PHLEGMON
gouttière que présente la lèvre supérieure au-dessous de la cloison du nez.
PHLEBOTOMIE. Ouverture faite à une veine pour en tirer du sang. Nous parlerons de cette opération au mot Saignée.
PHLEGMASIE. Nom générique donné aux maladies connues sous le nom d’inflammation. (Voyez ce dernier mot.)
PHLEGMON. Nom donné à l’inflammqtion qui a son siège dans le tissu cellulaire des organes. Ses causes sont celles des inflammations en général ; il s’annonce par une douleur plus ou moins vive qui augmente par la pression; la partie devient, plus tard, le siège d’une tumeur arrondie ; dure, et circonscrite, d’une couleur rouge, surtout au centre. Cette rougeur ne disparaît pas sous la pression du doigt, la chaleur de la tumeur est douce etaliteuse; les douleurs, d’ahord pulsatives, deviennent gravatives, et ce changement annonce que le pus commence à se former. Peu après, la tumeur s’amollit, devient fluctuante, la rougeur disparaît, et si on ne l’ouvre pas, la tumeur devient blanche au centre, cj’ève, et laisse échapper une quantité plus ou moins considérable de pus. Les phlegmons peuvent occuper toutes les parties molles de la bouche, mais surtout les gencives , les lèvres, les joues et les amygdales. Avant que la suppuration se forme, on peut chercher à faire avorter le phlegmon au moyen de la saignée, des sangsues et des révulsifs sur lecanal intestinal; mais dès qu’il y a un commencement d’abcès, que les douleurs changent de nature^ et qu’en percutant la tumeur on y sent de la fluctuation, il faut se hâter d’y plonger, du côté de la muqueuse, une lancette ou un bistouri. Cette incision doit être faite dans un point déclive de la tumeur, de manière à laisser échapper plus facilement le pus. Celui-ci sorti, la tumeur s’affaisse, les symptômes généraux disparaissent, et un gargarisme émollient qu’on prescrira au malade terminera le traitement.
IME-MÈRE.
PHLOGOSE. Mot qui a presque la même signification que les mots phlegmasie, inflammation, etc.
PHLOGOSE gencivale. Pendant les difficultés de la première dentition , l’inflammation des gencives devient parfois intense et fait des progrès alarmants ; les organes digestifs en souffrent ; il faut , dans ce cas , recourir aux boissons adoucissantes, entretenir la liberté du ventre, faire respirer au petit malade un air chargé de molécules aqueuses chaudes ; employer les sédatifs qui peuvent diminuer la congestion cérébrale et prévenir les convulsions. Si le gonflement des gencives tend à augmenter, on doit en pratiquer l’incision, mais avec beaucoup de prudence et avec les précautions mentionnées dans mon Encyclopédie du dentiste.
PHYLACTÈRE odontique. Sorte d’amulette qu’on portait autrefois .sur soi pour se préserver des maux de dents.
PHYSIONOME. On donner ce nom à l’expression de la figure fournie par l’ensemble des traits. Rien . ne- contribue plus à rehausser la beauté et la majesté de la physionomie que la blancheur des dents et la bonne conformation des arcades dentaires. .
PHYSIOGRAPHIE dentaire. On nomme ainsi des ouvrages qui ont trait à notre art et qui s’occupent spécialement de tout ce qui a rapport à la composition, au développement , à l’éruption et à la chute des dents de l’homme.
PHYSIQUE dentaire. Partie de notre art qui a pour objet l’étude des substances destinées aux besoins de la prothèse, leur nature, leur propriété, leur influence les unes sur les autres, et sur les organes vivants de la bouche, avec lesquels on les met en contact.
PICOTEMENTS. Sensation de piqûres légères et multi-, pliés qu’on éprouve a la peau , aux gencives ^ etc.. Elle- est souvent accompagnée de chaleur et de prurit et forme le^prélude de plusieurs affections graves de la bouche. -
PIE- MÈRE. C’est une membrane fine et très vasculaire, qui enveloppe immédiatement le cerveau et qui pénètre dans
pierre;
toutes les anfractuosités et dans toutes les cavités de cet organe. Elle résulte des divisions et des subdivisions des vaisseaux encéphaliques qui semblent se résoudre en vaisseaux capillaires à l’extérieur de l’encéphale, avant de pénétrer dans la substance délicate de cet organe. La face externe de la piemère est séparée de la dure-mère par les feuillets de l’arachnoïde.
PIÈCES. Nom donné à deux ou plusieurs dents artificielles réunies entre elles par des ligatures ou montées sur une plaque palatine en métal , ou en ivoire ou en hippopotame.
PIERRE à l’huile. Nom donné à une pierre dure destinée à donner un tranchant vif aux instruments et aux outils qu’on vient de faire passer sur la meule. On met sur cette pierre un peu d’huile fine.
PIERRE de louche. On nomme ainsi une pierre, la cornéenne lydienne, employée par les bijoutiers et par les dentistes pour faire l’essai des bijoux d’or. Voici ce qu’on fait : on frotte le bijou ou l’alliage qu’on veut essayer sur la pierre, jusqu’à ce qu’on en ait une petite couche ; alors on passe sur cette couche un liquide composé de 25 parties d’eau, 38 d’acide nitrique et 2 d’acide chlorhydrique. Si la couche reste jaune et brillante, l’or est au titre de 0,750; si au contraire elle devient rouge-brun et s’efface facilement lorsqu’on l’essuie, l’alliage a un titre inférieur, et il a d’autant moins d’or pur, qu’il s’efface plus facilement.
PIERRE infernale. On donne ce nom à des cylindres de nitrate d’argent fondu et coulé dans des moules de verre que les dentistes emploient pour cautériser les chaires fongeuses qui se développent à la surface des plaies et des ulcères de la bouche, pour toucher les aphthes isolés des adultes et autres usages semblables. La pierre infernale est plus caustique que le nitrate d’argent cristallisé. Ce dernier, quand il est fondu, doit être coulé dans des tubes de verre, car, quand on le coule, comme cela se fait très souvent, dans des tubes de