‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 87 sur 403 · CHLOROSE · texte numérisé non relu

CHLOROSE

la description dans' les autres parties de cet ouvrage. A personne plus qu’au' dentiste ne s’adresse le portrait que le savant Celse a fait d’un bon opérateur. Il doit, selon lui, êlre jeune ou peu avancé en âge, sa main doit être ferme, adroite et jamais tremblante. Il doit être ambidextre, c’est-à-dire, prêt à se servir de l’une ou de l’autre des mains avec une égale facilité. Il faut qu’il ait la vue perçante et claire, que son âme soit intrépide et souvent impitoyable : qu’il ne se hâte pas plus qu’il ne faut pour le succès de son opération, et qu’il achève celle-ci comme si les plaintes de son malade n’arrivaient pas à ses oreilles.

CHLORE. Le chlore est un gaz verdâtre, d’une odeur forte et désagréable qui lui est propre; il est deux fois et demi plus pesant que l’air. La flamme d’une bougie plongée dans ce gaz pâlit en se grandissant, puis prend un teint rougeâtre et s’éteint. L’avidité de ce gaz pour l’hydrogène est une de ses propriétés les plus remarquables, et c’êst à elle qu’est due la puissance désinfectante et décolorante qui lui est tant connue. Il est soluble dans l’eau , et le chlore liquide ainsi produit, agit comme le chlore gazeux en détruisant les miasmes des lieux infectes, et en enlevant aux substances animales et végétales la matière colorante dont elles sont teintes. Le chlore existe uni au sodium dans le sel de cuisine, et c’est de ce dernier corps qu’on l’extrait.

CHLOROSE. Cette maladie, connue parles gens du monde sous le nom de pâles couleurs , est propre au sexe féminin , et surtout aux jeunes personnes de l’âge de quinze à vingt ans. Elle est caractérisée par la langueur générale, par la coloration pâle ou verdâtre -du visage et des lèvres, et par des troubles dans la menstruation. Il doit être connu du dentiste parce que l’appauvrissement du sang , qui a lieu dans cette maladie, expose les personnes qui en sont atteintes à un état blafard des gencives et à des névralgies dentaires continuelles, qui persisteront jusqu’à ce que l’on ait détruit l’état chlorotique général par l’administration abondante de fer et de

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