COLLIER
seaux entre eux, voyez ee que nous avons dit à l’arUcle Circulation.
COL. Dans le langage du dentiste, ce mot ne s’emploie que pour désigner la portion rétrécie de la branche de l’os maxillaire inférieur qui se trouve immédiatement au-dessous du condyle de cet os.
COLCOTAR. Nom donné par les anciens chimistes à l’oxyde rouge de fer, obtenu en calcinant le sulfate de ce métal.
COLIQUE. Cè mot est employé pour désigner toute douleur vive et passagère qui se développe dans l’abdomen.. Les coliques dés enfants pendant la durée des deux dentitions sont souvent accompagnées de la constipation ou de la diarrhée, et de la présence de vers dans les intestins. Les difficultés de Féruption des dents contribuent largement à la production des irritations intestinales , et celles-ci une fois développées entravent la marche régulière de la dentition, et nuisent à la solidité et à la beauté des dents. Le dentiste doit donc chercher à maîtriser ces coliques au moyen de légers laxatifs, de Calmants et de vermifuges.
COLLET. On entend par ce mot le rétrécissement ou dépression circulaire qui se trouve entre la couronne et la racine des dents. Le tissu gencival, quand la bouche est saine, contracte des adhérences avec le contour du collet, et contribue plus ou moins à consolider l’implantation des dents dans leurs alvéoles.
COLLIER. Les colliers de camphre, de valériane et d’autres substances odorantes que l’on met autour du cou des enfants pour prévenir, et pour calmer les douleurs qui dépendent de l’éruption des dents, n’ont aucun des effets qu’on leur attribue; mais ils agissent sur l’imagination des mères, ils rassurent les nourrices, et le dentiste peut les respecter. Ils donnent aux irritations le temps de s’apaiser d’ellesmêmes, et au dentiste le temps de les calmer par des moyens appropriés.
COLLUTOIRE. 129
COLLE-FORTE. Voyez pour ce mot, l’article Gélatine.
COLLUTOIRE. On donne ce nom à un médicament liquide ou semi-liquide, employé pour combattre certaines maladies de l’intérieur de la bouche, et qui peuvent siéger à la face interne des joues, aux gencives et aux dents. Les collutoires sont tantôt appliqués avec un pinceau sur la partie malade, tantôt humés par les lèvres, et tenus dans la bouche de manière à baigner les parties affectées. Leurs effets sont très variés selon les ingrédients que l’on y fait entrer, et nous croyons utile de placer sous les yeux du dentiste quelquesuns des plus connus et des plus utiles en indiquant la manière de les composer.
COLLUTOIRE acidulé. Faites fondre 15 [grammes de sucre blanc dans 250 d’une infusion de graine, de lin, et ajoutez 3 grammes de suc de citron. Ce collutoire est antiphlogistique, légèrement détersif et rafraîchissant.
COLLUTOIRE antiseptique. C’est un mélange de 1 00 grammes d’un décocté de quinquina avec 30 grammes de sirop d’écorce d’orange, et 30 grammes de chlorure de soude à 30®. C’est principalement dans les affections gangreneuses de la bouche, que ce collutoire est employé.
COLLUTOIRE .anti-odontalgique. Faites macérer pendant une heure 1 6 grammes de racine de pyrèthre concassée, et 1 5 centigrammes d’opium brut dans 1 80 grammes de vinaigre. Ce collutoire est dû au célèbre dentiste anglais Fox.
COLLUTOIRE calmant. Faites dissoudre 1 décigramme d’extrait d’opium dans 45 grammes d’un décocté de racine de guimauve. — Ce mélange promené au moyen d’un pinceau sur les parties affectées, dans les ulcérations et dans les aphlhes douloureux de la bouche;, produit des effets excellents.
COLLUTOIRE contre les aphthes. Toucher ces derniers avec un pinceau imbibé d’un mélange en parties égales d’acide chlorhydrique et de miel.
COLLUTOIRE émollient. Le plus simple et le meilleur