TOUX
néral ; mais encore par les modifications qu’ils font éprouver aux organes digestifs. Les médicaments toniques sont tirés en général des règnes végétal et minéral. Les toniques végétaux sont remarquables par les principes amers qu’ils contiennent, et auxquels ils doivent en grande partie leurs propriétés thérapeutiques. Le dentiste profite de l’influence fortifiante des toniques, pour relever les forces générales dans certains états de faiblesse constitutionnelle qui sont le point de départ de plusieurs maladies dont les organes de la bouche peuvent être affectées. Il emploie aussi ces mêmes toniques localement, sous forme <le poudres, de lotions et de collutoires pour faire disparaître l’état 'de flaccidité et de pâleur dont les gencives et la muqueuse buccale sont souvent atteintes. Parmi les toniques les plus employés, sont le fer et ses préparations, le quinquina, le quassia amara, l’angusture vraie, la gentiane, la bardane, le houblon et la patience. (Voyez les mots Poudre^ Elixir^ Collutoire^ etc. ).
TONSILLES. Nom donné aux amygdales. (Voyez pour la nature, la structure, la fonction et les rapports de ces organes, le mot Amygdale).
TOPIQUE. On donne ce nom à des pommades, des emplâtres, etc., chargés de principes médicamenteux qu’on place à séjour sur une partie malade ou douloureuse. Les médicaments topiques, opiacés, astringents et résolutifs, sont souvent utiles au dentiste pour dissiper des névralgies, des phlegmons commençants et des engorgements chroniques des ganglions sous-maxillaires.
TONSILLAIRE. L’artère tonsillaire naît de l’artère labiale ou maxillaire externe, et après avoir monté le long de l’insertion du muscle stylo-glosse, elle se distribue en partie dans la langue, et en partie dans l’amygdale.
TOUX. La toux qui affecte les enfants pendant la première dentition, est celle dite nerveuse ; elle a pour cause principale l’irritation et la douleur des gencives. Il est une autre espèce de toux qu’on appelle gastrite, qui est caractérisée
TRAGUS.
par le gonflement de l’épigastre, et par raugmentation des souffrances pendant le travail de la digestion. Dans la toux nerveuse , on emploie comme excellent remède les vapeurs humides dirigées dans la bouche. Un sage emploi des narcotiques administrés en friction est aussi très utile. Quelques dentistes sont parvenus à suspendre la toux, et la difficulté de la respiration, en frictionnant la partie interne et supérieure des bras, le dessous des aisselles, les parties latérales du thorax et du cou, avec un demi-gros de laudanum liquide. La toux gastrique n’est plus combattue avec l’émétique , remède trop violent pour de si petits malades. On lui substitue des légers purgatifs et surtout la manne en larmes, qui est celui de tous les purgatifs que je conseille d’employer. (Voyez mon Encyclopédie du dentiste.)
TOUR DE DENTISTE. Comme nous l’avons dit, dans la première édition de ce Dictionnaire , le tour de dentiste est composé de deux poupées en cuivre, de \ 85 millimètres de haut, percées toutes deux dans leurs têtes. La poupée de gauche est taraudée de manière à recevoir une vis et une contre-vis. Entre les deux, est un arbre auquel est adapté une petite roue qui est maintenue en place, d’une part, par les vis, et de l’autre, par la poupée de droite, qu’il dépasse d’environ 27 millimètres. Comme il est percé d’un tiers de sa longueur, il reçoit des mandrins auxquels sont fixés les meules, qui sont maintenues en place par une petite roue. On adapte ces poupées sur une table convenable. Au-dessus de cette table est une roue qu’on fait tourner à l’aide d’une pédale; une corde à boyau l’entoure, passe par deux trous au travers de la table, et entoure de même la petite roue qui est entre les deux poupées. Quelques dentistes se servent de ce tour pour user les dents dites incorruptibles avec des meules d’acier et pour travailler Thippopotame. A ce tour nous préférons celui que nous avons fait confectionner, et que nous avons décrit au moi Meule.
TRAGUS. Petite éminence aplatie et triangulaire qui fait
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