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ABCÈS

pour désigner la formation du pus. Ainsi : la tumeur abcède, veut dire que le pus se forme.

ABCÈS. On désigne par le mot abcès une collection de pus qui s’est formée dans le sein de nos tissus. L’abcès est une des terminaisons les plus fréquentes du phlegmon , ou inflammation du tissu cellulaire. Les abcès ont reçu plusieurs dénominations, selon l’endroit où ils siègent, selon l’intem si lé des symptômes inflammatoires qui ont précédé leur formation. — Selon qu’ils se forment dans le lieu même du phlegmon ou loin de la partie qui fournit le pus, etc. Ainsi on dit qu’un abcès est idiopathique quand il est borné à un endroit limité et que la matière purulente s’amasse dans le lieu même du phlegmon. Il est symptomatique quand il fait pressentir l’existence d’une autre maîadie, comme la fistule à l’anus, dans la phthisie pulmonaire. On le dit spécifique quand il est évidemment lié à quelque maladie constitutionnelle ou cachexie de l’individu sur lequel il se développe, tels que la syphilis, le scorbut, les scrofules, etc. Les abcès chauds^ ou par fluxion, sont toujours la suite d’un phlegmon aigu du tissu cellulaire sous-cutané ou sous-muqueux.

■ — On juge de la formation du pus dans la tumeur, quand la douleur violente du phlegmon , qui est pulsative^ devient gravative. Quand le malade éprouve des frissons. Quand les symptômes de fièvre générale tombent. Quand la tumeur se ramollit et se lève en pointe et que la peau, à son sommet, commence à blanchir. Le malade, dans ce moment, éprouve une sensation de pesanteur dans la partie, et le praticien peut facilement découvrir la fluctuation du liquide qu’elle contient, en plaçant la face palmaire de quelques-uns de ses doigts sur un côté de la tumeur, tandis qu’avec les doigts de l’autre main il exerce une légère percussion sur son côté opposé. Les abcès froids n’affectent guère que les individus scrophuleux et scorbutiques. — On ne les observe que dans le lissii Willulaire et dans les ganglions lymphatiques du cou de la région sous-maxillaire, etc. Ils se développent, comme

Anciîs.

les fumeurs qui les préccdeul, très Icnlcmcnl. — Celle fumeur esl, eu général dure, à base large, cireonscrile, immobile, sans chaleur, sans douleur, ni sans changement de coiileui*à la peau; enfin ils n’arrivent à leur maturité qu’après un laps de temps très-considérable , et le pus qui en échappe est mal lié et séreux. Quoi qu’il en soit, dès que du pus s’est formé dans un tissu , il devient un corps etranger pour l’économie qui cherche à s’en débarrasser, en le dirigeant vers la surface cutanée ou la surface muqueuse, qui est la plus proche du foyer, et quand l’abcès est laissé à lui-même , cette surface , comme nous l’avons dit, se lève en pointe, se blanchit à son sommet et s’ouvre par crevasse ou par absorption moléculaire de l’épiderme, pour laisser échapper le contenu de l’abcès, les parois duquel s’affaissent, contractent des adhérences avec les tissus sousjacents, et la guérison entière, dans un grand nombre de cas , ne tarde pas à s’effectuer. Cela cependant n’est pas toujours le cas, et dans les innombrables abcès qui se forment dans l’épaisseur des joues, des lèvres, des gencives ou qui ont leur origine dans l’irritation du périoste des os maxillaires et de la membrane des alvéoles , le dentiste doit se souvenir que tant que la racine ou la dent cariée, qui est le point de départ de tout le mal, reste en place, il peut s’attendre à une continuation ou à une répétition de la maladie purulente. Aussi est-il de son devoir de l’extraire, en se souvenant de l’ancien axiome: « Suhlalâ causa loUitur effectus. » Le pus aussi engendre du pus. Cela est aujourd’hui une vérité connue, et quand, par des moyens anti-phlogistiques , émollients et révulsifs, il ne réussit pas à faire avorter le phlegmon , ou phlogose , qui précède l’abcès, et que celui-ci menace de se former, il doit lui prêter aide et seeours en le recouvrant de cataplasmes et d’onguents maluratifs, de manière à hâter la formation du pus, et, dès que la fluctuation commence à se faire sentir, il lui ouvrira un passage avec le bistouri ou la lancette, en ayant soin de clioisir, pour l’incision , un point déclive ,

ABRASION.

et d’éviter les endroits occupés par les nerfs et les vaisseaux sanguins de la partie.

ABCISION ahscindere^ couper.) Retranchement d’une partie corrompue ou trop volumineuse.

ABLATION. Signifie le retranchement d’une partie quelconque du corps, d’un membre, d’une tumeur, d’une dent.

ABLUANT (participe du verbe ahluere^ nettoyer, laver.) Se dit des médicaments employés pour extraire les impuretés adhérentes à la surface de certains tissus. Les dentifrices, les élixirs sont des abl Liants.

ABLUTION. Ce moL qui signifiie action de laver^ est synonime de lotion.

ABRACADABRA. Ce mot bizarre, le nom d'une ancienne divinité des Syriens, fut autrefois employé comme charme contre les maux de dents, comme contre les douleurs des autres parties du corps et l’état fébrile qui en était le résultat. Ses effets furent variés selon la manière dont il fut prononcé, et selon le nombre de fois que la personne souffrante le répéta. Quelquefois ou le portait suspendu au cou, sur une amulette^ avec les lettres disposées ainsi en pyramide renversée. (Voyez Antiquités médicales.)

ABRASION {abrnsio de ahradere)., racler., ou ulcération superfidolle des membranes qui se détachent par

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