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MODELES

gencives. L’objeUle ces lils esl de donner de la solidité anx dents isolées du modèle. On ne les met pas dans les modèles d’en bas, surtout, qui présentent les dents en série régulière, et qui ne servent le plus souvent qu’à l’articulation des pièces. Quant à la portion du fil de fer (lu’on enfonce dans la cire de l’empreinte, et qui surmonte le tranchant de la dent, on l’enlève au niveau de ce dernier à l’aide des pinces coupantes.

MODÈLES en métal. C’est ordinairement du cuivre ou du zinc dont on se sert pour former ces modèles ; nous ne nous servons que du dernier. Quand on veut avoir un modèle en zinc, on fait fondre une grande cuillerée de ce métal sur un fourneau chargé de charbon de terre ou de coke, et pendant le temps que le métal prend pour entrer en fusion, on prépare le moule dans lequel il doit être coulé. Voici la manière d’agir dans ce cas. Après avoir bien pulvérisé la terre de fondeur, et après l’avoir fait passer à travers un tamis très fin, on place le modèle en plâtre sur une table solide, la base en bas, les dents en haut, et au milieu d’un cerceau large de 25 centimètres et haut d’environ 20 ou 25. On verse dans ce cerceau la terre tamisée , et, à mesure qu’elle s’accumule, on la presse avec un pilon, de manière à faire former une masse serrée qui prend bien le modèle de toutes parts. Le cerceau étant ainsi comblé de terre devenue compacte par la pression , on le retourne sur la table de manière à avoir le bord inférieur de sa circonférence en haut. Au niveau de ce bord, on trouve à nu la base du modèle en plâtre, qu’on soulève avec précaution en retirant le modèle dans une position parfaitement verticale. Le zinc, fondu, écumé, et versé dans le moule qu’il laisse après lui, reproduit, quand on le laisse refroidir en place, la forme exacte du modèle en plâtre, et conséquemment celle de la bouche pour laquelle on travaille. Le modèle , ainsi obtenu, est nommé modèle en relief. Le modèle en creux est obtenu en posant le précédent, quand il esl complètement froid, les

^lOGILALISME.

dents en bas, dans une cuillerée de plomb fondu. Le point de fusion du plomb est bien au-dessous de celui du zinc ; aussi ce dernier reste solide et isolé au milieu du plomb qui se moule sur lui. Le modèle en relief permet de marteler autour de ses dents les fils d’or qu’on convertit en ligatures. La plaque, en platine ou en or, sur laquelle les dents minérales doivent être montées, après avoir été coupée à ses bords de manière à recevoir ces dents, est battue entre le modèle creux et le modèle en relief, pour faire prendre à sa surface une courbe et des moulures semblables à celles de la partie gencivale du palais contre laquelle elle doit être appliquée.

MOELLE. On nomme ainsi un suc huileux blanc, jaunâtre ; et inflammable, qui remplit le canal médullaire des os longs,

I les arcades du tissu spongieux qui occupent l’extrémité de ces os, le diploé des os plats et l’intérieur des os courts. La moelle est sécrétée par la membrane médullaire.

MOELLE épinière. On nomme ainsi un gros cordon nerveux, logé dans le canal vertébral, depuis la protubérancecérébrale jusqu’au niveau de la première ou de la deuxième vertèbre des lombes. Sa forme, qui est cylindrique, présente deux renflements qui répondent à la naissance des nerfs des I plexus brachial et lombaire. Elle se compose, comme le cer- I veau et le cervelet, auxquels elle fait suite, de deux subs- I tances, l’une grise et l’autre blanche, avec cette différence I que, dans la moelle, c’est la blanche qui se trouve à l’extérieur. I La moelle donne naissance à trente-et-une paires de nerfs I qui se distribuent dans le tronc et dans les membres. Ceux I qui regardent plus spécialement les dents sont des nerfs en- I • céphaliques. (Voyez le moi Nerf.)

I MOFFETTE. Ce mot désignait autrefois le gaz azote, et,

■ en général, toutes les exhalaisons qui se dégagent des souter-

■ rains et des mines. Elles sont impropres à la respiration, et

■ excessivement délétères pour les dents.

■ MOGILALISME. On nomme ainsi une difticulté de parler.

mollktte.

hU

(l’ai liculor les sons. Il peul, èire ilû un l'cii versement un à la mauvaise clisposilion des dents et des arcades dentaires.

MOLAIRES. On trouvera, au mot Dent^ une description générale des dents molaires qui sont au nombre devingl, et distinguées en grandes ou multicuspidées, et en petites ou bicuspidées.

Nous ajouterons ici quelques remarques pour compléter ce que nous avons dit à l’égard de ces organes. Les petites molaires inférieures se distinguent des supérieures par leui*

moindre volume, par l’inclinaison de leur couronne, qui est déjetéc en dedans, et par l’usure de leur tubercule cxtérieui’. La première petite molaire inférieure n’offre quelquefois qu’un seul tubercule, l’externe, ce qui pouvait faire croire au développement de deux dents canines. La seconde, petite molaire supérieure, se distingue des autres en ce qu’elle a généralement deux racines. Les grosses molaires de la mâchoire inférieure sont plus volumineuses que celles d’en haut, disposition qui est l’inverse de celles des autres dents des deux arcades. La couronne des molaires inférieures est déjetée en dedans ; celledes molaires supérieures est verticale. Les molaires inférieures n’ont que deux racines; celles d’en haut en ont toujours trois. Les premières grosses molaires, aux deux mâchoires, sont les plus volumineuses. Les troisièmes dents, ou dents de sagesse, sont les plus petites, et ont leurs racines courtes, et comme soudées ensemble. Ces dernières , comme on sait, restent quelquefois ensevelies dans l’épaisseur de la tubérosité maxillaire.

MOLÈNE. C’est un des noms du bouillon-blanc, plante de la famille des solanées, et employé dans une foule de cas comme émollient.

MOLLETTE. Nom d’une pierre très dure employée dans les pharmacies pour broyer les médicaments, et chez les fabricants de dents minérales, pour donner de l’homogéiiéilé aux pâtes qui doivent former le corps et l’émail de ces

dents.

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