DÉNUDATION
dos vapeurs lièdos dans la boiiclic do ronfaiil; ou purge, au moyen de la manne en larmes, et l’on friclionnc les parrois thoraciques et le cou avec le laudanum liquide et le Sydenham. Quand il y a constipalion , on la combat avee du lait jeune et séreux; on met l’enfant dans un bain tiède, ou le tient par terre, les pieds nus sur le carreau, et l’on donne avec avantage la marmelade de ïronchin. Le dévoiement , quand il est excessif, doit être diminué par les purgatifs toniques, les lavements émollients, quelques cuillerées de décoction blanche ou bien d’eau de riz. Les conmlsions , avec la frayeur, l’insomnie et l’agitation qui les précèdent, doivent être combattues au moyen des bains, des antispasmodiques et des calmants, quand les symptômes sont purement nerveux ; avec des sangsues derrière les oreilles, quand les convulsions dépendent d’une congestion cérébrale, et avec des purgatifs, quand il y a engouement ou inertie des premières voies. On fait souvent disparaître tous ces accidents en facilitant l’éruption de la dent par l’incision de la gencive qu’elle doit traverser. Voyez les mots Éruption, Incision. Les phénomènes morbides qui accompagnent la deuxième dentition , sont nuis ou légers. Mais le dentiste doit surveiller attentivement la bouche pendant toute cette époque, pour parer aux irrégularités qui ont souvent lieu dans les dispositions des dents.
DENTURE. Mot employé dans le monde pour dire l’ensemble des dents implantées sur les arcades alvéolaires. La denture peut être naturelle ou artificielle. C’est dans ce sens qu’en parlant d’une personne, on dit qu’elle a une belle ou une mauvaise denture.
DÉNUDATION. Ce mot se dit d’une partie quelconque du corps qui est dépouillée de ses enveloppes nalurelles. Il s’applique cependant spécialement aux os qui sont privés de leur périoste, comme cela peut se voir dans les accidents qui arrivent aux os des deux mcàchoires. Chez les vieillards, la dcnudalion entraîne presque constamment une nécrose lo-
DEPILATION.
cale, à cause du peu de vitalité du tissu osseux, et il se fait une exlbliatiou plus ou moins étendue en largeur et en profondeur. Chez les jeunes sujets, la partie contuse et dénudée est atteinte d’innammation , et rexlbliation est ou bien nulle ou insensible. L’os se ramollit , devient cartilagineux à sa surface; mais bientôt il reprend le phosphate calcaire qu’il avait momentanément abandonné, et celui-ci se distribuant inégalement sur la surface malade, l’os reste rugueux et inégal. Les dentistes emploient quelquefois ce mot pour désigner le déchaussement des dents qui résulte de l’atrophie, de la consomption des gencives, et qui est souvent la suite des affections scorbutiques, de la syphilis et des salivations mercurielles. Voyez le mot Déchaussement.
DÉPART. On désigne par ce mot une opération chimique dont l’objet principal est de séparer un métal d’un autre. Ainsi l’acide nitrique, agissant sur un alliage d’or et d’argent, s’empare de ce dernier pour former avec lui un nitrate soluble, tandis que l’or, sur lequel l’acide n’a pas d’action , se précipite, et le départ est effectué.
DÉPHLEGMATION- Mol employé quelquefois pour exprimer une opération qui a pour but de séparer l’eau des substances qui en contiennent. On opère par évaporation , quand il s’agit de l’alcool , des huiles volatiles , des éthers, sulfuriques, etc.; quand on chauffe l’appareil distilla toire, ces matières étant plus légères que l’eau, passent dans le récipient, et l’eau reste dans la cornue. Par ce moyen, on peut déphlogmer l’acide sulfurique, et l’opération se fait à vaisseau ouvert; mais, dans ce cas, c’est l’eau qui est la plus légère des deux substances et qui s’en va en vapeur. On opère aussi par confjétation , et, dans ce cas , on fait refroidir le liquide que l’on veut priver d’eau; celle-ci devient glace, et la matière déphlogmée reste à l’état liquide.
DÉIHLATION. On désigne ainsi la chute des poils et des cheveux du corps. Elle peut être l’effet de l’àge cl de ceitaines maladies; les bulbes pileuses, dans ces cas, sont dé-
DÉRlVATll-S.
Iruites, mais quand la dépilation est artificielle et produite par l’action des pommades corrosives, la bulbe reste intacte, et le poil continue à pousser.
DEPILATOIRE. On nomme ainsi des poudres, des onguents et des pommades chargés de chaux vive, de sulfure d’arsenic et autres substances corrosives, qui ont pour effet de brûler le tissu des poils et de les faire tomber. Le dentiste doit empêcher de tout son pouvoir ses clients de faire usage de pareils remèdes, qui n’ont jamais pour effet de faire cesser la croissance des poils, mais qui donnent naissance à des éruptions dartreuses et qui exercent souvent une action des plus nuisibles sur les organes de la dentition dont ils produisent la décoloration, l’ébranlement et la carie.
DEPRESSOR anguli oris. Nom donné par Albinus au muscle triangulaire des lèvres.
DÉPURATIFS. On donne ce nom à une classe de médicaments que l’on suppose avoir la propriété d’enlever à la masse des humeurs les principes qui en altèrent la pureté et qui les dirigent vers les émonctoires naturels, le canal intestinal, la surface cutanée ou les reins. Il y a une foule de plantes que l’on croit avoir des propriétés dépuratives, telles que la chicorée sauvage, les herbes anti-scorbutiques, la moutarde blanche , etc. Les dépuratifs peuvent être utiles au dentiste en détruisant ou en chassant de l’économie certains virus, certains principes vicieux, qui ont une fâcheuse influence sur les gencives et sur les dents.
DÉRIVATIFS. Les synapismes, les vésicatoires, les pédiluves,les maniluves, les frictions irritantes, les saignées, etc., sont des moyens dérivatifs, c’est-à-dire des moyens employés pour déplacer une irritation morbide développée aux gencives, au palais, aux amygdales, etc., en établissant une irritation artificielle sur une autre partie du corps. C’est ainsi que l’on opère une dérivation, quand on attire le sang, ou une irritation vers une partie, pour leur faire abandonner une autre partie où leur présence pourrait devenir funeste.
I)ESINF1<XTI0N,
DÉROCHER. C’est, mie opération connue dans les arts, et qui consiste à enlever, à certains métaux, les oxydes, les impuretés et les métaux étrangers qui s'y trouvent adhérents. Le dérocliagc sc fait en plongeant le métal à nettoyer dans de l’eau seconde, qui n’est qu’un mélange de deux par-ies d’eau ordinaire avec une partie d’acide azotique.
DÉROCHOIR. C’est le nom d’un vase en forme de baignoire, dont les dentistes se servent dans l’opération de dérochuge des métaux. C’est dans ce vase que l’on fait bouillir le mélange d’acide azotique et d’eau , où ils mettent les métaux afin de dissoudre les corps étrangers qui s’y trouvent attachés. En province, on se sert de dérochoirs en cuivre; mais le platine vaut infiniment mieux, parce que l’eau seconde, c’est-à-dire le mélange dont nous venons de parler, ne s’y verdit pas, comme cela a lieu dans les dérochoirs en cuivre , et parce que les métaux que l’on y nettoie ne prennent pas une saveur métallique. Outre cela , les vases en platine se chauffent plus facilement, et les acides ne les corrodent point. Les dérochoirs ont des dimensions variées; mais, en général , ils ont douze centimètres de diamètre sur huit de liauteur.
DESCRI PTIVE. On appelle anatomie descriptive^ celle qui a pour but de faire connaître la position, la forme, les rapports, etc., des organes.
DESCRIPTION. C’est l’exposition des attributs, des qualités d’une chose. La description que le dentiste peut se trouver obligé de faire des organes de la bouche , des tumeurs et des maladies qui s’y développent, doit être faite d’après une connaissance parfaite de la structure anatomique de ces parties et de la nature de la lésion dont elles sont affectées, chose qui exige des études sérieuses dans l’anatomie et dans la pathologie dentaires.
DÉSINFECTION. C’est la destruction des miasmes qui infectent l’air, les vêlements et les tissus organiques. Les matières que l’on emploie le plus souvent dans ce but, sont
DJiSSECllJKMENT.
les acides suUureiix, chlorydriqiie , riilriqiie, ucéLique et le clilorc en vapeur ou dissous dans l’eau. Ce dernier, qui est le plus employé, agit, en se combinant avec l’hydrogène des émanations végétales ou animales qui forment les miasmes, et par conséquent en les décomposant.
DÉSORGANISATION. On nomme ainsi une altération complète dans la structure d’un organe ou même la destruction totale de son tissu. Tous les organes de la bouche, comme ceux de l’économie, en général , peuvent être atteints de désorganisation. Celle des os des mâchoires peut être due à la carie ou à la nécrose. Celle des parties molles de la bouche, aux ulcères, à la gangrène et à des dégénérescences de natures diverses qui peuvent y siéger. La désorganisation de la pulpe dentaire est quelquefois le résultat des maladies constitiilionnelles , et cause l’ébranlement de la dent et son expulsion hors de l’alvéole. Elle est souvent employée comme moyen curatif des douleurs qui se développent dans les dents cariées, et la désorganisation prend alors le nom de cautérisation et de broiement. La désorganisation des dents mêmes est connue sous les noms de carie et de décomposition chimique.
DESPUMER. Ce mot se dit de l’action d’enlever l’albumine coagulée et autres matières qui peuvent former de l’écume sur des liquides chauffés , tels que certains sirops, miels, etc., que le dentiste emploie dans la composition de ses collutoires, gargarismes et lotions dentifrices.
DESSÈCHEMENT. Ce mot est employé en plusieurs sens; ainsi, en hygiène, on dit le dessèchement des marais pontins et autres, pour détruire les émanations qui produisent les fièvres intermittentes. Le dessèchement des plaies et des ulcères se fait au moyen de poudres absorbantes, etc., qui tendent cà empêcher la formation du pus, ou à l’enlever à mesure qu’il se forme.'jLc mol dessèchement est quelquefois employé pour désigner l’état de marasme, d’amaigrissement du corps.