SOLANÉES
ner de la place aux autres pour sc développer. Ou doit bien se garder d’arracher une canine, ce (pii pourrait déligurer l’enfant; je conseille de donnci* la préférence à une molaire, et de se lier à la nature, qui fera le reste. Avant l’àge de quinze ans, il suflit de nettoyer la bouche avec une brosse très douœ, et de purger l’enfant quand on voit du tartre sur ses dents; quand il a dépassé sa quinzième année, on peut faire usage de la brosse ordinaire; je conseille pourtant de ne se servir que de celle dont j’ai, le premier, donné l’idée de la confection : c’est la Brosse- Rogers. (Voyez le mot Brosse.)
SOINS des pièces artificielles. En sortant des mains de l’artisan les pièces de dents minérales montées sur métal doivent être chauffées dans de l’acide chlorhydrique, pour les débarrasser des matières crasseuses qui peuvent y adhérer, et ensuite passées plusieurs fois à l’eau pure. Les pièces en hippopotame doivent d’abord être bien frottées avec de la ponce fine, au moyen d’une brosse, puis avec du savon, et ensuite passées à l’eau pure. On ne saurait prendre trop de soin des pièces artificielles pour les maintenir dans un état de propreté parfaite ; il est prudent d’avoir les pièces en double pour les substituer à la première, en cas d’accident. Il convient en outre de laisser reposer pendant quelques Jours, les dentiers en substances animales, et de les nettoyer très souvent. Les dents artificielles osseuses , maintenues d’après l’ancien système, par des crocliets ou des ressorts exigent des soins particuliers, et une plus grande propreté parce que, étant appuyées sur des parties molles, elles engendrent un limon qui répand une odeur nauséabonde. On doit renouveler leurs attaches, surtout lorsque les ligatures sont végétales ou animales, et ne pas attendre pour cela que les dents vacillent : on sent trop la nécessité des soins journaliers pour qu’il soit besoin d’en parler.
SOLANÉES. Nom d’une famille de piaules qui renferme le tabac, la belladone, la jusquiarae el plusieurs autres plantes
SüUimESAUT.
employées comme masticatoires ou anti-névralgiques, SOLIDITÉ. C’est un des caractères essentiels de toute pièce artificielle bien faite.
SOLUTION. La solution de continuité est une expression médicale qui veut dire la division des parties qui sont naturellement continues. Nous avons parlé de la solution de continuité des os au mot fracture^ celle des parties molles est décrite aux mots Ulcères^ Plaies.
SONDE. C’est un instrument de chirurgie qui sert à pénétrer dans certaines cavités, et à explorer les trajets fistuleux. (Voyez le mot Stylet). Il y a une sonde cannelée qui guide le bistouri dans les incisions de dedans en dehors. On donne aussi le nom de sonde au cautère actuel. Celui que nous avons inventé porte deux ronflements pyraphores qui le rendent, pour la cautérisation des dents, infiniment supérieur à tout autre instrument de la sorte.
SOPHRANISTÈRES dentes. Terme grec, par lequel on désignait les dents de sagesse ou dernières grandes molaires.
SORDIDE. Ce mot veut dire sale et blafarde ; il s’applique à certains ulcères de mauvaise nature qui fournissent une sanie d’un aspect dégoûtant. Quand pareils ulcères siègent dans la bouche, il faut les saupoudrer de quinquina, de myrrhe, etc., et faire rincer souvent la bouche avec des lotions stimulantes et détersives,
SOTIRELLA. Nom d’une ancienne composition anliodontalgique formée d’opium, des extraits de plusieurs plantes narcotiques, de muscade, de safran, de camphre et de suie. Ce remède n’est plus employé,
SOUBRESAUT. On donne le nom de soubresaut des tendons à des mouvements brusques et involontaires des muscles des membres. Quand ce symptôme se manifeste pendant les troubles de l’économie excités chez les enfants, dans les dentitions pénibles , on doit être sur ses gardes contre une irritation cérébrale grave.
SOUS-ORBITRAIRE.
SOUDURES. On donne ce nom aux alliages dont on se sert pour réunir entre elles les diverses pièces de métal qui entrent dans la composition d’un dentier artificiel. Toutes les soudures sont plus fusibles que l’or même ; celle de ce dernier métal a presque le même titre que celui de l’or qu’on emploie pour les plaques et les crochets des pièces. Les principales sont les suivantes ;
Celle dite au 6® se fait avec 5 parties d’or et 1
— au 5® —
— au 4® —
— au 3® —
— au 2® —
1 partie de chaque.
d’alliage.
SOURCIL. Les sourcils sont deux éminences arquées, convexes et saillantes, qui sont couchées sur l’arcade sourcilière de l’os frontal, et qui surmontent la paupière. Elles sont recouvertes de poils courts etraides, qui ont ordinairement la même couleur que les cheveux, et qui sont dirigés obliquement en dehors. Leurs extrémités internes où les poils sont nombreux et forts, se nomment lêtes^ les autres extrémités portentlenom A^queiies. Les sourcilséprouventdes mouvements, par suite de la contraction des muscles frontal, orbiculaire et sourcilier sur lesquels ils reposent. Ils embellissent le visage, diminuent l’éclat de la lumière, et interceptent la poussière et les corps légers qui pourraient léser l’œil.
SOUS-MAXILLAIRE. (Voyez les mots Glande et Salivaire.) Le ganglion sous-maxillaire se trouve au niveau de la glande sous-maxillaire. C’est un petit ganglion nerveux qui semble être formé par le rameau supérieur du nerf vidian, et qui communique avec le nerf lingual du maxillaire inférieur; il donne des filets qui forment un plexus dans le corps de la glande salivaire sous-maxillaire.
SOUS-ORRITAIRE. Nom donné à plusieurs parties, qui sont : 1® le canal sous-orbitaire, petit conduit (iiii parcourt
SPHKNü-l’ALATIN.
obliqiicmciil répaissour delà paroi Inférieure de l’orbite et qui se divise en deux branches, dont l’une descend dans la paroi antérieure du sinus maxillaire et l’autre s’ouvre dans la fosse canine; 2“ V artère sous-orbitaire^ et 8° le nerf sous-orhilaire^ qui'parcourent le canal précédent et qui fournissent des rameaux aux lèvres et aux dents.
SOÜS-MAXILLO-CUÏANÉ. Un des noms de la houppe du menton.
SOUS-MAXILLO-LABIAL. Nom donné au muscle Iriatigulaire des lèvres.
SOUS-NITRATE. C’est avec le sons-nitrate de bismuth ' qu’on fait le blanc de farel.
SPARADRAP. On donne ce nom à du linge enduit d’un emplâtre aggiutinatif. Il a pour objet de maintenir les topiques appliqués sur la peau, et de tenir rapprochées les lèvres d’une plaie.
SPASME. Contraction convulsive des organes intérieurs, tels que le cœur, Tœsophage, la glotte, etc.
SPATULE. Petit instrument dont on se sert pour étendre les onguents, les élixirs, les emplâtres, etc., sur du linge, du cuir, ou sur la peau d’une partie malade.
SPÉCULUM-ORIS. Ce nom s’applique également au petit miroir dont se servent les dentistes, ou à l’abaissement de la langue. (Voyez les mots Miroirs oiGlosso-catoche.)
SPHÉNO-M AXILLAIRE. La fente sphéno-maxillaire se trouve placée à la partie postérieure de l’angle de réunion des parois interne et inférieure de l’orbite. Le bord inférieur de cette fente est formé par les os maxillaire supérieur et palatin.
SPHÉNO-PALATÏN. Nom donné au muscle péristapyhlin externe. Le trou sphéno-palatin fait communiquer les fosses nasales avec la fosse zygomatique; Vartère sphénopalatine est la branche terminale de l’artère maxillaire interne ; le ganglion sphéno-palatin est un ganglion nerveux, . logé dans la fente ptcrygo-maxillaire et connu généralement
SQUiRRHE.
sous le nom de ganglion de Mcckel : les nerls sphéno-i)a lalins, au nombre de six, se distribuent dans la muqueuse des fosses nasales.
sphénoïde. Os d’une forme très bizarre qui se trouve sur la ligne médiane, à la base du crâne, et qui s’articule avec presque tous les os du crâne et de la face.
SPHINCTER des lèvres. Nom donné au muscle labial ou orbiculaire.
SPHINCTER du gosier. Ce sont les trois muscles constricteurs du pharynx.
SPILANTE. Cette plante, dite aussi cresson de Para, est âcre, piquante et antiscorbutique.
SPINA-VENTOSA. Nom donné à une maladie des os caractérisée par un gonflement avec raréfaction, boursoufflement du tissu osseux. On la regarde comme une variété d’ostéosarcome; elle peut affecter les os des deux mâchoires et, selon quelques dentistes, la racine des dents.
SPUTATION. Mot qui est synonyme de cracher.
SQUELETTE. Nom donné par les anatomistes à l’ensemble des os du corps humain, retenus dans leur position naturelle, les uns par rapport aux autres, par leurs ligaments desséchés, ou par des fils d’archal.
SQUINANCIE. Le même qu’esquinancie ou angine tonsillaire.
SQUIRRHE. On donne ce nom à des tumeurs dures, indolentes, sans changement de couleur à la peau. C’est le premier degré du cancer. Il peut affecter tous les organes de l’économie, au milieu de laquelle il se trouve mobile et isolé, mais bientôt il contracte des adhérences avec les tissus qui l’entourent, s’agrandit aux dépens de ces derniers qu’il désorganise; il devient ensuite bosselé et fait sentir des douleurs lancinantes.
SQUIRRHE des lèvres. Il commence presque toujours à la lèvre inférieure, sur quelque point de son bord libre ou à la commissure. On ne le voit guère que chez les hommes d’un
STKRNUTATÜIRE.
certain âge et surtout (Je ceux qui ont vécu dans la malpropreté ou qui ont l’habitude de fumer avec des pipes courtes, que les gens de campagne appellent brûle-gueules. Il commence par un bouton d’abord iridolore, mais à base profonde et dure ; la peau qui le recouvre devient mince, livide et adhérente. Il ne fait que des progrès excessivement lents, mais à la lin, h^s douleurs lancinantes se font sentir, la tumeur s’ulcère et offre tous les caractères du cancer au deuxième degré. Ce dernier, si on n’arrète pas sa marche, détruit peu-cà-peu la lèvre ; la salive s’écoule hors de la bouche, la maladie envahit la membrane gencivale et attaque l’os maxillaire inférieur. A une époque variable de la maladie, les ganglions sous-maxillaires s’engorgent, s’ulcèrent, l’ulcération s’étend jusqu’au cancer principal, et le visage prend un aspect hideux. Le seul moyen de détruire cette terrible maladie est de l’attaquer quand elle est encore cà l’état de squirrhe commençant, ce que l’on fait avec le cautère actuel, en ayant soin d’aller au-delà du point endurci, car, pour peu qu’on laisse la moindre partie du bouton squirrheux, on peut être sûr de voir revenir la tumeur ; ou bien on l’enlève avec le bistouri, et alors il faut comprendre toute la partie dure dans l’intervalle de deux profondes incisions en V, qui se rencontrent au-delà du squirrhe, du côté du bord adhérent delà lèvre.
STAUNUM. Mot latin qui désigne l’étain.
STAPHYLIN. Mot grec qui désigne la luette et qui qualifie toutes les parties qui composent cet organe.
STELACHITES. Nom d’un corps fossile de la nature des belamnites et qu’on employait autrefois pour faire des dentifrices.
• STELLION. Sorte de reptile saurien qui habite les pays orientaux. Les dames égyptiennes se servent de ses excréments comme^cosmétique et dentifrice.
STERNUTATOIRE. Épithète donnée aux substances qui, comme la poudre du tabac, provoquent des éternuements.
STYLO-GLOSSE.
STOMACACE. Nom donné par quelques auteurs au scorbut, à cause des symptômes que présente la bouche dans cette maladie ; d’autres appliquent ce nom aux irritations aphtheusc, pultacée, gangréneuse de cette cavité.
STOMACHIQUE. Mot qui désigne les substances médicamenteuses qui fortifient l’estomac et qui facilitent les digestions. Elles sont indirectement utiles aux organes de la bouche, car la solidité et la blancheur des dents dépendent souvent de l’état de santé des premières voies.
STOMALGIE. Ce mot désigne toute douleur qui affecte la bouche.
STOMATIQUE. Mot qui qualifie les remèdes employés contre les affections morbides de la bouche et des dents.
STOMATORRHAGÏE. Nom donné aux suintements sanguins et aux hémorragies de la muqueuse buccale ; elle se montre souvent chez les personnes atteintes de scorbut.
STRIDOR dentium. Terme latin qui veut dire grincement des dents; signe, comme nous avons déjà dit, désaffections vermineuses ou des irritations cérébrales.
STRONTIANE. Oxyde métallique dont les sels font brûler l’alcool avec une magnifique flamme purpurine : on sait que le borax donne à cette flamme une couleur verte.
STRUCTURE. Nous avons, au motZ^cw/, et dans d’autres parties de cet ouvrage, examiné la structure et la composition des dents et nous ne croyons pas nécessaire de revenir ici sur ce sujet.
STUPÉFIANT. Ce mot est synonyme de narcotique.
STYLET. Le stylet boutonné est une petite sonde qu’on emploie pour explorer les trajets fistuleux de la bouche, des gencives et des autres organes.
STYLO-GLOSSE. Nom d’un muscle qui fait partie de la langue : il est placé à la partie antérieure et supérieure du cou ; il est allongé, mince et étroit en arrière, mais large en avant; il se fixe dans le premier sens à l’apophyse styloide du temporal et au ligament stylo-maxillaire ; dans le second
im
soc.
sur le côlé de lu laii{3''iie. Il élève la base de cet or^^aiie et le lire en arrière.
STYLO-HYOIDlEN. Le muscle stylo-hyoïdien se trouve à la partie supérieure et latérale du cou, il est comme le précédent étroit en arrière : à sa partie antérieure il se laisse traverser par le tendon du muscle de gastrique. Il se fixe en haut à l’apophyse styloïde du temporal et en bas à l’os byoide qu’il élève et porte en arrière. Le ligament stylo-byoïdien est une corde fibreuse et plate qui s’étend entre l’apophyse styloïde et la petite corne de l’os hyoïde.
ST YLO-M AXILLAIRE. Le ligament de ce nom est un cordon fibreux aplati qui s’étend entre l’apophyse styloïde et l’angle de la mâchoire.
STYPTIQUE. Mot qui a presque la môme signification que le mot astringent. (Voyez ce dernier.)
STYRAX. Substance balsamique qui contient beaucoup d’acide benzoïque et qui entre dans la composition de certaines lotions dentifrices et cosmétiques.
SUBLIMÉ. Nom ordinaire du bi-chlorure de mercure; c’est un puissant antidote contre le virus syphilitique qui infecte l’économie; mais quand son usage est trop prolongé ou quand il est administré avec imprudence , il produit des désordres bien graves dans les organes de la bouche.
SUBLINGUALE. Pour la glande salivaire sublinguale^ voyez le mot Glande : Y artère sublinguale est pour quelques auteurs l’artère linguale même, qui provient de l’artère carotide externe; pour d’autres anatomistes, c’est une petite branche de l’artère linguale qui se distribue dans la glande susdite.
SUBMENTAL. L’artère submentale est une branche de l’artère faciale, fournie par ce vaisseau près de la base de la mâchoire, qu’elle parcourt en côtoyant l’attache du muscle mylo-hyoïdien. Elle donne des rameaux aux muscles du menton et de la région sus-hyoïdienne.
SUC. Liquide qu’on obtient en pilant dans un mortier des