‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 380 sur 403 · TARTRE · texte numérisé non relu

TARTRE

qui conviennent aux jeunes enfants pendant le travail de la dentition.

TARTAREI morbi dentium. Terme employé par Para celse pour désigner certaines maladies de la bouche-, qu’il attribue au tartre des dents.

TARTRE. La matière tartreuse qui se forme sur lès dents, varie autant dans sa couleur que dans sa consistance , qui est tantôt celle d’une pulpe granuleuse, tantôt celle d’uneconcrétion calcaire très dure. Le tartre est jaune, gris, verdâtre, rouge ou tout-à-fait noir ; ces variétés de couleur dépendent de la partie qu’il occupe sur les dents ou sur les gencives. R ne présente pas d’organisation régulière, et ou peut le comparer à la matière du col qui sert à souder les os fracturés. Les concrétions se montrent d’abord près du collet des dents, soüs la forme d’une croûte , plus ou moins sèche et dure, qui, peu-à-peu, s’étend sous les gencives, qu’elle soulève légèrement. Elles peuvent, dans, certains cas, atteindre un volume tel , qu’elles blessent les gencives , les joues et la langue. Analysé avec le plus grand soin par plusieurs chimistes français, anglais et allemands, le tartre n’a jamais fourni les mêmes résultats d’analyse. Cependant il est bien prouvé aujourd’hui que ces concrétions dentaires ressemblent aux os par la nature de leur base , mais qu’elles en différent par la matière animale qui en lie les parties ; car elle est analogue au mucus et nullement organisée. M. Vauquelin, dans un rapport fait en 1825, à la section de pharmacie de l’Académie royale de Médecine, donna l’analyse suivante du tartre ;

Cette matière réduite en poudre fine, donne sept centièmes de son poids de matière animale par la distillation. —Dissoute dans l’acide chlorhydrique , elle a laissé treize centigrammes de son poids de matière animale d’un blanc jaunâtre. — Cette matière animale, soumise à l’action de l’eau bouillante pendant au moins deux heures , n’a pas été dissoute, et la décoction, réduite sous un très petit volume, n’a

TAKTRE.

pas donné la plus légère trace de gélatine , ce qui prouve que la matière animale n’est pas de même nature que dans celle qui existe dans les os. — Le phosphate de chaux précipité par l’ammoniaque de la dissolution muriatique étant jaunâtre après la distillation , ce qui annonce la présence d’une certaine quantité de matière organique. En effet, le phosphate a noirci quand on l’a fait chauffer dans un creuset fermé. Dans cet état, son poids représentait les soixante-dix centièmes du tartre employé. — ^Dans la liqueur dont le phosphate de chaux avait été séparé, nous avons mis de l’oxalate d’ammoniaque ; le précipité produit par cette opération, formait les douze centièmes du poids du tartre employé, et représentait environ neuf centièmes de carbonate de chaux. — Les produits obtenus par les opérations ci-dessus ne représentent pas exactement la quantité de tartre soumise à l’analyse , et nous avons fait évaporer le liquide. Donc, le phosphate et le carbonate de chaux avaient été précipités pour savoir s’il contenait encore quelques parties de matière animale. En effet, le muriate d’ammoniaque desséché et chauffé doucement dans un creuset de platine , est devenu noir, et après s’être dissipé, il a laissé une matière brune, pesant trois cents grammes qui ressemblait à l’oxyde de fer, et qui était en effet composé de fer et de phosphate de magnésie. — Un fragment de tartre exposé à une forte chaleur pendant une heure, est devenu parfaitement blanc jusqu’au centre et a perdu 42.6 pour cent. Une des dents que le tartre recouvrait ayant été parfaitement nettoyée et chauffée ensuite jusqu’à ce qu’elle fût devenue parfaitement blanche , a perdu 33.2 pour, cent. Dans le cas du tartre , en retranchant 7 d’humidité, nous aurons 15.6 pour la matière animale, et en supposant que la dent contienne la même quantité d’eau que le tartre, elle renfermait beaucoup plus de matière animale, et c’est là , sans doute , une des causes pour lesquelles les dents sont plus dures, plus élastiques et consistantes que le tartre qui les recouvre. Il résulte de cette analyse que le tartre

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