‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 233 sur 280 · PIVOT · texte numérisé non relu

PIVOT

PINCETTES. Longues pinces, très (Icxibles, dont on se sert pour tasser et placer le charbon dans les fourneaux.

PITE. Nom donné au crin de Florence qui est fourni, diton, par le ver-à-soic au moment ou il va hier. On le trempe dans le vinaigre, et on le met sécher sur une planche en l’attacliant fortement aux deux extrémités. Cette ligature est si transparente qu’on l’aperçoit à peine sur les dents. Le seul inconvénient qu’elle présente est sa tendance à s’allonger par le fait de l’humidité.

PITCITAIRE. On donne se nom h la membrane muqueuse qui tapisse les fosses nasales et qui se prolonge dans les cellules et dans les sinus qui y aboutissent. Cette membrane est épaisse et comme fongeuuse, rouge et depouilllée d’épéchorion sur le vomer, sur les cornets et sur le plancher des fosses nasales. Elle se continue en arrière avec la muqueuse qui tapisse la face postérieure du voile du palais et le pharynx.

PIVOT. On donne ce nom à des tiges minces de platine dont on se sert pour tixer les dents minérales cà façade et à talons aux plaques métalliques sur lesquelles elles doivent être montées, ou pour fixer une dent minérale ou naturelle sur une racine de dent dont on a enlevé la couronne cariée au moyen de la lime ou des pinces à résection. Nous avons déjà, en parlant des crampons des dents minérales, dit les inconvénients qu’on reproche à l’emploi des pivots pour fixer ces dents sur leurs bases métalliques, et nous avons également fait voir l’absurdité des moyens qu’on proposait d’y substituer, et nous ne pouvons mieux faire que de répéter ici ce que nous avons dit dans notre Encyclopédie du dentiste^ sur les pivots employés comme moyen de fixer des dents naturelles dans les racines des dents qui restent encore dans les alvéoles. Apres avoir égalisé la surface de la racine avec une lime, et apres avoir cautérisé le nerf dentaire, on fait choix d’une dent de la meme dimension que celle qu’on veut remplacer. On en lime ou on en scie la racine : on évite sa face

PLAIK.

interne, et on la fore suivant sa luiiyneur, pour y adapter et y fixer iin pivot dont le bout libre entre dans le canal dentaire de la vieille racine. La loi mécanique veut que la partie libre du pivot soit plus longue d’un tiers que la dent. Pour que le pivot entre avec justesse, les dentistes ont coutume de rentourer d’un fil de soie. Cette dernière substance, bien sèche, donne de la solidité à la dent, et ne contracte pas d’odeur, si le canal dentaire n’est pas d’une dimension plus grande que le pivot. L’utilité des racines paraissait si grande à Jourdain et à Magliolo, que pour fixer les dents artificielles on imagina aussi de fabriquer des racines. Lorsqu’une vieille racine était trop faible, trop délabrée pour soutenir une dent à pivot, ou entièrement enchâssée dans son alvéole, et que cette partie possédait toute sa capacité naturelle, on pouvait y suppléer par une racine d’or. M. Magliolo, auteur d’un bon ouvrage sur l’art du dentiste, inventa un moyen de fixer les dents à pivots dans les racines naturelles ou artificielles au moyen d’un ressort. Ce procédé était certainement ingénieux, parce que la personne qui portait la dent artificielle pouvait entretenir dans sa bouche la plus grande propreté, et se garantir des mauvaises odeurs. (Voyez Dictionnaire des Sciences médicales^ tome viii.) Le placement des dents artificielles à pivots est souvent suivi des douleurs plus ou moins intenses, et de divers accidents tels que l’inflammation des gencives; pour y remédier, on a recours aux gargarismes, aux émollients, aux bains des pieds et aux lotions narcotiques. Quand ces précautions médico-chirurgicales restent impuissantes, et que le patient demande à grands cris d’être délivré des dents à pivots qui causent son supplice, on est obligé de les ôter et de trouver quelque autre moyen de les attacher sur le bord des arcades.

PLAIE. On entend par ce mot une lésion de continuité mécaniquement faite aux diverses parties du corps, et qui diffère de l’ulcère en ce qu’elle tend à se cicatriser, tandis que l’ulcère tend toujours cà s’élargir de plus en plus. La plaie

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