‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 39 sur 403 · ARTÈRE · texte numérisé non relu

ARTÈRE

rameaux, dont l’un s’unit à celui du côté opposé et l’autre s’anastomose au trou mentonnier avec l’extrémité de l’artère dentaire inférieure. Les brandies que l’artère faciale donnent à la face sont ; les branches externes^ qui se perdent dans les muscles masseter, buccinateur et peaucier ; les branches internes^ pour les muscles triangulaires et carrés ; la branche 'labiale ovi coronaire inférieure.^ qui marche dans l’épaisseur de la lèvre inférieure, plus près de la muqueuse que de la peau; la branche labiale supérieure, qui suit la même route dans la lèvre supérieure ; elles s’anastomosent sur la ligne médiane des lèvres avec les branches de l’autre côté. Les branches dorsales du nez^ qui se perdent dans les parties molles du nez, et les branches musculaires supérieures qui se distribuent dans les zygomatiques et autres muscles de la face.

ARTÈRE linguale. Elle naît de la partie inférieure de la carotide externe, et se porte en dedans et en haut pour gagner la base de la langue, en passant entre les muscles hyoglosse et genioglosse. Arrivée là, elle se dirige horizontalement en avant, dans l’épaisseur de la langue, sous le nom d’artère canine.^ et, arrivée près de la pointe de cet organe, elle s’anastomose par arcade avec celle du côté opposé. Elle fournit, dans son trajet, l’artère dorsale de la langue qui se perd dans le dos de cet organe, dans les amygdales, et dans le voile du palais et l’artère sublinguale, dont les petites divisions se perdent dans la glande du même nom.

ARTÈRE maxillaire interne. Immédiatement après son origine, elle passe sous le col du condyle de la mâchoire inférieure, passe entre les muscles ptérygoïdien externe et temporal, pour gagner successivement les fosses zygomatiques et spheno-maxillaires, elle suit un trajet qui est très sinueux. Elle donne treize branches, dont les plus importantes, pour le dentiste, sont :

1 ° iu artère dentaire inférieure. Dès sa naissance, elle se porte en bas, entre la face interne de la branche de la mâchoire et le muscle ptérygoïdien interne, pour pénétrer dans

/iS AKTÈRE.

]e canal dentaire par son orifice supérieur. Elle marche indivise dans le canal jusqu’au niveau des petites molaires, où elle se partage en deux branches, dont l’une, nommée mentonnière^ sort par le trou mentonnîer, pour s’anastomoser avec l’artère sous-mentale, tandis que l’autre, nommée incisive^ continue son trajet dans le canal jusqu’au niveau de la symphyse du menton. Dans tout son trajet, cette artère donne des rameaux dentaires en nombre égal à eelui des dents eorrespondantes, qui pénètrent, dans chaque alvéole, et de là, dans l’ouverture que présente le sommet de la racine.

2° V artère alvéolaire^ nommée aussi dentaire supérieure. Elle descend sur la tubérosité maxillaire en faisant des contours nombreux, et se divise en deux ordres de rameaux qui sont les rameaux gencivaux et périostiques et les rameaux dentaires postérieurs. Les premiers descendent sur l’os maxillaire supérieur jusqu’au bord des alvéoles, et pénètrent dans ceux-ci pour se perdre dans le périoste alvéo-denlaire. Les deuxièmes traversent la tubérosité maxillaire en passant par les petits canaux dont cet os est criblé, pour pénétrer dans les alvéoles des grosses et des petites molaires, et se diviser en autant de ramuscules qu’il y a de racines à ces dents.

3^ U Artère sous-orbitaire. Après son origine, elle pénètre dans le canal sous-orbitaire, le parcourt et sort par le trou sous-orbitaire, pour se diviser dans les muscles de la face. Avant de quitter le canal, elle donne un rameau dentaire qui parcourt le conduit dentaire antérieur, pour se distribuer aux dents canines et incisives supérieures.

ARTÈRE temporale. Cette artère, recouverte d’abord par la glande parotide, passe sous l’arcade zygomatique, et se divise dans les muscles et les téguments du crâne, dans son trajet, elle donne une seule branche qui nous intéresse, c’est Yartère transversale de la face, qui gagne la face en croisant la direction du col du condyle et du muscle

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