TABLETTES
dise, nous croyons que son plus grand vice esl de donner, par l’imbibition de son jus, une couleur Jaune-sale à l’émail de ces organes. La pipe, comme la mastication du tabac, doit son origine à notre désir de sensation. L’action de fumer désennuie, elle engendre la gaîté, et porte au recueillement ; et quand elle a été souvent reproduite, elle devient la source d’un besoin impérieux dont les retours sont fréquents. Ses inconvénients pour les organes de la bouche, tiennent moins au tabac même qu’à la pipe, car la substance dure dont elle est formée produit l’usure de la couronne des dents, et exerce sur la lèvre inférieure une pression qui n’est pas toujours innocente. Les pipes trop courtes, dit un médecin distingué, deviennent promptement brûlantes pour les lèvres, et les exposent à l’action de l’huile empyreumatique très âcre qui se forme pendant la combustion du tabac; ce qui, joint à la pression qu’elles excercent sur ces parties, les excoriations, y détermine de la tuméfaction, et par suite des engorgements cancéreux. C’est ordinairement chez les vieux fumeurs qu’on rencontre le cancer de la lèvre inférieure. L’usage des cigares qu’on fait brûler jusqu’auprès de leur extrémité, c’està-dire le bout de cigares agit à-peu-près de la même manière nuisible que les pipes trop courtes.
TABLE. Nom donné par les anatomistes aux lames de tissus compactes qui forment l’extérieur des os plats.
TABLETTES. On donne ce nom , dans les pharmacies, à un médicament solide, composé d’une poudre incorporée à un mucilage sucrée doué d’une saveur agréable, et auquel on donne la forme de petits disques. On fait des tablettes amères et aromatiques pour fortifier le tissu des gencives ; les tablettes alcalines de d’Arcet tendent à eorriger les renvois âcres de l’estomac, qui exercent une action si nuisible sur les arcades dentaires , et celles dont nous allons citer la composition , sont excellentes pour détruire ou pour musquer les émanations désagréables de l’haleine et de la bouche.