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SANTÉ

rouge, rutilant, écumcux et plus difficilement coagulable que le sang veineux qui revient par les veines aux cavités droites du cœur. Ce dernier est d’une couleur rouge-brun. Laissé à lui-même, après sa sortie de la veine, le sang se divise en deux portions, qui sont ; le sérum , liquide transparent et verdâtre formé d’eau, d’albumine et de sels, et le cruor ou caillot formé de globules sanguins et d’une quantité plus ou moins considérable de librines. Dans les maladies inflammatoires, la quantité de cette dernière est très considérable et donne au caillot une consistance remarquable; dans les fièvres typhoïdes intermittentes, et autres, le caillot est moUj diffluent et mêlé de sérum. Le sang veineux devient sang artériel en se mêlant à la lymphe et au chyle et après s’être mis en contact avec l’air des poumons dont il s’approprie l’oxygène.

SANG-DRAGON. On donne ce nom à un suc résineux contenant beaucoup de tannin qui est fourni par le ptérocarpus-draco, plante de la famille des légumineuses. Cette substance se trouve dans le commerce en masses ovales ou en fragments informes, qui sont durs, opaques, fragiles, d’une cassure nette et d’une saveur presque nulle. On le forme avec des poifdres et avec des liqueurs hémostatiques, et il entre dans la composition des collutoires astringents, et dans celle des élixirs et des opiats dentifrices.

SANGSUE. L’application de quelques sangsues derrière les oreilles est souvent nécessaire pendant les symptômes d’irritation cérébrale qui surviennent chez quelques enfants durant les difficultés de la première dentition. On fait aussi avec succès l’application d’une ou de deux sangsues aux gencives des adultes, pour calmer des odontalgies inflammatoires, et pour faire avorter des phlegmons qui commencent à s’y montrer.

SANTÉ. On donne ce nom à l’état de l’économie animale dans lequel toutes les fonctions s’exécutent avec régularité et avec harmonie. La santé des organes de la bouche dépend en général de celle du corps , aussi le dentiste

SCAUiriCATIONS.

chargé de surveiller les pr'ogrés de la deiiUoii doil-il perler sa sollicilLide sur toutes les parties de rerganisaliuii. La

coiise[‘vatiou de la sauté de la bouche et celle des organes (lui y sont contenus tdriue le sujet d’une pi'irtie très importante de notre art, c’est-à-dire l’hygiène dentaire dont nous avons publié un traité complet dans lequel se trouvent les règles hygiéniques les plus importantes dans leurs rapports avec les diverses classes et professions de la société. Les personnes du monde comme les dentistes y trouveront des renseignements et des conseils qui ne manqueront pas de leur être utiles.

SASSAFRAS. On donne ce nom au laurus sassafras, arbre de la famille des lauriers qui croît dans plusieurs parties de l’Amérique septentrionale. Son bois, qui a une odeur très agréable d’anis, est très employé comme sudorifique, et fait partie du célèbre rob anti-syphilitique de Laffecleur et autres compositions semblables.

SATURNE. Nom donné par les alchimistes au plomb ; de là le nom d’extrait de donné à l’acétate de ce métal.

SAUGE. Plante de la famille aromatique des labiées. Il y en a plusieurs espèces;, telles que le saugd officinale, la toutebonne, et le hormin qui jouissent toutes de propriétés stimulantes et toniques très prononcées.

SCALPEL. On donne ce nom à un instrument d’anatomiste formé d’une lame d’acier trempé, qui est tranchante, acérée, de forme et de grandeur variables, et solidement fixée dans un manche d’ébène. Le scalpel est employé dans les dissections pour séparer les tissus les uns des autres.

SCAMMONÉE. C’est un suc gommo-résincux, concret, fourni par une plante de la famille des convolvulacées. Il est drastique.

SCARIFICATIONS. Ce mot désigne de petites incisions que l’on fait souvent dans la chirurgie dentaire, au moyen d’une lancette ou d’un bistouri, dans le dessein de se procurer un dégorgement local. C’est ordinairement dans la lur-

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