‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 321 sur 403 · PLAIE · texte numérisé non relu

PLAIE

interne, et on la fore suivant sa longueur, pour y adapter et y fixer un pivot dont le bout libre entre dans le canal dentaire de la vieille racine. La loi mécanique veut que la partie libre du pivot soit plus longue d’un tiers que la dent. Pour que le pivot entre avec justesse, les dentistes ont coutume de l’entourer d’un fil de soie. Cette dernière substance, bien sèche, donne de la solidité à la dent, et ne contracte pas d’odeur, si le canal dentaire n’est pas d’une dimension plus grande que le pivot. L’utilité des racines paraissait si grande à Jourdain et à Magliolo, que pour fixer les dents artificielles on imagina aussi de fabriquer des racines. Lorsqu’une vieille racine était trop faible, trop délabrée pour soutenir une dent à pivot, ou entièrement enchâssée dans son alvéole, et que cette partie possédait toute sa capacité naturelle, on pouvait y suppléer par une racine d’or. M. Magliolo, auteur d’un bon ouvrage sur l’art du dentiste, inventa un moyen de fixer les dents à pivots dans les racines naturelles ou artificielles au moyen d’un ressort. Ce procédé était certainement ingénieux, parce que la personne qui portait la dent artificielle pouvait entretenir dans sa bouche la plus grande propreté, et se garantir des mauvaises odeurs. (Voyez Dictionnaire des Sciences médicales^ tome vin.) Le placement des dents artificielles à pivots est souvent suivi des douleurs plus ou moins intenses, et de divers accidents tels que l’inflammation des gencives; pour y remédier, on a recours aux gargarismes, aux émollients, aux bains des pieds et aux lotions narcotiques. Quand ces précautions médico-chirurgicales restent impuissantes, et que le patient demande à grands cris d’être délivré des dents à pivots qui causent son supplice, on est ebligé de les ôter et de trouver quelque autre moyen de les attacher sur le bord des arcades.

PLAIE. On entend par ce mot une lésion de continuité mécaniquement faite aux diverses parties du corps, et qui diffère de l’ulcère en ce qu’elle tend à se cicatriser, tandis que l’ulcère tend toujours à s’élargir de plus en plus. La plaie

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