‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 43 sur 280 · BALSAMIQUE · texte numérisé non relu

BALSAMIQUE

failcmeiit égaux en longueur, et le point d’appui de l’axe doit se trouver un peu au-dessus du centre de gravité de tout l’appareil; car si ce dernier était au-dessus, dès l’instant qu’il quitterait le plan de l'axe, la balance chavirerait et l’on ' aurait ce que l’on appelle la balance folle. Les balances f peuvent être de toutes les grandeurs ; ordinairement il en suffit P de trois sortes dans un atelier de dentiste ; d’adord, de très |i petites, pour peser des parcelles très fines d’or et de platine,

( et même pour peser, à un milligramme près , les différentes I substances minérales qui entrent dans la composition des dents artificielles. Puis des balances d’une grandeur moyenne i pour peser des objets d’un volume plus considérable; et enfin de grandes balances pour peser les substances lourdes, qui vont servir aux travaux.

BALANISÏE. On donne ce nom aux fleurs desséchées du grenadier, ces fleurs sont fortement chargées de tannin, et sont très employées comme astringent.

BALAYURES. Ce mot est employé dans les ateliers des ' dentistes qui se servent beaucoup de métaux, pour indiquer le mélange de poussière, de copeaux, de limaille, etc., qui provient du nettoiement de l’atelier et de l’établi. Le tablier en peau, placé au-dessous de ce dernier, est destiné à recevoir les particules métalliques emportées par les ciseaux ou par la lime; mais il est impossible que quelques-unes de C(dles-ci n’échappent au soin de l’artiste, pour se perdre dans la poussière du parquet. Les balayures ramassées sont mises de côté jusqu’à ce qu’elles soient en quantité un peu considérable... Elles sont alors soumises à l’action du leu dans un fourneau cylindrique, et réduites en poudre fine. C’est de celte poudre que l’on extrait les métaux perdus, soit par des recherches minutieuses, soit à l’aide de réactifs chimiques (pi’il serait trop long d’énumérer ici.

BALEINE. Voyez le mot Narcohal.

BALSAMIQUE. Ce mot est enqiloyé pour désigner l’odeur suave et agnSablc de quelques produits végétaux connus sous

ÜARÈGES.

le nom de baumes, et qui esl due à la volatilisation de l’acide benzoïque, et aux huiles essentielles qu’ils contiennent. On désigne aussi par ce mot une foule de préparations pharmaceutiques qui sont pour la plupart de l’alcool chargé des principes résineux, et des liuiles volatiles des plantes aromatiques, qui sont complètement dépourvues de baumes.

BANC à tirer. On donne ce nom à une sorte d’établi servant à passer à la filière les fils de métal qu’on veut en même temps récrouir et diminuer de grosseur. C’est un fort banc ou table, d’une hauteur de 65 centimètres, et d’une forme oblongue. Sa surface présente, selon sa longueur, une double coulisse dans laquelle[glisse une barre de fer garnie de dents. Cette barre est mise en mouvement au moyen d’un pignon dont les dents laissent engrener celles de la barre, et qu’on fait tourner à l’aide d’une manivelle qui se fixe sur l’axe du pignon. Pour faire fonctionner cette machine, on fixe solidement une filière au bout du banc; on y fait passer l’extrémité du fil qu’on veut tirer pour l’attacher ensuite au bout de la barre du cric. La barre mise en mouvement par les tours de la manivelle glisse dans la coulisse en traînant après elle le fil qui traverse la filière. On peut à la rigueur se passer de celle machine dans un atelier de dentiste, mais elle est utile quand il faut passer les fils à froid dans le dessein de les récrouir.

BANDE. La bande est un lien plat et large, très rarement employé dans notre art, qui sert à envelopper et à serrer quelque partie. Elle est fait' avec de la toile, du drap ou toute autre étoffe capable d’offrir une certaine résistance.

BANDELETTE. Ce mot qui veut dire petite bande est employé pour désigner des rubans de toile dont une des faces est enduite d’un emplâtre agglutinatif, et qui servent à tenir rapprochées les lèvres des incisions.

BABEGES. C’est le nom d’un village dans le département des Hautes-Pyrénées, remarquable par les sources d’eaux mi-

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