou moins élastiques, qui varient dans leur structure et dans leurs propriétés vitales, et qui sont destinées à exhaler, à sécréter et à absorber les fluides, ou à isoler et à envelopper certains organes. Parmi les membranes qui entrent dans la composition de la bouche, se trouvent ; la muqueuse buccale, la membrane pbro-mnqueuse ÔlOtû sont formées les gencives, la membrane palatine, la membrane fibreuse capsulaire de l’articulation de la mâchoire, et la membrane séreuse qui constitue les capsules synoriales de cette articulation.

MENFRIGE. Ancien nom du mastic de Chio.

MÉNIANTHE. On nomme ainsi une plante de la famille des gentianées. Le ménianthe offre à la thérapeutique dentaire un tonique énergique. Le scorbut est une des affections dans lesquelles il a été le plus vanté, le plus usité. On cite plusieurs exemples de cette maladie, guérie avec le suc de cette plante. En Angleterre, elle est un remède domestique contre les éruptions scorbutiques qui surviennent au printemps.

MÉNINGÉE. Nom d’une artère fournie par l’artère maxillaire interne.

MENTONNIER.

MENINGITE. Inflammation des membranes qui envelopq)ent le cerveau, et qui se montre quelquefois par l’effet des dentitions difficiles.

MENSTRUE. Mot employé dans la chimie et dans la pharmacie, dans le même sens que le mot dissolvant. Ainsi l’eau, l’alcool, l’éther, les acides et les huiles sont des menstrues.

MENTAGRE. Maladie particulière de la face. Cette affection dont Pline donne une description dans le vingt-septième livre de son histoire naturelle souleva de longues discussions entre les dentistes de l’antiquité. On a cru longtemps que le mentagre était une variété de lèpre, mais aujourd’hui tout le monde sait qu’elle doit être rangée parmi les dartres cutanées.

MENTHE. Nom d’une plante de la famille des labiées. Elle est aromatique et stimulante. La variété, connue sous le nom de menthe poivrée^ est employée comme stimulant, anti-scorbutique, stomachique et carminatif, sous forme d’infusion de pastilles, d’eau distillée, de teinture alcoolique et d’huile essentielle contre l’atonie des gencives, les rapports nidoreux de l’estomac, et pour aromatiser les préparations dentifrices, tels que les élixirs, les lotions et les gargarismes.

MENTO-LARIAL. Chaussier réunit sous ce nom le muscle carré des lèvres et la houppe du menton.

MENTON. On nomme ainsi la partie médiane et inférieure de la face qui se trouve au-dessous de la lèvre inférieure. On trouve dans sa composition la peau du tissu cellulaire, des muscles, des vaisseaux, des nerfs, et l’os maxillaire inférieur.

MENTONNIER. On nomme ainsi plusieurs parties qui ont rapport au menton. Le trou mentonnier, qui termine le canal dentaire inférieur, se trouve au niveau de la dent canine, et livre passage à Vartère mentonnière^ branche de l’artère dentaire inférieure qui se distribue à la lèvre et au nerf mentonnier^ branche du nerf dentaire inférieur

MIïRCüRE.

qui distribue ses filets dans les muscles de la lèvre inférieure.

MENTONNIÈRE. Bandage employé dans les cas de fracture et de luxation de Fos maxillaire inférieur. (Noyez le mot Fronde.)

MÉPHITIQUE. Ce mot se dit principalement des exhalaisons pernicieuses qui proviennent des mines, des égoûts, des marais et des grandes fabriques, et qui sont toutes détrimentales aux organes dentaires.

MERCURE. Nom d’un métal connu de toute antiquité, et qui existe dans la nature à Fétat natif, c’est-à-dire en globules disséminés dans les mines mercurielles, ou uni à Fargent, au soufre et au chlore. C’est un métal, liquide à la température ordinaire, mais solide et malléable quand on l’expose à un froid de 40® au-dessous de zéro. Il est d’un blanc bleuâtre très brillant. Il pèze treize fois et demi plus que l’eau; il est volatil, même à la température ordinaire, et entre en ébullition à 360°. L’air froid ne Faltère pas; mais, à une haute température^ il absorbe Foxygène de l’air pour se changer en byoxide rouge. On se procure le mercure pour le commerce, en chauffant le cinabre ou bisulfure rouge naturel, avec de la chaux éteinte. Le soufre du cinabre s’unit à la chaux, et le mercure, mis en liberté^ se volatilise. Les usages du mercure^ dans la médecine et dans les arts^ sont très nombreux. Le dentiste est quelquefois obligé d’avoir recours à ce métal et à ses préparations pour faire cesser les affections syphilitiques qui portent leurs ravages sur les organes de la bouche;, mais il faut diriger son emploi avec une prudence extrême, car ses effets ne sont guère moins déplorables pour les dents et leurs annexes, que ceux de la maladie que Fon cherche à guérir avec lui. L’amalgame de mercure et de poudre d’argent, employé par quelques-uns pour l’obturation des dents carfiées, est. une Composition vile et délétère, qui mérite la réprobation de tout homme d’honneur de tout dentiste qui se respecte; car, non-

MÉÎAL.

seulement il noircit la dent qui la loge, mais celles qui l’avoi- sinent, et porte son influence destructive sur la membrane alvéo-dentaire et sur les languettes fibreuses qui en naissent. On sait combien est dangereux pour les plaques et les liga^^ turcs d’or que l’on fabrique dans nos ateliers le moindre contact avec ce métal ; aussi cette substance doit-elle être bannie de chez le dentiste. Nous ne pouvons mieux faire que de citer ici les paroles remarquables du célèbre Fox à son égard. « Le mercure, dit-il, engendre presque toujours une agmentation de glandes salivaires, la fétidité del’haleine, et de vives douleurs dans les parties de la bouche. Une conséquence nécessaire de l’usage du mercure est un accroissement d’action dans les vaisseaux absorbants, surtout dans les cloisons alvéolaires. L’emploi de cette substance minérale, en produisant l’absorption des cloisons , occasione très souvent la perte prématurée des dents. Si l’usage du mercure est trop prolongé, les. dents deviennent vacillantes, et menacent de tomber pendant qu’on l’administre. Il occasionne sur les dents un dépôt de tartre qui produit de fort mauvais effets si l’on ne prend la précaution de l’enlever dès qu’on cesse de faire usage de ce remède.

MESSO-GLOSSET. Nom donné par quelques anatomistes aux muscles génio-glosses.

MESSALINÆ dentifricium. Non d’un dentifrice employé par la courtisane ïtfessaline, et composé, selon Scribonius Largus, de corne de cerf brûlée, de mastic de Chie, et de sel ammoniaque.

MÉTAL. On désigne sous ce nom toute substance solide ou liquide plus pesante que l’eau, douée d’un brillant considérable, conduisant le calorique et l’électricité, et susceptible de recevoir un grand degré de poli. Les métaux se combinent avec l’oxygène pour former des acides métalliques et des oxydes* qui, en s’unissant par combinaison aux acides, forment dés sels. Il se trouve dans la nature. à plusieurs états ; à l’état natif ou Vierge, l’or, l’argent et le platine sont

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