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ESTOMAC

I do bistortc, do tormentille et d’écorcc de grenade. 30 granij mes pour une pinte d’eau bouillante.

Espèces émolUenles. Feuilles de mauve, de guimauve, de molône et de pariétaire. 60 grammes pour décoclion dans une pinte d’eau.

ESPRIT. Les chimisfes donnaient autrefois ce nom à tous les produits liquides obtenus par la distillation. On confondait, sous ce nom, une foule de substances qui n’avaient d’autre propriété commune que celle d’être volatile. La pharmacie conserve encore ce nom à l’alcool chargé de principes volatils et odorants , qui se dégagent de certaines matières végétales et animales. Parmi ces esprits, on trouve l’esprit de lavande, l’esprit de genièvre, l’esprit volatil de corne de cerf et autres qui n’offrent pas grand intérêt au dentiste. L’esprit de vin est l’alcool, ou produit liquide que l’on obtient eu distillant les matières qui ont éprouvé la fermentation vineuse. Voyez le mot Alcool.

ESQUILLE. On nomme ainsi les fragments qui se séparent d’un os fracturé ou les plaques qui se séparent du corps d’un os par l’effet de la carie ou de la nécrose. Ce nom est aussi donné aux fragments que les chutes, les chocs ou les maladies détachent du corps de la dent.

ESSENCE. Ce mot est synonyme d’huile volatile : ainsi les essences de roses, de jasmin, de tubéreuses, etc., sont les huiles volatiles de ces fleurs. Le dentiste s’en sert quel- quefois pour donner un arôme flatteur à ses compositions dentifrices.

ESTAMPES. C’est faire ou prendre l’empreinte de matières dures sur une substance plus molle.

ESTOMAC. Cet organe est un réservoir musculo-membrancux, destiné à convertir en chyme le bol alimentaire. Il est situé dans la partie supérieure, moyenne et gauche de l’abdomen , où il occupe une portion de l’hypochondre gauche , l’épigastre et une portion de l’hypochondre droit. Sa forme est celle d’un conoïde creux, recourbé d’avant en arrière, et

KSTOAIAC.

(le liant en bas, légèrement aplati sur ses deux faces oppo- S sées, et se continuant snpérjcnrcment avec rœsopliage, et iî inférieurement avec le duodciium. Sa direction est oblique, g de liant en bas, de gauche à droite et d’arrière en avant, et F cela d’une manière d’autant plus prononcée, qu’il est dans | un état plus grand de plénitude. Son*volume est très variable; F mais , en général, le diamètre transverse est d’un pied et les diamètres antéropostérieur et verticaux, sont de trois à quatre pouces. L’étendue de sa surface s’élève à environ un pied carré. La surface exlérieure de l’estomac, présente ; Tune région antérieure , qui est en rapport avec le diaphragme ,

, les fausses côtes, la lobe gauche du foie, et avec la paroi antérieure de l’abdomen ; 2® une région postérieure tournée un peu en bas, et qui est en rapport avec l’arrière cavité des épiploons et la mesocolon transverse; 3“ une grande courbure, fjui est convexe et en rapport avec l’arc du colon ; elle forme, à droite, la petite tubérosité de l’estomac. Ces tubérosités sont quelquefois appelées les grand et petit cul-de-sac. La grande tubérosité de l’estomac est située dans l’hypochondre gauche et correspond à la face interne de la rate, à laquelle elle est unie pari’épiplooii gastro-splénique; 4® une petite courbure qui est concave, inclinée en haut et en arrière, et placée entre les deux lames de l’épiploon gastro-hépatique. La surface intérieure de l’estomac est rougeâtre, villeuse et offre des rides qui disparaissent lorsque l’organe est distendu. L’extrémité gauche de l’estomac se continue avec l’œsophage par un orifice nommé cardiaque, qui est évasé et qui présente la terminaison dentelée de l’épithélium. L’extrémité droite forme un cône dont le sommet se continue avec le duodénum, dont J: elle est séparée par un rétrécissement circulaire, par un ori- /j fice dit pylorique. L’estomac est formé de dehors en dedans d’une membrane séreuse fournie par le péritoine, de trois 1 couches de fibres musculaires, dont les plus superficielles sont p longitudinales; les moyennes circulaires, et les plus profondes obliques, et d’une membrane muqueuse qui se confi-

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