RÉSECTION
piiic dans la paume de la main. L’autre extrémité du repoussoir, se termine le plus souvent par deux petits crochets. — M. Petit, de l’Académie royale de chirurgie, inventa un instrument particulier qu’il appela repoussoir d" arêtes^ et dont il se servait pour pousser dans l’estomac les corps étrangers engagés dans l’œsophage.
RÉSECTION. C’est sous ce nom qu’on indique ordinairement l’opération de chirurgie dentaire qui a^poiir but d’enlever la couronne des dents atteintes par la carie, et de conserver dans l’alvéole la racine qui est le plus souvent saine, et qui sert h recevoir le pivot d’une dent artificielle. Nous avons, aux mots Bacine et Pivot., exprimé notre opinon sur la valeur pratique de cette opération, et nous nous bornerons ici h quelques considérations sur la manière de la pratiquer. Les instruments dont on se sert sont : la lime, la scie et les pinces coupantes. La première n’est employée aujourd’hui que pour détruire les débris menus des couronnes décomposées ou les inégalités qui restent quelquefois après la section de la dent par la scie, ou par les pinces. Quelques dentistes préfèrent encore, nous ne saurions dire pourquoi, l’usage de la scie à celle des pinces pour cette opération. Quand on adopte cet instrument, il faut en avoir de dimensions différentes, et montées sur l’arbre de telle sorte qu’on puisse les mettre dans le plan de l’arbre ou dans une position transverse à l’égard de ce dernier. Quand l’interstice dentaire qui avoisine la dent qu’on va scier est considérable'
! on peut y introduire l’instrument dans cette dernière position, c’est-à-dire à plat. Quand elle ne l’est pas, on introduit la lame verticalement, et on lui fait donner une position horizontale par rapport à l’arbre, quand elle est arrivée dans la portion évasée de l’interstice près de la racine des dents. On peut aussi, au lieu de faire parcourir à la scie l’intervalle dentaire de haut en bas, la faire passer comme une aiguille d’avant en arrière dans la portion évasée, pour la visser plus tard à l’arbre. D’autres dentistes, au lieu de faire attention
KÉSOLUTION.
à CCS précautions, opèrent la destruction de la couronne par un double trait de scie, dont le premier traverse obliquement la couronne jusqu’auprès du collet, et l’autre horizontalement dirigée enlève ce qui en reste. (Voir le mot Scier.) Pour notre part, et nous croyons être d’accord sur ce point, avec la grande majorité de nos confrères d’aujourd’hui, les pinces coupantes de l’Américain Paye sont en tout préférables à la scie pour cette opération. D’abord, elles offrent une grande économie de temps à l’opérateur ; la section qu’elles font est nette et instantanée, et on évite au malade ces sensations d’agacement et de crispation nerveuse que les mouvements de la scie invariablement produisent. Une bonne précaution à prendre dans cette opération est de faire avec une lime une petite entaille transversale au bas de la couronne qu’on va enlever. Cette entaille facilite la section de la dent et empêche le mors de la pince de glisser sur l’émail de la dent qu’on coupe.
RÉSISTANCE. La résistance qu’offre la bande de tissu fibreux gencival qui ferme en bas-âge l’ouverture des alvéoles aux efforts des dents de lait, est très considérable et cause quelquefois des troubles graves dans l’économie. Le meilleur moyen de faire cesser ces derniers est d’inciser le point de cette membrane soulevé et blanchi par la dent qui cherche à la percer, ce que l’on fait avec la pointe d’un bistouri ou avec une lancette.
RÉSOLUTION. On donne ce nom à un des modes de terminaison des phlegmons et des phlegmasies. Dans la résolution d’une partie enflammée tous les symptômes de la maladie, rougeur, douleur, chaleur et tuméfaction, se dissipent graduellement, et la partie revient sans suppuration à son état normal. Cette terminaison favorable de l’inflammation est quelquefois spontanée; mais le plus souvent elle est due aux moyens thérapeutiques employés pour la produire. Parmi eux se trouvent la saignée, les sangsues, les révulsifs et les applications émollientes.