BAIN
de siibslances aromatiques et médicinales. Le bain est général quand l’eau recouvre tout* le corps; local, quand une partie du corps ou l’un des membres seul s’y trouve. Parmi les bains locaux , on range les demi-bains, où l’eau ne monte qu’à la ceinture; les bains de siécje^ où elle ne vient qu’aux hanches; pédilaves , ou bains de pieds, et les mamdaves^ ou bains des mains et des avant-bras. Les bains agissent sur le corps par : 1® le poids du liquide-, quelques personnes sont obligées de renoncer aux bains généraux à cause du sentiment d’oppression qu’ils leur font éprouver; 2® par Vabsorption de Veau : on sait que l’on est obligé d’uriner en sortant d’un bain. Quand l’eau manque, dans les voyages de long cours, les matelots étanchent leur soif en nageant, et l’on a calculé que, dans un bain, le corps d’un adulte absorbe 750 grammes d’eau par heure et 3® par leur température, En général, un bain est froid quand sa température est au-dessous de 20®; il est tempéré à 25®, et chaud à 30® et au-dessus. Les bains froids sont toniques et exercent leur action sédative sur le système nerveux; ils produisent un spasme de la peau et refoulent le sang dans les organes intérieurs; le pouls perd de sa force et de sa fréquence et la respiration est ralentie, pour les personnes dont la constitution jouit d’une force de réaction. Ces bains sont très salutaires; mais les personnes très débiles et les vieillards doivent s’en abstenir; car, chez eux , la réaction no s’établit pas , et l’effet supersédatif qu’a produit l’eau froide, ne se dissipe que difficilement. Les bains chauds produisent une sorte de pléthore artificiel; les liquides de l’économie se dilatent, le corps prend plus de volume, la peau rougit, surtout à la figure, qui est inondée de sueur, le cœur palpite, la respiration devient précipitée, et, chez les personnes trop pléthoriques ou sujettes à des congestions cérébrales, il pourrait y avoir apoplexie. Les bains tièdes ou tempérés sont, dans le plus grand nombre do cas, les plus utiles. Ils causent une légère oppression momentanée, surtout à la poitrine; mais bientôt la