PIE-MERE
PIILOGOSE. Mot qui a presque lu même siguilicalion que les mots phlegmasie, inflammation^ etc.
PIILOGOSE genclvale. Pendant les difllcultés de la première dentition , rinflammation des gencives devient parfois inlense et fait des progrès alarmants 5 les organes digestifs en souffrent : il faut , dans ce cas , recourir aux boissons adoucissantes, entretenir la liberté du ventre, faire respirer au petit malade un air chargé de molécules aqueuses chaudes ; employer les sédatifs qui peuvent diminuer la congestion cérébrale et prévenir les convulsions. Si le gonflement des gencives tend à augmenter, on doit en pratiquer l’incision, mais avec beaucoup de prudence et avec les précautions mentionnées dans mon Encyclopédie du dentiste.
PHYLACTÈRE odontique. Sorte d’amulette qu’on portait autrefois sur soi pour se préserver des maux de dents.
PHYSIONOMIE. On donne ce nom à l’expression de la figure fournie par l’ensemble des traits. Rien ne contribue plus à rehausser la beauté et la majesté de la physionomie que la blancheur des dents et la bonne conformation des arepdes dentaires.
PHYSIOGRAPHIE dentaire. On nomme, ainsi des ouvrages qui ont trait à notre art et qui s’occupent spécialement de ; tout ce qui a rapport à la composition, au développement , à l’éruption et à la chute des dents de l’homme. ;
PHYSIQUE dentaire. Partie de notre art qui a pour ob- = jet l’étude des substances destinées aux besoins de la pro- | thèse, leur nature, leur propriété, leur influence les unes sur j les autres, et sur les organes vivants de la bouche, avec les- | quels on les met en contact. |
PICOTEMENTS. Sensation de piqûres légères et multi- j] pliés qu’on éprouve a la peau , aux gencives , etc. Elle est j souvent accompagnée de chaleur et de prurit et forme le prélude de plusieurs affections graves de la bouche.
PIE MÈRE. C’est une membrane fine et très vasculaire, qui enveloppe immédiatement le cerveau et qui pénètre dans
PIKRUE.
toutes les anlVactuosilés et dans toutes les cavités de cet organe. Elle résulte des divisions et des subdivisions des vaisseaux encéphaliques qui semblent se résoudre en vaisseaux capillaires à l’extérieur de l’encéphale, avant de pénétrer dans la substance délicate de cet organe. La face externe de la piemère est séparée de la dure-mère par les feuillets de l’arachnoïde.
PIÈCES. Nom donné à deux ou plusieurs dents artilicielles réunies entre elles par des ligatures ou montées sur une plaque palatine en métal , ou en ivoire ou en hippopotame.
PIERRE à l’huile. Nom donné à une pierre dure destinée à donner un tranchant vif aux instruments et aux outils qu’on vient de faire passer sur la meule. On met sur cette pierre un peu d’huile fine.
PIERRE de touche. On nomme ainsi une pierre, la cornéenne lydienne, employée par les bijoutiers et par les dentistes pour faire l’essai des bijoux d’or. Voici ce qu’on fait ; on frotte le bijou ou l’alliage qu’on veut essayer sur la pierre, jusqu’à ce qu’on en ait une petite couche ; alors on passe sur cette couche un liquide composé de 25 parties d’eau, 38 d’acide nitrique et 2 d’acide chlorhydrique. Si la couche reste jaune et brillante, l’or est au titre de 0,750; si au contraire elle devient rouge-brun et s’efface facilement lorsqu’on l’essuie, l’alliage a un titre inférieur, et il a d’autant moins d’or pur, qu’il s’efface plus facilement.
PIERRE infernale. On donne ce nom à des cylindres de nitrate d’argent fondu 'et coulé dans des moules de verre que les dentistes emploient pour cautériser les chaires fongeuses qui se développent à la surface des plaies et des ulcères de la bouche, pour toucher les aphthes isolés des adultes et autres usages semblables. La pierre infernale est plus caustique que le nitrate d’argent cristallisé. Ce dernier, quand il est fondu, doit être coulé dans des tubes de verre, car, quand on le coule, comme cela se fait très souvent, dans des tubes de