AMYGDALES
les désordres foncüonncls de ceL organe, nuisent toujours à la saule comme à la beauté des dents.
AMMONIAQUE. Ce gaz, qui est connu aussi sous le nom iValcali volatil^ résulte de la combinaison de trois parties d’hydrogène avec une partie d’azote; il est transparent et doué d’une odeur piquante qui lui est propre ; sa saveur I est urineuse. L’eau absorbe près de quatre cent cinquante I fois le volume de ce gaz pour constituer Y ammoniaque liquide ;il est peu employé chez les dentistes; cependant un flacon de cette substance peut être utile dans le cabinet pour appliquer aux narines des personnes que la vue des instruments, du sang ou la peur de l’opération fait tomber en syncope.
AMYGDALES. Les amygdales ou tonsilles sont deux corps glanduleux de forme ovaire, qui se trouvent logés entre les piliers du voile du palais. Elles présentent deux extrémités dont la plus grosse est tournée en haut, et quatre faces dont colle postérieure est en rapport avec le muscle pharyngo-staphilin, l’antérieure avec le muscle glossoslaphilin. (Ces deux muscles sont logés dans les piliers duvoile et lui impriment des mouvements.) La face externe adhère au muscle constricteur supérieur du pharinx, tandis que la face interne, qui est libre, regarde dans le gosier et présente une surface converge et comme bosselée. Les amygdales qui ne sont qu’un amas de cryptes macépares sont divisées en plusieurs lobes réunis entre eux par du tissu cellulaire. Les orifices excréteurs de leurs follicules ou cryptes sont assez larges; leur usage est de sécréter un mucus qui lubrifie l’isthme du gosier. Les artères qui s’y trouvent sont fort petites mais fort nombreuses, et proviennent pour la plupart de la lingule, de la palatine inférieure et de la maxillaire interne. Ces organes sont très exposés à s’enflammer et à former des abcès, et leurs engorgements chroniques sont quehiuefois dus à la sourde irritation entretenue par la présence de dents cariées.
ANALYSE
ANALEPTIQUES. Ce mot qui s’applique également aux médicaments et aux aliments, veut dire ce qui est en même temps nutritif et tonique; pour les jeunes enfants délicats, le salep, le tapioca et le chocolat sont d’excellents analeptiques pour ceux dont l’estomac peut les supporter. Les meilleurs analeptiques, senties boissons amères et les grillardes de chairs fort chargées d’osmazome. Nous renvoyons le lecteur à WïûqXq Aliment . Il importe beaucoup aux dentistes de pouvoir combattre, par un régime analeptique et tonique bien’ dirigé, les tendances aux scrofules et au rachitisme, deux grands ennemis de la santé de la bouche et de la belle formation des dents.
ANALYSE des cendres. On trouvera , au mot lavage^ les moyens mis en usage pour débarrasser les cendres fournies par la combustion des balayures de l’atelier, des matières charboneuses et terreuses qu’elles renferment. Les procédés d’analyse que nous allons indiquer n’ont pour but que d’extraire parmi les particules métalliques de diverses natures contenues dans ces cendres, l’or, l’argent et le platine qui s’y trouvent mêlés. Quelques dentistes commencent cette opération en promenant dans les matières métalliques lavées et séchées un barreau aimanté, de manière à leur enlever toutes les parcelles de fer qui s’y trouvent. Nous trouvons cela inutile, et les procédés d’analyse suivants nous ont toujours paru les plus simples et les plus satisfaisants.
1" On met toute la masse dans de l’acide sulfurique affaibli, qui dissout avec effervescence tout le fer et le zinc. On décante et on jette comme inutile les sels salubres ainsi formés.
2® On fait bouillir les métaux qui restent dans de l’acide nitrique qui dissoudra en même temps le cuivre, le bismuth, le plomb et l’argent, et qui fera précipiter l’étain, s’il y en a, sous forme d’une poudre blanche. On décante de nouveau tous les métaux dissous; l’argent est le seul qui a quelque
ANALYSE
valeur, et pour l’extraire, on verse dans la solution une certaine quantité d’acide chlorhydrique ; ce métal est précipité sous forme de chlorure blanc, caillebotté insoluble et bleuissant à la lumière. Pour avoir l’argent pur, on décante , le liquide, on sèche le chlorure, et on le met dans un creuset avec un poids égal au sien de nitrate de potasse et d’un peu de borax : le tout est mis au four et tenu au rouge pendant trente minutes, au bout duquel temps on trouvera le culot ou bouton d’argent au fond du creuset.
3® La partie des cendres qui a échappé à l’action de l’acide nitrique ne peut contenir que de l’or et du platine et, pour extraire l’or, voici ce que l’on fait :on met le tout dans un matras avec de l’eau régale; on chauffe légèrement, et quand les métaux sont bien dissous, on étend la solution avec de l’eau pour pouvoir mieux filtrer. On verse alors dans le liquide filtré une dissolution de sulfate de fer, et, au bout de deux jours de repos, on trouvera l’or en poudre fine au fond du' vase. On décante, et, pour s’assurer qu’il n’y a plus d’or dans le liquide, on y ajoute une nouvelle quantité de sulfate de fer ; on lave la poudre ainsi obtenue, d’abord avec de l’eau acidulée^ puis avec de l’eau pure : on la sèche sur le filtreetonla met dans lecreuset aveclenitre etleborax comme ci-dessus. On met le tout au four, on le tient au rouge pendant une demi-heure, apres quoi on laisse refroidir. Le culot d’or solide qui se trouve au fond du creuset est pur, c’està-dire en carats.
Pour extraire le platine de la liqueur précédente, on y plonge plusieurs lames de platine qui, par leur contact avec les matières contenues dans la dissolution, jouent le rôle d’une pile et précipitent le platine à l’état de poudre noire. Quand on s’est assuré que tout le platine est précipité, on passe une brosse sur les lames de zinc pour faire tomber la poudre de platine qui y adhère; on lave celle poudre, on la dissout de nouveau dans six fois son poids d’eau régale. Quand elle est complètement dissoute, on évapore à siccité pour enlever
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l’excès d’acide; on dissout le tout dans une certaine quan- ; tilé d’eau, on filtre et on y verse une dissolution concentrée de cldorliydrale d’ammoniaque (sel ammoniacal) jusqu’à ce que ; le mélange ne donne plus de précipité. Celui-ci, qui est de ; couleur jaune, est un chlorhydrate de platine et d'ammonia- ; que^ On décante le liquide, on met la poudre précipitée sur ^ un filtre, on la lave, on la sèche, on cliauffe celte poudre ' seule au four, dans un creuset; la décomposition du sel est i opérée quand on voit sortir une fumée épaisse et blanche de i l’appareil. En retirant le creuset, on trouve dedans une masse ( métallique spongieuse : c’est du platine pur.
ANALYSE des alliages. Ce que l’on connaît dans le corn- ^ merce sous les noms d’argent et dor, dont le dentiste fait ^ un si grand usage pour les besoins de la prothèse, n’étant que ^ des alliages qui résultent de la fusion de ces métaux avec ; I d’autres qui ont moins de valeur, nous croyons devoir indi- / quer les moyens de déterminer d’une manière exacte la ; quantité d’argent ou d’or pur contenue dans chacune d’elles. Cette analyse devient inutile pour les monnaies non-seule- [ ment de France, mais des autres pays de l’Europe, dont le ■ titre est connu et dont nous avons donné un tableau dans une autre partie de cet ouvrage. L’argent du commerce est un mélange d’argent et de cuivre ; l’or du commerce est : formé d’or, d’argent et d’un peu de cuivre. L’analyse de : ces alliages, par coupellation, nous paraît la plus simple : ; nous allons la décrire ici.
ANALYSE de l’argent (du commerce.) On introduit dans ’ une con^eWe {Voyez ce mot) une certaine quantité de plomb ; on met la coupelle au fourneau, et quand le plomb est fondu, on y ajoute un poids connu de l’alliage dit argent. Le plomb | favorise la fusion du cuivre, et ces deux métaux s’oxydent au contact de l’air. Les oxydes de cuivre et de plomb fon- > dent, se volatilisent en partie sous forme de fumée, et sont en partie absorbés par les parois de la coupelle. A la fin de l’opération, l’argent pur reste seul fians la coupelle et forme