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CANAL

et acre. Il est gras au loucher, ductile et granuleux; il est. presque insoluble dans l’eau, mais soluble dans l’alcool et dans les huiles ; on le mêle à l’eau à l’aide d’un peu de mucillage ou d’un jaune d’œuf. Le camphre irrite légèrement la muqueuse sur laquelle on le dépose, mais il exerce une action sédative très marquée sur le système nerveux. L’huile et l’eau-de-vie camphrées, employées en frictions sur les côtés de la tête et sur les mâchoires, rendent quelquefois de grands services dans les odontalgies rhumatismales, et le camphre même en vapeur, en poudre, ou incorporé dans les collutoires, réussit à calmer des névralgies dentaires très violentes.

CANAL. Ce mot, dans l’anatomie, désigne une cavité étroite et alongée qui donne passage à un vaisseau, à un nerf ou à un liquide. Nous en citerons quelques-uns que le dentiste doit connaître.

CANAL dentaire. C’est un long tuyau osseux creusé dans le corps de l’os maxillaire inférieur, commençant sur la face interne de la branche, et se dirigeant en avant et en dedans sous la ligne myloïdienne. Au niveau de la deuxième petite molaire, le canal se divise en deux branches, dont la plus considérable et la plus courte va s’ouvrir sur la face externe de la base de l’os par une ouverture connue sous le nom de trou mentonnier, tandis que l’autre branche, qui est très petite, continue son trajet dans l’épaisseur de l’os jusqu’au niveau de la dent incisive moyenne. Ce canal, par son côté supérieur, communique par un ou par deux trous avec chacune des alvéoles. Remarquons que, toute proportion gardée, ce canal est beaucoup plus développé dans la mâchoire des jeunes enfants que dans celle des adultes. Dans la vieillesse, il est presque oblitéré et se trouve très voisin du bord alvéolaire ; ehez les adultes, il est à-peu-près au niveau de la ligne myloïdienne; mais, chez les enfants en bas âge, il occupe la portion la plus inférieure du corps de la mâchoire. Son usage esl de loger le nerf, l’arlére et la veine denlaire.

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