M8 CICATRICE
les. La chute des dents de lait commence à s’opérer après l’àge de sept ans. La cause immédiate de leur chute est la marche graduelle des dents permanentes vers le bord alvéolaire de la mâchoire. Par cette marche, les dents permanentes, qui sont d’abord logées dans des cellules à part, usent les cloisons qui les séparent des alvéoles, et leur couronne, alors en contact avec les racines des dents de lait, comprime cellesci, qui s’atrophient ou disparaissent au moyen de l’absorption^ de manière que leur couronne, qui n’est retenue que par. le bourrelet que la gencive forme autour de sa base , tombe à la moindre pression qu’elle éprouve de la part des aliments ou des doigts de l’enfant. La chute des dents permanentes , à moins qu’elle ne soit produite par des maladies, n’arrive que dans la vieillesse. Voyez le mot Age. Les causes de cette chute sont l’atrophie de l’élément vasculo-nerveux des dents. La pulpe disparaît, la cavité des dents s’oblitère, et, ainsi privées de leur vitalité, elles n’offrent plus de résistance aux parois des alvéoles qui se resserrent sur leur racine et les expulsent. Au reste, le moment et l’ordre de leur chute sont très variés, selon les individus, et aucune loi n’a pu être établie à cet égard.
CICATRICE. Ce mot est employé pour désigner la réunion des parties de la bouche dont la continuité a été interrompue par les maladies, les accidents ou les instruments du dentiste. Quand il n’y a pas de perte de substance et que les lèvres de la division sont tenues en contact , il se forme entre les surfaces qui se touchent une matière coagulable et plastique , qui se change en une membrane adhérente aux surfaces et qu’elle tient solidement réunies. Quand il y a perte de substance , la cicatrice est formée par une membrane qui résulte de la réunion et de l’affaissement des bourgeons charnus au cellulo-vasculaire qui couvre la surface de la partie malade. Cette membrane est de nature celluleuse, d’abord rouge, mais qui devient ordinairement, par la suite, plus blanche que la peau qui l’environne et qui n’est pas organi-