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GANGLIONS

corps sur lesquels ou vculayir. Avec la pile seule, les conducteurs ne l’ont que poser sur la peau de là partie. Dans l’opération dont nous parlons, on a soin d’introduire d’abord deux aiguilles à acupuncture (voyez ce dernier mot) dans la profondeur de l’organe malade, et l’on applique aux extrémités des aiguilles qui restent dehors les fils conducteurs de la pile. On l’emploie dans le même cas que le galvanisme simple.

GANGLIONS. Les ganglions lymphatiques (car nous ne croyons pas nécessaire de parler des ganglions nerveux) sont des organes arrondis ou ovalaires que l’on trouve sur le trajet des principaux vaisseaux lymphatiques. Ces organes, nommés autrefois glandes conglobées, sont ordinairement rougeâtres ou gris ; ils se trouvent, tantôt isolés, tantôt réunis en masse, et leur volume est très variable. Ils paraissent formés d’un entrelacement inextricable de vaisseaux lymphatiques, et sont destinés à faire subir une élaboration au fluide qui le traverse. Les vaisseaux lymphatiques qui leur portent la lymphe qu’ils puisent dans les interstices de nos organes ont reçu le nom de vaisseaux déférents^ ceux qui portent la lymphe élaborée dans les ganglions vers les grands troncs veineux, sont nommés vaisseaux afférents. Les ganglions lymphatiques se trouvent en grand nombre sur le trajet de gros vaisseaux artériels du corps, et abondent dans les cavités splanchniques, à l’exception du crcàne et du rachis. On les trouve par groupe, près de la superficie du corps, dans la région poplitée, dans les aines, au pli du bras, dans l’aisselle, au cou et à la face. Ceux qui occupent cette dernière partie , sont situés sur le muscle buccinateur, le long de la base de la mâchoire. Ceux qui sont au cou sont divisés en superficiels., disposés le long du tronc et des branches de la veine jugulaire; et en profonds, qui forment autour de la carotide et delà jugulaire interne un cordon qui s’étend depuis l’apophyse mastoïde jusqu’à la première vertèbre dorsale. L’engorgement des ganglions lymphatiques du cou et do la mâchoire est assez souvent produil par la difficujlé

(ÎANGREiNE.

qu’eprouvenl les dents de sortir de leurs alvéoles pendant les époques des deux dentitions, et surtout de la première. Mais cet engorgement, chez les enfants, est plus souvent l’indice d’une constitution scrofuleuse, qu’on doit cherchera changer de nature par l’emploi bien dirigé des moyens médicamenteux et hygiéniques dont il sera question à l’article Scrofules. Voyez ce mot.

GANGRÈNE. On donne ce nom à l’extinction définitive delà vie dans un organe ou dans des parties molles du corps. La gangrène qui affecte le tissu osseux porte le nom de nécrose. (Voyez ce mot.) Dans la gangrène sèche., les tissus sont durs et comme racornis; dans la gangrène humide., ils prennent la consistance d’une matière pulpeuse. Les causes de la gangrène sont le froid intense. L’application du feu et des caustiques, la ligature des vaisseaux sanguins et des nerfs de la partie gangreneuse, et lïntroduction dans l’économie de certains principes septiques, tels que le seigle ergoté, les chairs putrides et les matières ichoreuses provenant du charbon, de la pustule maligne, etc. La seule maladie de cette sorte qu’il importe au dentiste de connaître, est celle qui est connue sous le nom de

GANGRÈNE de la bouche. Cette affection, qu’il ne faut' pas confondre avec les stomatites pultacées et couenneuses, affecte le plus souvent les jeunes enfants affaiblis, scorbutiques et scrofuleux, qui se trouvent réunis en grand nombre dans les lieux humides, malpropres et mal aérés. Elle commence sous l’apparence d’une ulcération superficielle de la membrane muqueuse, des joues et des lèvres; mais bientôt ces dernières parties deviennent le siège d’une tuméfaction circonscrite, qui est œdémateuse et loul-à-fait caractéristique. La peau qui la recouvre est huileuse, et présente une tache d’un rouge obscur sous lequel la pression fait rcconnailro un noyau central plus ou moins dur. Un peu plus lard un escharre parait sur la tumeur; toute l’épaisseur de la partie est alors gangrenée, et l’affection envahit les paiiii^s-

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