INTERSTICE
1res à angles plus ou moins prononcés, car la posilion qu’occupent les parties à enlever, est quelquefois des plus bizarres. Les cautères employés à la destruction des tumeurs fongeuses et cancéreuses de la bouche, sont ronds, numulaires, ou en forme d’olive , mais ceux qui sont spéciale- j
ment destinés à la cautérisation des dents sont, en général, |
pointus, plus ou moins effilés, courbés ou coudés à leur I
extrémité, et munis d’un renüement pyrophore.^ qui est de notre invention, et dont nous avons démontré les avantages j
à l’article consacré à cet instrument. (Voyez le mot Cautère). .
Le glosso-catache, ou spéculum arts., de Paul Egine, est ;
remplacé, chez la plupart des dentistes d’aujourd’hui, par J
une simple spatule en argent. Nous bornerons ici ce que ’
nous avons à dire sur les instruments qui doivent garnir le cabinet d’un dentiste, car les limites de notre ouvrage ne nous permettent pas d’entrer dans de plus longues digressions à cet égard.
INTERDENTILM. Ce mot est employé dans les traités : odontotechniques, qui sont écrits en latin pour désigner les : interstices des dents.
INTER -MAXILLAIRE. On nomme os inter-maxillaire, os ■ incisif, une pièce osseuse qui se trouve enclavée dans les premiers temps de la vie intra-utérine, entre les deux os maxillaires supérieurs, et qui supporte les dents incisives d’en haut. Dans les cas de bec-de-lièvre double, on trouve sou- ^ vent cet os distinct et séparé des os maxillaires avec lesquels • il devrait être confondu. i
INTERSTICE. On nomme ainsi les intervalles triangulai- i res qui se trouvent entre les dents voisines, et qui peuvenl, \ lorsqu’elles sont trop considérables, rendre la maslicatioii ^ imparfaite. C’est la présence de ces interstices qui rend nécessaire l’emploi des cure-dents, car, quand on ne les cure pas, les matières alimentaires qui s’y logent subissent à la longue une déeomposition putride qui modifie d’une manière très désagréable' l’haleine de la personne. Ces matières 1er-
IOTACISME.
Hissent aussi l’aspect de la bouche, et contribuent plus ou moins à la décadence des dents. Nous avons déjà parlé d’un instrument destiné à faire sauter les particules tartreuses qui se trouvent enclavées dans ces interstices; et, à l’article consacré aux Brosses à dents^ nous avons indiqué la meilleure manière de manier cet instrument, quand il s’agit de débarrasser ces interstices des impuretés qui peuvent s’y loger.
INTUMESCENCE, On désigne par ce mot toute espèce de gonflement qui survient dans une partie ou dans la totalité du corps.
IODE. Cette substance doit son nom à la belle couleur violette de sa vapeur, quand on la volatilise. L’iode, décou vert en 1813 dans les eaux-mères de la soude de Vareck, est solide, en lames gris-bleuâtre, d’un éclat métallique et d’une odeur semblable à celle du chlorure de soufre. Il jouit de la propriété de former, avec la fécule, un composé bleu qui ne saurait être confondu avec aucun autre. Ce corps était le principe actif des éponges brûlées avec lesquelles on guérissait autrefois les goitres, et c’est probablement lui qui donne à l’huile de foie de morue sa puissante efficacité contre les affections strumeuses. L’iode en teinture, et les iodures de potassium, de plomb et de soufre, sont journellement employés avec succès contre diverses affections locales et générales qui agissent d’une manière destructive sur les dents et sur les autres organes de la bouche. Tels sont les vices rhumatismaux, syphilitiques et scorbutiques, les engorgements scrofuleux du cou, les indurations squirrheuses des gencives, des lèvres, de la langue, et autres affections semblables.
lODURE. On nomme ainsi les corps qui résultent de la combinaison directe de l’iode avec les autres corps simples, tels que le mercure, le plomb, le soufre et le fer. Ils sont tous anti-scrofuleux.
IOTACISME. On nomme ainsi un vice de la prononciation qui empêche d’articuler les lettres G et J mouillées. Nous ne croyons pas que les défauts des arcades dentaires y con-