SAIGNÉE
encore de ce grés, imbibé d’eau, pour user et tailler ces mêmes dents minérales avec une lime détrempée.
SABURRAL. On donne le nom d’état saburral de la bouche à un état dans lequel cette cavité se trouve glutineuse , ou couverte d’un enduit blanchâtre et qui est toujours lié avec un état atonique des premières voies. Il accompagne, le plus souvent , l’embarras gastrique , auquel le malade peut remédier au moyen d’un médicament eureto-cathartique. Le dentiste, dans ce cas , doit conseiller de rincer et nettoyer souvent la bouche et les dents avec de l’eau aiguisée avec un bon élixir dentifrice.
SAFRAN. On nomme ainsi les stigmates du crocus sativus , ou safran cultivé. Ces stigmates sont jaunes et leur odeur aromatique est très prononcée. Le safran entre comme ingrédient odorant , colorant et calmant, dans des collutoires et dans des élixirs dentifrices recherchés.
SAIGNÉE. Cette opération , qui consiste à ouvrir une des veines du bras pour en extraire une quantité déterminée de sang , ne fait pas positivement partie de notre art. Cependant il se présente des cas où la vie d’un individu dépend de la promptitude qu’on met à pratiquer une saignée, et comme tout dentiste devrait savoir agir en pareille occasion , nous croyons utile d’en établir ici brièvement les règles. Les veines qu’on saigne au pli du bras, sont; la céphalique, la basilique, fa médiane céphalique, la médiane basilique et la cubitale antérieure. Avant de choisir la veine qu’on va ouvrir, il faut savoir s’écarter de celfe sous laquelfe bat l’ar-tère radicale , car la lésion de ce vaisseau est d’une extrême gravité. Quand: ce choix est fait, on met une ligature assez serrée sur le bras, à une largeur de main au-dessus de l’endroit qu’on va piquer.. On se place alors, debout, devant le malade, on lui pose la main à plat du côté de l’opérateur , et celui-ci embrasse , dans le plein de sa main gauche, la face postérieure de l’avantbras du malade, de manière que son pouce vienne s’appuyer sur la veine qu’il va ouvrir et un peu au-dessous de l’endroit
SA1.IVÀTI0N.
qu’il doit piquer. Alors, avec la lancette dont la lame doit faire un angle droit avec la châsse et qui est tenue entre le pouce et l’index de la main droite, il ouvre la veine dans une direction oblique à sa longueur; il reçoit le sang qui sort de la veine dans un vase quelconque, et quand il s’en est assez écoulé, il détache la figature qu’il a serrée sur le bras, pour appliquer ensuite sur la piqûre quelques compresses, soutenues par un bandage contentif,
SALEP. Nom d’une substance amilacée contenue dans les bulbes de quelques plantes de la famille des orchidées. Il est comme le sagou, fort analeptique, et forme un aliment doux pour les jeunes enfants qui souffrent des difficultés de la première dentition,
SALIVAIRES, On nomme glandes salivaires les organes qui concourent à la sécrétion et au transport de la salive. Les glandes salivaires sont placées au nombre de trois de chaque côté de la face, sous la mâchoire et derrière elle. Leur forme est irrégulière et leur volume varie suivant les individus, On les trouvera décrites au mot Glande^ Elles versent dans la bouche la salive qu’elles sécrètent au moyen des conduits de Sténon, de Wharton, etc. (Voyez le mot Canal.) Il y a une quantité innombrable de glandules salivaires cachées sous tous les endroits de la muqueuse buccale et dont les conduits ex.créteurs-. s’ouvrent isolément à la surface de cette membrane. Les calculs salivaires sont des matières crétacées et du mucus ondurei qui se forment dans l’intérieur des conduits de la salive (voyez le mot Calculs.) et qui donnent naissance à des fistules salivaires.^ pour le traitement desquelles nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons dit au mot Fistule.
SALIVATION. On désigne par ce mot une supersécrétion de la salive. Elle est souvent morbide et complique d’une manière fâcheuse l’administration imprudente des mercuriaux dans les cas de syphilis. La salivation provoquée dans un but thérapeutique au moyen de masticatoires irritants tels que le