OPIAT
OPIAT. On ne désignait autrefois par ce mot que les électu aires dans lesquels on faisait entrer l’opium ; mais aujourd’hui on donne improprement ce nom à certaines compositions dentifrices qui ne diffèrent des autres que par l’addition d’un sirop ou d’un peu de miel. En voici quelquesuns des plus utiles au dentiste
OPIAT du docteur Haudel,
Opium thébaïque .
.... 2 gram
centigram.
Huile de jusquiame .
Extrait de belladone .
Extrait de camphre .
Huile de cajeput.. . .
Teinture de cantharides .
Cet opiat est utile surtout quand l’odontàlgie a son siège à la mâchoire supérieure, parce qu’on peut l’y placer immédiatement, ce qui ne serait pas praticable si l’on se servait de médicaments liquides.
OPIAT de M. Gariot, ex-chirurgien du roi d’Espagne.
Alun déroché . 15 gram. 13 centigram.
Sang de dragon . 5 — 73 —
Cannelle . . ; . 3 — 91 —
Mastic de chio . 3 — 91 —
On réduit tous ces ingrédients en poudre très fine : on y mêle une certaine quantité de miel rosat pour en faire un opiat, dont on se sert avec succès ; après quoi on rince la bouche d’eau aromatisée avec quelques gouttes de mon eau anliscorbutique qui a remplacé avantageusement les élixirs des vieux praticiens.
Nous ajouterons aux opiats précédents celui qui suit, et qui est dû à l’invention du célèbre Desforges. ’
Corail porphyrisé . 4 60 grammes.
Tartrate de potasse pulvérisé . 96
Os de sèche . 64 —
Cochenille . ■ . 2 —
Miel de Narbonne . 500
OPIUM. On nomme ainsi un suc épais et laiteux que Ton obtient en faisant des incisions aux capsules et aux tiges du papaver somniferum, plante de la famille des papavéracées qui croît très abondamment en Orient. On trouve l’opium dans le commerce sous la forme de masses brunes rougeâtres, dures, d’une odeur vireuse particulière et d’une saveur amère, chaude, et nauséabonde. C’est de l’opium que l’on extrait la morphine, la narcotine et la codeine qui, avec lès sels qu’on en forme, sont les plus puissants narcotiques connus. C’est aussi avec l’opium que l’on fait les laudanums liquides de sydenhamet de Rousseau. Toutes ces substances avec l’opium lui-même sont d’une grande utilité au dentiste qui les fait entrer dans ses élixirs et opiats calmants, qui les applique en nature sur la dent souffrante, et qui les ordonne quelquefois à l’intérieur pour calmer les irritations intestinales et autres qui accompagnent les difficultés de la première dentition.
OPSIGONE. Mot grec par lequel les anciens désignaient les dernières dents molaires, vulgairement appelées dents de sagesse ; ce mot veut dire naissance tardive.
OR. C’est un des métaux les plus inaltérables connus et rangé par les chimistes dans la sixième section de la classification deM. Thénard. Il est 'solide, mais peu dur et d’une couleur jaune, qui est très brillante ; il est dix-neuf fois plus pesant que l’eau, et d’une ductilité et malléabilité très extraordinaires. Il n’est altérable ni à l’air ni à l’eau ; les acides ordinaires n’ont aucune action sur lui, mais il se dissout facilement dans l’eau régale, en donnant naissance à un chl#rbydrate d’or qu’on peut convertir en oxyde d’or au moyen de l’eau de Baryte. L’or se combine avec l’argent et le cuivre pour former des alliages qui sont très employés dans les arts. Considéré dans ses rapports avec l’art du dentiste, l’or est certainement le plus utile des métaux que l’on puisse se procurer pour les besoins de la prothèse et son application à la fixation des dents, soit naturelles, soit artificielles, est