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ÉTHERS

lion connue sous le nom de soudure des plombiers, et fait partie de l’alliage fusible de d’Arcet. Ce dernier alliage a été longtemps employé et l’est même aujourd’hui, par quelques dentistes, pour le plombage ou l’obturation des dents cariées. L’étain lui-meme, réduit en feuilles très minces, est aussi employé, dans un grand nombre de cabinets, pour le môme objet; mais, d’après nos propres expériences , il est bien loin de valoir les fouilles d’or, meme celles qui sont les plus mal préparées.

ÉTAMAGE. On donne ce nom à l’opération qui a pour objet de recouvrir d’une couche d’étain la surface d’un autre métal tel que le cuivre. Pour opérer l’étamage, on décape le cuivre au moyen de l’hydrochlorate d’ammoniaque, de la chaleur et du frottement; puis on le recouvre d’une couche mince d’étain, qui est simplement superposée et que l’on applique au moyen de la fusion. Il importe beaucoup que tous les ustensiles que le dentiste emploie pour la fusion de sa cire, comme pour préparer scs lotions, ses élixirs et ses dentifrices, soient étamés; car, autrement, il pourrait s’y mêler un oxyde de cuivre, qui est une des substances des plus dé-

létères.

ÉTHERS. On a donné le nom d’éthers à des produits qui résultent de l’action de l’alcool sur un ou plusieurs acides. Il y a plusieurs sortes d’éthers, tels que les éthers nitrique, chlorhydrique, citrique, acétique, etc.; mais nous ne parlerons que de celui qui est le plus employé et qui offre le plus d’intérêt au dentiste ; il est connu sous le nom éther sulfurique. Voici ses propriétés ; il est liquide, limpide, incolore^ d’une odeur forte et suave, d’une saveur chaude et piquante. Il est spécifiquement moins pesant que l’eau, sans action sur l’infusion de tournesol; il bout à 36", à l’air, et à 9" quand il est placé dans le vide. Abandonné à lui-même, dans un flacon bouché, il se décompose et fournit de l’acide acétique; il est très inflammable, dissout cerlains corps, tels que le soufre et le phosphore, et se dissout lui-même dans dix

ÉTIIKR.

fois son poids d’eau. Lorsqu’il est uni à un volume d’alcool i é{?al au sien, il consliluc (a liqueur anodyne de Ilofman, C’est un puissant sédatif du système nerveux et l’ingrédient principal des potions calmantes.

ÉTHER. Nous croyons devoir consacrer un article cà part ; aux effets merveilleux de l’inhalation des vapeurs cthérées,

découverts dans le courant de l’année passée, par le docteur Jackson, de New^-York. On sait, aujourd’hui, que ces inhalations, continuées pendant un espace de temps variable, une, • deux, cinq, vingt minutes, selon les individus, anéanlissent 'Complètement le sentiment des souffrances physiques, chez les individus qui s’y soumettent; et tant que ces derniers «sont sous l’intluence de cet agent, on peut leur arracher les dents ou leur lacérer les chairs, sans qu’ils en souf- Trcnl, sans même qu’ils s’en aperçoivent. Nous fûmes des premiers en France à saluer la nouvelle découverte avec .applaudissements et à vouloir l’établir désormais comme un bienfait immense dans la pratique de la chirurgie dentaire. Dans beaucoup de cas nos opérations, telles que l’avulsion des dents, furent faites sous l’influence de cet agent (extraordinaire, et, sous le rapport de la suppression comiplète de la douleur, nous n’avons qu’à nous féliciter des ré- >sultats qu’il nous a donnés. Mais l’emploi de l’éther en inhallation, offre des inconvénients dont il nous a fallu tenir compte, et qui ont suffi pour nous faire abandonner une pra- I tique qui ne mérite pas tout renthoiisiasme qu’on lui a acordé. Il est vrai que le plus grand nombre des malades sortent de leur transe aussitôt après l’opération, pour s’étonner que leur dent soit déjà extraite, et se trouvent, dès l’instant le leur réveil , dans un état de santé parfaite. Mais il n’en est pas toujours ainsi ; car, chez quelques-uns, les vapeurs étliéfces font naître des effets désagréables sinon dangereux, qui )ersistent quelquefois pendant un temps assez long après ’opéralion. Ces effets sont ; des vertiges, la pâleur et la faiolesse musculaire extrêmes, des secousses nerveuses des

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membres, et quelquefois, mais rarement, un état de lypothinie, d’où on ne tire que difficilement le malade. Le meilleur moyen , pour combattre ce dernier, est de placer le malade près d’une fenêtre ouverte, de lui desserrer ses vêtements, de , lui asperger le visage avec de l’eau vinaigrée, et de lui pla- " cer un flacon d’ammoniac sous les narines. Outre ces incon- 1 vénienls, que l’éthérisation cause au malade, elle en occasione d’autres au dentiste lui-même, son cabinet est en- ^ combré et sa perte de temps énorme. Celte perte de temps est considérable, même dans les cas les plus heureux; ’ car il faut veiller à ce que l’éther soit pur, que l’appareil soit en bon ordre, etc. Les personnes mêmes qui demandent à être éthérisées, ne commencent jamais à inhaler CCS vapeurs qu’après des hésitations et des minauderies nombreuses; plusieurs même s’y prennent si gauchement qu’au lieu d’en emplir les poumons, elles ne font que les dégluter; puis, alors même qu’elles respirent bien, l’effet de l’insensibilité se fait longtemps attendre. Quelque grande donc que soit l’utilité de cette belle découverte dans les grandes opérations de la chirurgie générale, elle n’est pas applicable à celles qui se font dans notre art. La douleur qui dépend de l’extraction d’une dent ne dure que le temps mis à l’extraction, et celle-ci, quand l’instrument est bon et l’artiste habile, n’est que l’affaire d’un moment imperceptible. Ajoutons cependant, à ce que nous venons de dire , que nous n’avons jamais vu , après l’éthérisation , les hémorrhagies buccales sérieuses que quelques écrivains signalent.

ÉTHIOPS. Les anciens chimistes donnaient ce nom à certains oxydes et sulfuro-métalliques. Ainsi Yéfhiops martial est le deutoxyde noir de fer, l’éthiops minéral, le sulfure noir du mercure, et l’éthiops perse, le pratoxyde noir du même métal.

ETHMOIDE. On nomme ainsi un des huit os qui compo- * sent le crâne , parce que sa lame supérieure est percée de

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