FRAGMENT
siéger sépamiieii là la couromic, au eollelol à la racine, ou bien alTecter ces Irois parties à la fois. La fraclurc dos dents qui sont déjà cariées se fait par les simples efforts de la mastication, mais celles qui sont saines et bien conformées ne se brisent que sous l’impulsion dos corps durs qui les lieiirtent, et qui les ploient au-delà de l’exlensibililé naturelle de leur tissu qui est presque nulle. On a longtemps douté, et même nié la possibilité de la consolidation spontanée des fragiments d’une dent fracturée, mais des preuves innombrables aujourd’hui nous montrent que la membrane de la pulpe épanche entre les fragments une matière à laquelle on donne erronément le nom de cal, et qui, en se durcissant, donne à la partie fracturée sa solidité première. Celte sorte déconsolidation se fait le plus souvent à la racine, et dans le cas où iune fracture transversale a lieu au niveau du collet; mais < elle n’a jamais lieu quand la fraction siège dans l’épaisseur ide la couronne, et que la membrane de la pulpe se trouve à lune distance considérable de la surface de la fracture; dans (ce dernier cas on est obligé de se borner à limer la dent i fracturée pour détruire les aspérités qui se trouvent à sa surfface, dans le cas où la couronne est séparée de la racine on [peut facilement obtenir la consolidation de la dent en fixant lun petit appareil sur les dents voisines qui lui assure une iimmobilité parfaite pendant plusieurs mois. Comme fait physsiologique, cette consolidation spontanée des fragments d’une ent fracturée est intéressante, mais comme utilité pratique pour l’art du dentiste elle ne mérite pas une grande considé- 'ation.
FRAGILITÉ. On donne ce nom à l’extrême facilité avec aquelle les dents et les os se brisent chez quelques individus oar l’effet d’un état maladif et anormal des tissus dentaires d osseux. On a généralement regardé comme cause de la fragilité de ces parties la vieillesse, les affections cancéreuses, e scorbut et les vices rachitiques et vénériens.
FRAGMENT. Ce mot est employé par les chirurgiens
-it •
pour tk'îsigncr les pièces qui résultcul tic la fraclure d’uii os. Dans les os longs on nomme fragment supérieur celui qui est le plus proche du tronc, et sur lequel on opère la contre-extension; le fragment inférieur est celui qui est le plus éloigné du tronc, et sur lequel on opère l’extension. On donne le nom
d’esquille aux plaques longitudinales qui se séparent du corps !i de l’os, et ne sont adhérentes qu’à l’un ou l’autre des frag- \ ments. i
FRAISE. On donne ce nom, dans les ateliers de dentiste, | à une meule d’acier dentelée, de différentes formes, dont les [j
aspérités creusent les pièces d’hippopotame que l’ont veut
mais le plus souvent cette meule a la forme d’un cône comme
FRAISER. On nomme ainsi l’action d’évider les pièces
os et des dents. Voyez le mot Fragilité.
FRICTION. On nomme ainsi l’action de frotter une partie de la surface du corps plus ou moins fortement avec la main, une brosse ou de la flanelle. Les frictions peuvent être sèches ou faites avec des liniments et des onguents médicinaux. C’est un excellent moyen de ranimer la vitalité de la peau chez les enfants rachitiques et scrofuleux, et de déplacer les douleurs rhumatismales qui affectent dans les saisons froides et humides les dents et les mâchoires.
FRIGORIFIQUE. On donne ce nom à des mélanges en proportions diverses de sels et de glace pilés, ou de la neige qui se transforment en liquides aux dépens du calorique des corps qui les environnent en produisant autour d’eux un degré de refroidissement très considérable. Un mélange de sel marin et de glace abaisse fortement la température, et un mélange d’ime partie de neige avec trois parties deehlor-
IKÜNDE.
hydrate de eliaux lait descendre le thermomètre à 58® audessous de zéro. On peut avec ces mélanges soliditier le mercure, et aider à la liquéfaction de plusieurs gaz, tels que le chlore et l’acide carbonique.
FROID. L(! froid, considéré comme chose indépendante, comme agent physique, n’existe pas, il n’est que l’absence de la chaleur, et ce mot, employé en parlant du corps humain, n’exprime que la sensation que nous éprouvons par suite de la soustraction rapide de la chaleur de nos organes. Hippocrate dit, dans ses aphorismes, que le froid est nuisible aux dents ; et, en effet, on a de tout temps regardé la fraîcheur extrême de ratmosphère comme cause prédisposante de la rupture des os et des dents. Combien de douleurs dentaires , névralgiques et inflammatoires doivent leur origine aux courants d’air froid qui viennent percuter les dents et les mâchoires; et nous savons la grande part qu’il faut attribuer à une atmosphère froide et humide dans la production des fluxions, des rhumatismes maxillaires et des odontalgies qui les accompagnent, aussi bien que dans la production des vices scorbutiques et scrofuleux qui nuisent tant à la structure et à la belle apparence des organes dentaires. Nous' sommes convaincu que les climats régulièrement froids, et l’usage habituel des aliments froids, sont loin d’être nuisibles aux dents ; mais nous pensons, avec les auteurs les plus distingués, que la transition subite du chaud au froid nuit singulièrement aux dents, brise l’émail et engendre la carie, on exposant à l’action de l’atmosphère la partie sensible de la substance dentaire; aussi, faut-il bien se garder d’introduire dans la bouche des matières froides, telles que la glace et les sorbets, immédiatement après l’ingestion des aliments soumis à une haute température.
FRONDE. C’est une sorte de bandage que l’on nomme aussi mentonnière^ et dont on se sert pour Axer la mâchoire inférieure dans les cas de fracture ou de luxation de cet os. La fronde se fait avec une bande ou une compresse longuette