‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 383 sur 403 · TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE

TEMPÉRAMENT. Les physiologistes reconnaissent quatre sortes de tempéraments, qui sont les suivants :

i ” Le tempérament nerveux^ qui est propice à l’harmonie dentaire, pourvu qu’on s’abstienne de liqueurs alcooliques et d’excitants;

T Le tempérament musculaire. Ceux qui en sont doués ne perdent leurs dents que très tard; mais ils doivent éviter tout ce qui est de nature à exciter l’organisme;

3“ Le tempérament lymphatique. Les personnes qui ont ce tempérament ont rarement une belle denture. L’hygiène leur prescrit les toniques, les boissons amères, les bains froids et l’exercice. Le tabac à fumer fortifie et purifie leurs gencives ; -

4“ Le tempérament sanguin est propice à l’harmonie buccale. Les personnes sanguines doivent se vêtir légèrement, éviter les grandes réunions, travailler modérément; elles éviteront ainsi les odontalgies.

Le tempérament bilieux est très funeste aux dents.

TEMPÉRATURE. On entend par ce mot le degré de chaleur qui règne dans un lieu ou dans un corps. Nous avons, au mot Climat.^ parlé de la température qui règne dans les divers pays du globe, et de son influence variée sur l’organisation dentaire ; on trouvera, au mot Métaux., la température à laquelle chacun d’eux entre en fusion. Nous dirons ici un mot sur les moyens que le dentiste doit mettre en usage pour entretenir dans son cabinet et dans les pièces où il reçoit ses clients, une température douce et égale. Les cheminées renouvellent rapidement l’air d’un appartement, ce qui ajoute beaucoup à sa salubrité; mais, par contre, elles ne chauffent la pièce, si elle est un peu grande, que difficilement, et consomment une grande quantité de combustible. Elles ont, de plus, l’inconvénient de faire rayonner la chaleur sur les parties qui regardent le foyer, de les échauffer à l’excès, tandis que les autres parties sont froides; et, quand elles pe tirent pas bien, elles remplissent l’appartement de fumée.

TEMPORO-MAXI LLÂIRE.

Les bouches de chaleur^ quand elles sont bien construites, sont un excellent moyen d’élever la température d’un appartement ; elles ont l’avantage de ne pas dégager des vapeurs nuisibles, d’échauffer d’une manière à-peu-près égale toutes les parties de la pièce, et de ne pas rayonner directement le calorique pour brûler les vêtements de ceux qui s’approchent trop d’elles. Les poêles chauffent mieux que les cheminées; mais ils ne conviennent pas à un cabinet de dentiste, car la chaleur qu’ils donnent est souvent trop forte, et beaucoup de personnes, surtout celles qui ont la respiration courte, ou qui sont sujettes à des congestions sanguines, les personnes pléthoriques, etc., ne peuvent supporter les poêles, et le dentiste doit avoir soin de ne pas exposer ses clients aux incommodités qu’ils produisent.

TEMPES. Les anatomistes donnent ce nom à la partie latérale de la tête, comprise entre le front et les yeuX;, qui sont en avant, et l’oreille, qui est en arrière. Les tempes correspondent aux fosses temporales du crâne.

TEMPORARII dentes. Nom latin des dents de lait.

TEMPORO-MAXILLAIRE. Nom donné par Cliaussier au muscle crotaphyte ou temporal. C’est un muscle large, aplati, et triangulaire qui remplit la fosse temporale dans toutes ses parties; ses fibres charnues prennent naissance dans toute l’étendue d’une aponévrose qui couvre la face externe du musclé, et qui se fixe sur la ligne courbe temporale. Elles prennent naissance aussi sur te périoste de la fosse temporale, et sur la petite crête qui sépare celle-ci de la fosse zygomatique. Toutes ces fibres se rendent sur les deux faces d’une autre aponévrose qui occupe le milieu du muscle qui s’épaissit à mesure qu’elle descend, et qui, au niveau de l’arcade zygomatique , se sépare des fibres charnues pour se changer en un tendon très fort. Celui -ni descend verticalement jusqu’à l’apophyse coronoïde de l’os maxillaire inférieur, qu’il embrasse pour s’insérer à tout son contour, excepté en dehors, où cette apophyse est en rapport avec le

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