PROPRETÉ
pendant le cours d’une maladie, et sur la manière probable de sa terminaison. Dans le plus grand nombre des affections morbides des dents, on peut hardiment porter un pronostic favorable.
PRONONCIATION. L'influence qu’exercent les dents sur la prononciation est très considérable. Cicéron compare les dents aux cordes d’une lyre qui rendent des sons plus ou moins harmonieux. On croit généralement que la perte des dents ne change rien au timbre de la voix; mais la prononciation en est complètement modifiée. Les personnes privées des incisives supérieures et inférieures prononcent difficilement les consonnes gutturales ; toutes les syllabes s’échappent de la bouche en sons aigus, il s’opère une grande déperdition de salive, et la physionomie prend un aspect presque repoussant. (Voyez, pour plus de détails, mon Encyclopédie du dentiste.)
PROPHYLAXIE. Ce mot veut dire moyen préservatif, et a rapport à toutes les précautions conseillées par l’hygiène dentaire pour garantir les organes de la bouche de l’influence pernicieuse des agents extérieurs.
PROPRETÉ. Nous avons dit, dans notre Traité d’hygiène dentaire., que la propreté de la bouche est, sans contredit, le meilleur moyen de conserver les dents et de les préserver d’un grand nombre d’accidents plus fâcheux les uns que les autres. L’eau pure est un préservatif souverain ; elle rafraîchit les parois de la bouche, échauffées par la mastication ou par la chaleur, suite ordinaire du sommeil. Aussi, chaque matin, riches et pauvres ont recours aux lotions, aux frictions; et, ce qui n’est chez nous qu’une mesure de propreté, est, chez les Turcs, un acte de religion. « Les Musulmans, dit « Tournefort dans son Voyage du Levant, pour faire la pe- « tite ablution, tournent la tête du côté de la Mecque ; ils se « rincent la bouche trois fois, et se nettoient les dents avec « une brosse. » Mahomet, le grand législateur, qui avait acquis une grande science médicale, regardait donc les dents