‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 310 sur 403 · PANSEMENT · texte numérisé non relu

PANSEMENT

PALATO-STAPIIYLIN. Nom donné à un petit muscle ou faisceau charnu, qui se loge dans l’épaisseur de la luette. Il s’attache à l’épine nasale postérieure et raccourcit la luette en se contractant.

PÂLEUR. La pâleur des gencives, qui est un signe d’anémie générale, est souvent, chez les personnes scorbutiques, acnompagnéé de bouffissure et doit être combattue par l’usage interne des toniques reconstituants, et par des collutoires fortifiants et. aromatiques.

PALLADIUM. Nom d’un métal découvert par le docteur Wallaston dans la mine de platine, et qui est rangé dans la sixième section de M. Thénard. Ce métal est solide, blanc, malléable, ductile, et douze fois plus pesant que Teau, mais il est très difficile à fondre et n’est point employé dans les arts.

PALLIATIF. Épithète donnée aux remèdes et aux moyens de iraitement qui soulagent le malade, sans guérir complètement la maladie.

PALMIERS. Nom d’une famille végétale dont les arbres qui croissent entre les tropiques sont remarquables par la hauteur à laquelle ils s’élèvent et par les produits utiles qu’ils fournissent. Parmi ces derniers se trouvent l’arec, le cacoa, les dattes et le sagou. '

PANSEMENT. Nom donné à l’application méthodique d’un appareil ou des médicaments topiques sur une partie malade. Il est rare qu’on ait besoin de pansements dans l’art du dentiste J cependant nous croyons devoir en dire quelques mots.

Tous les pansements doivent être faits avec douceur et avec promptitude, en observant des règles qui sont particulières à chacun d’eux ; les pièces dont se composent les appareils à pansements sont : de la charpie, des compresses, des boules, des emplâtres, des fils cirés, des canules, des alèzes et de.s attelles. Les instruments le plus souvent employés dans les pansements sont les pinces à anneaux, les pinces à dissé-

PARAGOAY-ROÜX.

quer, des ciseaux, une spatule, une sonde cannelée, un stylet boutonné, un porte-mèche, des bistouris, un rasoir, et un crayon de nitrate d’argent.

PÂPAYÉRACÉES. Nom d’une famille de plantes dans laquelle se trouvent la fumeterre, le. papaver-somniferum, et autres végétaux utiles à la médecine.

PAPILLE. On donne le nom de papilles à de petites éminences qu’on trouve à la surface de la peau et des membranes muqueuses, et qui paraissent être formées par les dernières expansions des vaisseaux et des nerfs. Elles sont sus- -ceptibles, dans certains cas, d’une espèce d’érection. L’ensemble des papilles à la peau porte le nom de corps muqueux^ et se trouve entre le chorion et l’épiderme. Les papilles de la langue sont très nombreuses et très prononcées à la face dorsale de cet organe ou on les distingue en papilles lenticulaires, fongiformes et coniques, que nous avons décrites longuement à l’article consacré à l’organisation de la langue. (Voyez ce dernier mot.)

PAPLLE. Petite tumeur qui se développe quelquefois à la figure, par suite de la dentition difficile chez les enfants. Les apules ne contiennent pas de pus, mais elles laissent suinter quelque chose d’humide qui se termine par la desquamation.

PARACENTÈSE. Nom donné par quelques auteurs à la ponction faite â l’abdomen des hydropiques pour laisser échapper la sérosité qui s’y trouve. D’autres l’emploient pour désigner les ponctions faites aux autres cavités du corps, tel que le sinus maxillaire, pour les débarrasser des produits liquides anormaux qu’elles peuvent contenir.

PARAGOGE. Vieux mot qui désignait la réduction des os fracturés ou luxés.

PARAGUAY-ROUX. Nom donné à une composition pharmaceutique très prônée, il y a quelques années, comme remède anti-odontalgique, mais qui n’avait, en réalité, de succès, comme le dit avec esprit le docteur Foy, que pour les

PAREIA.

soo

inventeurs qui l’exploitaient. On faisait le Paraguay-Roux de la manière suivante :

Feuilles et fleurs -d’inula bifrons . 1 partie.

Fleurs de cresson de para . 4 —

Racine de pyrèlhre . ^ —

On coupe, on incise toutes ces substances, on les fait macérer pendant quelques jours dans 8 parties d’alcool à 33”, et on filtre. On exprime.

PARALYSIE. On désigne par cejnotla perte de mouvement, et quelquefois de sentiment dans une partie quelconque du corps. La paralysie est due te plus souvent à une lésion ■du cerveau ou à un état maladif des nerfs qui se distribuent à la partie affectée. Dans la cérébrite, lés muscles de la joue et de la commissure des lèvres du côté opposé à celui du lobe malade, sont at teints de paralysie, ces parties sont flasques, et la bouche est déviée par la contraction des muscles du côté opposé. Nous avons vu la langue déviée, non pas par suite de la paralysie d’une partie de ses muscles, mais parla crainte habituelle des malades, d’en escorier les bords contre les aspérités des chicots et des dents cariées qu’il a suffi d’extraire pour faire disparaître cette déviation de la langue qu’on pourrait prendre pour un symptôme d’encéphalite.

PARAPHONIE. Mot employé comme synonyme d’extinction de voix.

PARATHRÈME. Vieux mot grec qui désignait une luxation de la mâchoire.

PARASTREMMA. Mot grec qui indique une distorsion convulsive des parties molles de la face.

PARÉGORIQUE. Mot grec qui signifie anodine, calmant. V élixir parégorique des Anglais est composé d’opium sec, d’acide benzoïque, de camphre et d’huile d’anis. ’

PAREIA. Ce mot s’employait autrefois pour désigner toutes

les parties de la figure comprises entre les yeux et le menton

PÀSSERAGE.

PARIETAL. Os de forme quadrilatère qui , avec sou homonyme, forme les parties supérieure et latérale du crâne.

PARISTHMIA. Mot employé autrefois pour désigner les amygdales et le gonflement inflammatoire de ces organes.

PARADONTIDES. Ce mot veut dire, près des dents, et désignait, dans les anciens auteurs, les épulies et autres tumeurs des gencives.

PAROI. Mot employé dans les livres anatomiques pour désigner les parties qui forment les clôtures, les limites des diverses cavités du corps. Les parois de la bouche sont les lèvres , les joues, le palais, etc. (Voyez le mot Bouche,) ; celles de l’antre d’Hygmore seront indiquées au mot Sinus.

PAROLE. On donne ce nom à la voix articulée. Les vices de la parole sont fréquemment dus au défaut des dents et à la disposition anormale des arcades dentaires.

PAROTIDE. On donne ce nom à la plus considérable des glandes salivaires, et qui remplit une excavation profonde existant sur le côté de la face, entre le bord postérieur de la branche de Tos maxillaire inférieur, le conduit auditif externe et l’apophyse mastoïde du temporal. (Voyez,,pour plus de détails, à l’égard de cet organe, le mot Glande.)

On désigne aussi par ce mot l’inflammation et la tuméfaction des glandes parotides connues plus généralement sous le nom â’ Oreillons. (Voyez ce mot.)

PAROTIDIEN. On donne quelquefois le nom de canalparotidien au conduit de Sténon.

PARULIE. Nom donné à de petits abcès qui se formen t sur les gencives, et qui se développent souvent sans cause bien appréciable, mais qui sont, dans un grand nombre de cas , déterminés par la carie des dents ou par la consomption de leurs racines. Pour les guérir, il faut les inciser et opérer l’extraction de la dent à l’état maladif de laquelle ils sont dus

PASSERAGE. Plante de la famille des crucifères, connue

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