‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 367 sur 403 · SEL · texte numérisé non relu

SEL

relie. Quant à ces dernières, elles sont le plus souvent, chez les personnes scrofuleuses, ternes, noirâtres, friables et exposées de bonne heure à la carie. Le traitement de cette maladie est principalement hygiénique. Il faut donner au malade beaucoup d’exercice en plein air, une habitation sèche et exposée au soleil , des vêtements de flanelle, des viandes rôties, du bon vin, etc.*, à cela on ajoute les bains aromatiques, les bains de mer, les frictions sèches sur toutes les parties du corps, les boissons faites avec des plantes amères, quelques cuillerées par jour du sirop d’iodure de fer et des frictions avec des pommades iodées sur les parties engorgées.

, SÉCRÉTION. Mot par lequel on désigne la fonction des différentes glandes du corps qui puisent dans le sang les matériaux dont ils forment des liquides nécessaires à l’économie animale. La bile, le lait, et la salive sont des produits de la sécrétion glandulée.

SÉDATIF. Médicament destiné à modérer l’irritation organique et la douleur d’une partie souffrante. (Voyez, pour ce mot, te mot Calmant. )

SÉDIMENT. Mot qui désigne les particules solides suspendues dans les préparations liquides et qui s’accumulent au fond des flacons pendant le repos. Les élixirs et les lotions dentifrices qui garnissent le cabinet du dentiste doivent être d’une transparence parfaite et n’offrir jamais de sédiment,

SEDLITZ. L’eau de Sedlitz vendue dans les pharmacies, est de l’eau simple chargée de sulfate de magnésie et d’acide carbonique. C’est un purgatif doux, que le dentiste peut souvent prescrire avec avantage dans les affections inflammatoires de la bouche et des gencives.

SEL. Nom donné par les chimistes aux corps composés d’une base alcaline et d’un acide. Il y a un nombre assez considérable de sels qui doivent être connus du dentiste. Tels sont : le borax ou sous-borate de soude, l’acétate de plomb, les sels mercuriaux, etc.

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SELENIUM. Nom d’un métal découvert par Berzélius et rangé dans la quatrième classe de Thénard. Il est solide , brillant, brun, fragile et volatile. Il n’est pas employé dans les arts.

SÉMÉIOTIQUE. On nomme ainsi la partie de la médecine qui s’occupe de la connaissance des signes des maladies. Dans l’état de santé et de maladie, les dents offrent des signes-ou caractères qui permettent d’étudier à coup sûr la constitution physique des individus. Les observations que nous avons faites depuis nombreuses années à cet égard, nous permettent de consigner ici quelques remarques importantes que nous avons déjà insérées dans notre Encyclopédie du dentiste et dont le médecin peut tirer des éléments utiles de diagnostique :

Les dents épaisses , fortes, fermes dans leurs alvéoles , cohérentes avec des gencives vermeilles , qui avaneent angulairement sur l’émail; des dents bien proportionnées, d’une bonne conservation, d’un bel émail blanc d’ivoire, bien poli et se salissant difficilement de mucosités et de tartre, indiquent une bonne santé habituelle et une forte coniplexion.

Les dents dont l’émail est terne , aussitôt que la couronne , sort de l’alvéole; les dents qui se carient prématurément annoncent chez l’individu une diathèse scrofuleuse , dartreuse ou syphilitique.

Les dents minces , fragiles, disposées au ramollissement et à la carie , quand leur émail est d’un blanc de lait éblouissant, annoncent une personne atteinte de phthisie ou qui y est fortement prédisposée.

Les dents atrophiées indiquent chez l’enfant en bas âge, une affection grave antécédente , comme les convulsions intrà ou extrà-utérines. Ces mêmes dents, chez l’adulte, indiquent qu’il a éprouvé une maladie organique très grave.

Les dents habituellement couvertes d’un enduit sale, gluant , brun et tenace, et qui sont en même temps affectées de carie, annoncent des digestions difficiles.

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Les dents atteintes d’usure prématurée, indiquent un tempérament nerveux et des mouvements convulsifs habituels.

Les dents des personnes bilieuses sont, après le sommeil , chargées d’un enduit saburral. Celles des personnes catarrhales sont couvertes d’un enduit muqueux.

Les dents des personnes sanguines sont ordinairement nettes à leur réveil. Quand elles cessent' de l’être, ces personnes doivent craindre un malaise prochain.

Les dents atteintes d’odontalgies habituelles indiquent des affections rhumatismales et goutteuses , vagues, et des anomalies nerveuses.

Le grincement des dents annonce , chez les enfants , des vers intestinaux; chez les adultes, une irritation cérébrale.

L’usure prématurée des dents est un signe caractéristique d’épilepsie.

Les dents qui sont vacillantes dans leurs alvéoles, qui sont noires, ternes, déchaussées, indiquent que l’individu qui les porte est atteint de scorbut constitutionnel ou qu’il a fait abus des mercuriaux.

- Dans les fièvres adynamiques, un • enduit glutineux, qui devient plus tard gris, brun, noirâtre et fuligineux, couvre les dents. Ce dernier état indique la gravité de la maladie. Il n’a guère lieu que vers le neuvième ou dixième jour.

SENS, On nomme ainsi les facultés par lesquelles un animal reçoit l’impression des qualités des corps qui l’environnent. Les sens sont au nombre de cinq ; la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

La me^ lorsqu’elle est trop exaltée, surexcite le nerf optique et les nerfs dentaires. Les personnes nerveuses doivent éviter la trop grande lumière si elles veulent se soustraire aux odontalgies.

L’ouïe fait également éprouver des commotions douloureuses aux dents et à toutes les parties de la tête.

L’odorat a sur l’organisation dentaire un degré d’action

Sevrage.

qui varie à l’infini. Des dames qui avaient contracté des odontalgies par l’usage immodéré des parfums ont cruellement souffert des maux de dents.

Lé goût. Ce sens est parfois très funeste aux dents. On doit éviter de manger trop chaud ou trop froide, et de mâcher des substances âcres et aromatiques.

Le tact.) ou le toucher., agit fortement sur l’organisation dentaire : qu’une personne délicate touche des corps rudes, elle éprouve des crispations nerveuses qui se communiquent aux dents.

SENSIBILITÉ. La sensibilité des dents réside entièrement dans la pulpe nerveuse de ces organes. La coque dentaire est entièrement calcaire, non organisée et incapable de sentir les impressions. (Voyez le mol Agacement.)

SEPTENAIRE. Terme employé par quelques pathologistes pour indiquer l’espace de sept jours. SEPTÜM-NARIÜM. Nom donné à la cloison du nez. SÉQUESTRE. On nomme ainsi une portion d’os frappée de nécrose, séparée du reste de l’os. Quand il est superficiel et peu étendu on lui donne le nom d’exfoliation.

SEROTINI dentes. Mots latins qui indiquent les dents de la seconde dentition.

SÉRUM. Le sérum du sang est jaune-verdâtre, visqueux, fade, coagulable par le feu, les acides et l’alcool.. Il précipite l’infusion de noix! de galle, et une foule de sels métalliques.

SEVERE-COLLUTORIUM. Collutoire recommandé par Æüus et composé avec du suc de fenugrec, delà cadmie, de la céruse et de la gomme adragante.

SEVRAGE. On nomme ainsi l’époque à laquelle on cesse de donner le lait maternel à un enfant. Nous avons déjà dit, dans notre Encyclopédie du Dentiste, qu’il est imprudent de sevrer les enfants avant qu’ils aient tous les organes nécessaires pour broyer les aliments. L’enfant qui souffre d’une dentP^^te à percer refuse toute espèce d’aliments au-

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