JUGULAIRES
vieillards amaigris et chez les personnes à joues creuses et émaciées;
Les artères^ qui sont nombreuses, sont fournies par les artères sous-orbitaires, dentaires inférieures buccales, massetérines et alvéolaires, qui sont elles -mômes des branches de la maxillaire interne. Les artères faciale et transversale de la face y jettent aussi beaucoup de ramilications;
Les veines : elles suivent le même trajet que les artères et portent les mêmes noms qu’elles;
Les vaisseaux lymphatiques : ils se rendent dans les ganglions cervicaux et parotidiens;
Les nerfs : parmi eux se trouvent les nerfs buccaux et molaires fournis par le nerf facial et les rameaux buccal, massetôrin, sous-orbitaire et mentonnier, fournis par la cinquième paire. Les joues qui, comme nous avons dit, forment les parois latérales de la bouche, servent à la mastication, à la succion, à rarticulation des sons, au jeu des instruments à vent et à l’expression des passions. On trouvera aux articles Fistule, Gangrène, Pluie, etc., des détails sur
les affections morbides dont les joues peuvent devenir le siège. C’est souvent dans les muscles des joues que résident les mouvements convulsifs et douloureux connus sous les noms de tics^ et dont il sera question ailleurs.
JÜGAL. Qui a rapport à l’apophyse zygomatique. L’os molaire est quelques fois nommé l’os jugal.
JÜGALIS sutura. Nom imposé à la suture qui a lieu entre l’os molaire et l’os maxillaire supérieur.
JUGULAIRES. Nom des deux veines principales de la tête et du cou, qui doivent être connues du dentiste et que nous allons décrire.
Veine jugulaire interne. Ce vaisseau, nommé veine céphalique par Chaussier, reçoit , par le golfe de la veine jugulaire, le sang veineux provenant Je toutes les parties de l’encéphale et qui est préalablement versé dans les sinus de la
JÜSQUIAME.
dure-more* Elle reçoit, en outre, le sang noir do la veine faciale, qui suit le trajet de l’artère du même nom. Elle reçoit celui qui est apporté parles veines linguale, pharyngienne, occipitale et Ihyroïdionne supérieure. Après avoir reçu ces veines, elle descend presque verticalement le long de la partie antérieure et latérale du cou , depuis la base du crâne jusqu’au niveau de la clavicule. Elle est en rapport, en arrière, avec la colonne vertébrale , le grand droit antérieur de la tête, le muscle long du cou, et le scalène antérieur ; en avant, avec l’apophyse styloïde , le bouquet de riolan et le sterno-cléido-mastoïdien; en dedans, avec la carotide interne, la carotide primitive et le nerf pneumogastrique. Elle se termine enfin en s’ouvrant dans la veine sousclavière, de chaque côté.
Veine jugidaire externe : celle-ci reçoit la veine dont les racines accompagnent les divisions de l’artère maxillaire interne et celle qui répond à l’artère temporale superficielle. Elle reçoit, en outre, les veines cervicales antérieures et latérales, scupulaires et sous-claviculaires, après quoi elle descend le long de la partie antérieure et latérale du cou , en passant entre le peaucier et le sterno-cléido-mastoïdien dont elle croise la direction. Elle devient ensuite plus profonde et passe sous le muscle omophyoïdien pour s’ouvrir près du bord externe du muscle sterno-cléido-mastoïdien, dans la partie supérieure de la veine sous-clavicule. Cette veine est très visible à travers la peau et le peaucier qui la recouvre. Elle est parallèle aux fibres de ce dernier.
JUMEAUX. On nomme nerfs ^n-jumeaux, nerf tri-facial, nerf de la cinquième paire, et nerf petit sympathique , celui qui fournit les rameaux nerveux aux dents. Nous le décrirons au mot Nerf.
JUS. On donne ce nom aux sucs des végétaux et des animaux, extraits par la pression et concentrés par l’évaporation. Tels sont les jus d’herbe, de réglisse et de viande.
JUSQUIAME. Plante de la famille des solanées , qui est