COCHLÉARIA
fétale. Elles augmentent de volume en suivant l-accroissement de la mâchoire même. La partie des cloisons qui avoisine le fond des alvéoles est peu large, mais épaisse; celle qui se trouve du côté du bord alvéolaire est^ au contraire, très mince èt très étendue. Les cloisons, comme les autres parois des alvéoles, sont revêtues par la membrane alvéo-dentaire dont nous avons parlé.
COAPTATION. On entend par ce mot l’action de rétablir dans leurs rapports naturels les fragments d’un os fracturé ou de remettre à sa place l’extrémité articulaire d’un os luxé. Ce mot se dit aussi de rimplantation d’une dent arrachée par accident ou par mégarde de l’alvéole qui la renfermait.
COCCINELLE. Genre d’insectes coléoptères trimères. Une espèce de ces insectes, le cocinella Mpunclata, vulgairement appelée à Dieu, fut autrement employée pour confectionner un remède odontalgique, qui a justement perdu la réputation qu’il avait acquise.
COCHENILLE. C’est le nom d’un insecte de la famille des hémiptères, nommé aussi graine d’écarlate, coccus cacti et caûcimlli. C’est de lui que Ton extrait la belle matière colorante nommée carmin, ou vinaigre de rouge. Les dentistes s’en servent pour teindre leurs liqueurs dentifrices, et pour teindre la partie des pièces en hippopotame destinées à simuler les gencives. Avant de peindre Fhippopotame avec cette substance , on doit avoir la précaution de toucher, avec de l’acide chlorydrique, les parties qui sont à colorer, car alors cette teinture pénètre mieux dans le tissu de l’h'ppopotame.
COCHLÉARIA. Ou herbe à cuiller ainsi nommée à cause . de la forme de ses feuilles. C’est une plante de la famille des crucifères qui croît sur les rivages de la mer, en Normandie, et en Bretagne. Elle est un des plus puissants antiscorbutiques connus. On en mâche les feuilles qui purifient les dents, et donnent aux gencives une tonicité remarquable. Son suc exprimé est donné à la dose de 60 grammes par Jour,