‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 293 sur 403 · NERF · texte numérisé non relu

NERF

qui prend son Origine en partie, au moins, au bord postérieur de pont de Varole, gagne le conduit auditif interne, parcourt l’aqueduc de Fallope, et sort du crâne par le trou stylo-mastoïdien. Avant sa sortie, il reçoit le filet supérieur du nerf vidian,et fournit des ramuseules aux osselets de l’ouïe. Après sa sortie, il donne des rameaux aux téguments de l’apopliyse mastoïde, au pavillon de l’Oreille, aux muscles styliens, et au ventre postérieur du muscle digastrique. Arrivé dans l’épaisseur de la glande parotide, où il est divisé en deux branches principales, il forme, en se subdivisant, en mêlant ses filets à d’autres qui proviennent du nerf maxillaire supérieur, un réseau compliqué, connu sous le plexus parotidien. De ce

. plexus naissent des filets en grand nombre qui se distribuent dans le tissu musculaire de la tempe^, de la pommette, de la joue, de la commissure labiale et des deux lèvres, de manière à former un vaste réseau qui occupe les parties latérales antérieures de la figure. Presque partout ces filets se mêlent et s’entrelacent avec les filets de la cinquième paire ; mais, malgré ces anastomoses fréquents, ces deux nerfs ne peuvent pas se.suppléer; car le facial, dont les divisions se perdent entièrement dans les muscles, préside aux mouvements^ tandis que le tri-facial, et ses branches qui donnent leurs filets à la peau, à la muqueuse buccale et aux organes des sens, président au aux sensations.

NERF glosso-pharyngien. Ce nerf, destiné à établir un accord entre les mouvements de la langue et ceux du pharynx, naît dans le sillon de la moelle qui sépare les corps rectiformes des éminences olivaires. Il sort du crâne par le trou déchiré postérieur, et, après s’être anastomosé avec des nerfs qui l’entourent, il passe entre les muscles glosso-pharyngien et stylo-pharyngien pour arriver à la partie postérieure de la langue. Il est placé entre le nerf précédent, qui est au-dessous de lui, et le nerf lingual, qui est au-dessus et distribue ses filets dans les fibres musculaires de la langue et du pharynx.

NETTOYAGE

NERF hypo-glosse. Il naît dans le sillon qui sépare les olives des pyramides, et sort du crâne par le trou condylien antérieur. Peu après il se place au-devant de l’artère carotide externe, et se dirige vers le muscle génio-glosse. D’une arcade qu’il forme naît le nerf cervical descendant , qui donne des rameaux aux muscles de la région hyoïdienne, et le tronc du nerf hypo-glosse lui-même s’engage entre les muscles mylo-hydoïdien et hypo-glosse pour se jeter dans la partie inférieure et antérieure de la langue. Tl est placé sur un plan inférieur à celui du lingual ; on le croit destiné à diriger les mouvements de la langue,

NETTOYAGE, On donne ce nom à une opération qui a pour but d’enlever les incrustations tartreuses qui se développent chez quelques individus, sur les dents, et qui sont excessivement nuisibles à ces organes et les couvrent d’une matière calcaire qui les défigure et qui détruit les attaches qui existent naturellement entre le collet de ces organes et Tes gencives. Lés instruments que l’on a inventés pour opérer le nettoyage des dents, sont très nombreux, mais presque tous les dentistes d’aujourd’hui se bornent à de petites rugines à tranchant ordinaire ou en biseau, des poinçons carrés, etc. Nous allons citer les principaux de ces instruments :

1® La on langm de carpe^ qui n’eSt qu’une sorte

de grattoir tranchant des deux côtés ;

2® Larugineen forme de biseau, ou bec-d’âne, que l’on enfonce dans la masse tartreuse pour la faire éclater;

3® La rugineà gouttière, ou à bec de cuiller, qui peut être courbée à sa pointe à des degrés différents ;

4® Un poinçon carré , et taillé en biseau , à une seulè pointe;

5® Deux rugines carrées, à biseau, dont l’une est droite, et l’autre coudée à angle droit; ’

6® La trigone, lame d’acier triangulaire, tranchante sur ses bords, et soudée sur un manche qui s’insère au pointcentral d’une de ses faces;

NETTOYAGE

T Une lame droite, mince et élastique, arrondie au bout, à bords émoussés, et d’une largeur de quelques millimètres, pour faire sauter les parcelles tartreuses qui restent enclavées dans la portion la plus. étroite des interstices des dents.

On s’aide aussi, dans cette opération, d’un petit miroir^ long de 1 mètre 353 millimètres et demi, et large de 0,270, qui n’a d’autre monture qu’une peau mince collée par derrière.

Avant de décrire l’opération dont il s’agit, nous croyons utile de citer ici quelques règles générales qu’on a établies à cet égard, et que l’opérateur doit avoir toujours présentes à l’esprit :

1 " Il faut soutenir avec soin les dents branlantes, et couper le tartre, sur la dent même, en plusieurs' fragments , sans secousse, et en restant toujours maître de son instrument 5

2** Les instruments doivent toujours agir du collet vers le bord de la dent, pour ne pas blesser la gencive 5

3® On ne doit pas espérer de blanchir les canines autant que les incisives , car les premières sont naturellement un peu jaunes ;

4® On ne peut atteindre la même blancheur et le même brillant chez tous les individus, il faut donc se contenter d’enlever tout le tartre et le limon sans toucher aux taches de l’émail même, qui sont le plus souvent indélébiles ;

5® Quand on trouve le tissu dentaire ramolli ou privé d’émail il faut procéder avec précaution et il est souvent prudent de laisser un peu de tartre sur la dent 5

6® Il ne faut jamais diviser les gencives, ni les séparer des dents.

Voici maintenant quelques instructions sur la manière d’opérer. Le malade étant commodément assis et la tête appuyée sur le dossier d’un fauteuil, on lui met sur l’épaule une serviette blanche et fine, qui sert à essuyer les instru-

NETTOYAGE

meiits, et, à peu de distance de soi, un guéridon chargé d’une carafe d’eau fraîche, de quelques verres, d’un flacon d’eau dentifrice aromatique, des brosses à dents et des instruments dont nous avons parlé. Le centre de ce guéridon doit recevoir une cuvette en vermeil dont le fond percé communique, au moyen d’un tuyau, avec un réservoir caché dans son intérieur. On commence par rincer la bouche du malade avec quelques gouttes d’un liquide à arôme prononcé pour garantir l’opérateur des émanations désagréables qu’elle pourrait fournir, et pour masquer au malade même les odeurs fétides provenant des débris de la matière tartreuse qu’on enlève. Ensuite, l’opérateur, placé au côté droit du malade et au-devant de lui, se sert des doigts de la main gauche, selon le besoin, pour écarter les lèvres des arcades dentaires, ou pour tenir la tête fixe, ou pour la faire incliner de côté ou d’autre; mais toujours avec la précaution de ne jamais laisser sa main s’appuyer sur la figure. — On commence toujours par la mâchoire supérieure, et, avec la langue de carpe, tenue dans la main droite comme un cenif, et la lèvre supérieure relevée par les doigts de la main gauche, on enlève le tartre des faces antérieure et latérale droite des dents incisives. Pour la face latérale gauche de ces dents, on tient le même instrument comme une plume à écrire, en prenant son point d’appui avec les doigts annulaire et auriculaire sur les dents voisines.

— La rugine, en forme de ciseau, sert à nettoyer la face externe des dents molaires, en agissant de haut en bas et d’avant en arrière; c’est à l’aide de la rugine coudée que l’on nettoie la face interne des mêmes dents. En nettoyant les dents du côté droit, l’opérateur prend son point d’appui sur le pouce de la main gauche. — Pour les dents antérieures et celles du côté gauche, on appuie la paume de la main sur le menton fiu malade préalablement garni d’une serviette fine.

— Pour les dents incisives de la mâchoire inférieure, l’opérateur se place derrière le malade et agit avec la langue de carpe comme il a été dit précédemment, et, après avoir en-

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