ORPIMENT
de la boiiclic et des amygdales, csl une cause frcqueiile de surdité.
OREILLONS. Nom populaire donné au gonflement inflammatoire de la glande parotide elle-même, ou au tissu cellulaire et aux ganglions lymphatiques qui entourent cette glande. Cette maladie attaque le plus souvent les enfants et les adolescents Elle peut être produite par le froid ou par rirritation qui occupe les arcades dentaires pendant le progrès des deux dentitions. Elle est rarement grave. On la combat par des révulsifs sur le canal intestinal et sur les extré- I mités inférieures par des embrocations huileuses sur la tu- I meur, et en tenant celle-ci constamment couverte avec de la j flanelle ou de la ouate.
j ORGANE. On donne ce nom aux parties d’un être organisé qui sont destinées à concourir à l’exercice d’une fonction. Ainsi, les yeux sont les organes de la vision, l’estomac celui de la digestion, et les dents, avec les mâchoires dans lesquelles elles sont implantées, sont les organes de la mastication.
ORGANISATION. Ce mot est souvent employé dans le sens de structure, et veut dire l’ensemble des parties différentes dont un organe ou un être vivant est composé. On sait que dans l’organisation de la dent, il se trouve une partie centrale nommée pulpe, et une coque dure composée d’ii voire et d’émail.
ORIFIER. Ce mot, qui serait plus correctement écrit rttm- I fier^ est employé pour désigner l’opération qui consiste à - I tamponner la cavité d’une dent cariée avec de l’or. (Voyez,
I pour cette opération, le moi Plombage.)
I OROSRET. Mot employé par Guy de Chauliac, pour dé- I . signer le col 'qui se forme dans les fractures de l’os maxilillaire comme dans celles des autres os du corps.
R ORPIMENT. On donne ce nom au sulfure jaune d’arse- II I nie, que l’on troiu’e assez abondamment dans la nature. Il ■i cst solide, insipide, inodore, et d’une couleur jaune citron, il
os.
se volatilise coinine l’arsenic, et n’est guère moins vénéneux que l’oxyde blanc de ce métal. Cette substance, qui lait partie du rusma dont se servent les Orientaux, entre chez nous dans les pâtes cpilatoircs dont on se sert pour détruire le duvet et les poils qui poussent à la figure. On ne saurait trop condamner l’emploi de cette substance et les préparations cosmétiques qu’on en fait, car elles ont une action très délétère sur la santé, en général, et suites dents particulièrement, dont elles hâtent la désorganisation et la chute.
ORSEILLE. On nomme ainsi une plante de la famille des lichens et de la cryptogamie, de Linnéc, qui croît abondamment aux îles Canaries. On fait, avec cette plante, une pâle molle, d’un rouge violet, qui est très employée dans la tein ture des soies, et dont les dentistes se servent pour donner un beau reflet rouge aux liquides dentifrices dont leur cabinet est muni.
ORTHOPÉDIE. Quelques traités écrits sur notre art donnent le nom d’orthopédie dentaire à la partie de l’odontotechnie qui s’occupe de prévenir et de corriger la disposition vicieuse des arcades dentaires et des dents. (Voyez les mots Disposition et Redressement.)
ORVIÉTAN. Électuaire qu’on regardait autrefois comme un antidote précieux contre tous les accidents du corps et contre tous ses maux. Parmi les ingrédients nombreux qu’on y faisait entrer, était la queue de vipère désséchée. Il n’est plus employé.
OS. Les os sont des corps durs et résistants qui forment, par leur coaptation les uns avec les autres, le squelette du corps animal.. Ils sont inextensibles, et se brisent en éclat par l’effet des violences extérieures. Quand les os sont frais, ils sont blancs, rougeâtres au dehors, et plus ou moins rouges en dedans. C(^s organes sont entourés d’une membrane fibreuse, nommée périoste, et abreuvés, dans tous leurs points, d’un suc de nature huileuse. Les os, en dernière analyse, ne