‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 287 sur 403 · MYRTHE · texte numérisé non relu

MYRTHE

les fibres latérales d’autant plus longues qu’on les examine plus en arrière sont de moins en moins obliques, et finissent par devenir verticales. Elles se terminent toutes en se fixant par une aponévrose au corps de l’os hyoïde. La face externe de ce muscle est en rapport avec la digastrique, le peaucier et la glande sous-maxillaire. La face interne avec le géniohyoidien, génio-glosse et hyo-glosse, avec la glande sublinguale, le prolongement de la glande sous-maxillaire, le canal de Whartonet le nerf lingual. Ce muscle, est un des abaisseurs de la mâchoire : il peut aussi élever et porter en avant l’os hyoïde,

MYR.IAGRAMME. Nom donné dans le‘ nouveau système décimal au poids de dix mille grammes ou dix kilogrammes,

MYRIAMÈTRE. Mesure de dix mille mètres.

MYRRHE. On nomme ainsi une gomme-résine qui nous vient de l’Éthiopie et l’Arabie ; et qui est fournie, selon la supposition de quelques naturalistes, par une plante de la famille des légumineuses et du genre minosa. Cette substance, qui est formée de trente-six parties de résine et de soixantequatre de gomme, se présente dans le commerce sous forme de larmes ou de grains fragiles d’un jaune-rougeâtre et légèrement transparents, lorsqu’ils sont purs. La cassure est vitreuse, son odeur aromatique, et sa saveur amère et légèrement astringente. La myrrhe est tonique , stomachique et carminative. Elle est très fortifiante pour les gencives, et souvent employée en poudre ou à l’état de teinture, pour entrer dans la composition des électuaires et des lotions dentifrices les plus utiles et les plus recherchées. Le célèbre Celse formule une poudre dentifrice composée de myrrhe, de noix de galle, et de pétales de roses.

MYRTHE. Les coquettes d’Athènes, quand elles ne riaient pas , tenaient ordinairement une branche de myrthe à la bouche , qui restait ainsi entr’ouverte, et laissaient voir la beauté de leurs dents. Le poète comique Alexis, dans sa description des plaisirs et délices des courtisanes d’Athènes,

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