PUS
appréciera la justesse, et qui doivent faire considérer comme une bulbe, une grosse papille, paraît formée par un renflement nerveux, pénétré d’un grand nombre de vaisseaux. Du reste les artères qui lui sont destinées proviennent toutes de la maxillaire interne; les nerfs dépendent dés branches maxilaires supérieure et inférieure de la cinquième paire. Une membrane difficile à démontrer, à raison de sa ténuité, sert d’enveloppe à cette pulpe qui est douée d’une sensibilité exquise; c’est à elle qu’il faut rapporter les douleurs dentaires et tout ce qui a été dit sur la sensibilité des dents.
PÜLYÉRISATION. Opération qui consiste à réduire en poudre plus ou moins fine, les substances dont le dentste fait ses dentifrices secs ou la fritte dont il colore la couverte de ses dents minérales. C’est ordinairement dans un mortier de porphyre, et avec un pilon de la même matière qu’il opère cette pulvérisation qui doit être assez complète pour que les poudres produites soient impalpables et assez divisées pour être passées par des tamis les plus fins.
PÜNEX. Mot qui veut dire pierre ponce ou pana. (Voyez ce mot.)
PURGATIFS. On donne ce nom à une classe de médicaments qui ont pour propriété de déterminer des évacuations alvines. On les a divisés selon l’intensité de leur action en drastiques, purgatifs proprement dits, et laxatifs. Parmi eux se trouvent l’aloès, la rhubarbe, le jalap, les sulfates de soude et de magnésie, les huiles de croton, d’épurge et de ricin ou palma-christi. L’administration, à propos d’un purgatif, fait cesser souvent des odontalgies et des tuméfactions douloureuses des mâchoires et des gencives.
PUS. On donne ce nom à un liquide sécrété par des tissus vivants enflammés. Il est le plus souvent opaque, inodore, crémeux, blanc-jaune, et coagulable par l’alcool, par les acides ou par la chaleur. Du moment où on constate sa présence dans une tumeur (voyez le mot Abcès) ^ on devrait lui ouvrir un passage en introduisant une lancette ou la
PYROMÈTRE.
pointe d’un bistouri dans les tissus qui l’enveloppent. Celui qui s’échappe des trajets fistuleux des gencives est souvent séreux, sanieux et noirâtre, et ne cessera de couler que lorsqu’on aura détruit par le cautère actuel la surface cariée de l’os d’où il s’est échappé.
PUSTULE. On donne ce nom à toutes les petites tumeurs qui se forment dans les diverses parties de l’économie quand elles contiennent du pus. Celles qui se développent sur les gencives et sur les autres parties de la muqueuse buccale portent le plus souvent le nom d’aphthes.
PUTRÉFACTION. On donne ce nom à la décomposition des substances qui contiennent de la matière animale ; elle forme le grand vice d’une foule de substances qu’on a voulu employer pour les besoins de la prothèse dentaire, telles que les dents de cheval, de mouton, de cerf, de baleine, d’éléphant et de uheval marin. Ces substances converties en dènts artificielles et placées dans la bouche, se trouvent dans les conditions les plus favorables pour éprouver la décomposition putride. Aussi la plupart d’entre elles se noircissent bientôt, et exhalent une odeur fétide, par l’effet de la tiède humidité dans laquelle elles se trouvent. Celles qui résistent le plus à l’influence de la chaleur de la bouche et des sucs salivaires dont elles sont baignées, sont l’ivoire et Thippopotame. A part le défaut de la décomposition, cette dernière matière est infiniment préférable à toute autre qu’on pourrait imaginer pour la fabrication des dents artificielles.
PYRETHRON. On donne ce nom à la racine d’une plante l’anthenaïs pyrethrum qui croît dans le midi de la France, et qui appartient au genre camomille. C’est un très-puissant syalagogue et souvent employé comme tel, et comme ingrédient des meilleures compositions anti-odontalgiques.
PYROMÈTRE. Instrument employé pour indiquer le degré de chaleur des fourneaux dans lesquels cuisent les dents minérales. Les meilleurs pyromètres sont très défectueux. On arrive mieux à son objet en attachant quelques-unes des