CAPILLAIRES
Win ter. Les plaques sont roulées sur elles-mêmes, blanches et épaisses. Elle jouit des propriétés stimulantes, stomaclii- (jues et antiscorbutiques plus prononcées même que celles de la cannelle précédente.
CAOUTCHOUC. Cette substance, nommée aussi gomme élastique, découle des incisions faites à l’écorce de l’arbre hevea quimensis de. la famille des tithymales, qui croît dans l’Amérique méridionale. C’est d’abord un suc laiteux qui prend de la consistance en absorbant l’oxygène de l’air. Le caoutchouc pur est blanc ; celui du commerce est brun à cause de la fumée à laquelle il est exposé par les Indiens pour le dessécher. Il est solide, mou, fort élastique, flexible et plus léger que l’eau. Il est insoluble dans l’eau et dans l’alcool; l’eau bouillante le ramollit, le gonfle et le rend ainsi soluble dans les huiles volatiles : il n’offre pas un grand intérêt aux dentistes. Quelques-uns d’entre eux cependant se servent d’un ruban de cette substance pour remédier à la trop grande obliquité des dents en avant. Les extrémités du ruban se fixent aux grilles métalliques adaptées aux molaires de chaque côté, et la pression exercée sur la face antérieure des dents incisives et canines par le rétrécissement graduel du caoutchouc, tend à faire prendre à celles-ci une position plus érecte.
CAPELINE. Nom d’un ancien bandage tà deux globes, employé autrefois dans les cas d’écartement des sutures crànéennes, dans les plaies avec fraction de la tète, et dans les cas de luxation de la mâchoire inférieure. Il n’est plus employé.
CAPILLAIRES. On donne ce nom en anatomie aux extrémités ténues des artères et des veines. Leur ensemble constitue le système capillaire, qui est intermédiaire aux systèmes artériel et veineux. Les vaisseaux capillaires sont lépandns en grande profusion dans tous nos organes, et deviennent, dans les cas de phlegmon, le siège d’un flux sanguin remai'qnahhî.
CARIE
CAPSULE. C’est un creuset en forme de bol et d’nne épaisseur partout égale. Les creusets sont faits de poterie, de grés, de faïence, de la terre nommée wedgenvood, de verre dépoli, de cuivre et de platine, suivant l’usage qu’on veut en faire. On se sert de ces capsules dans la fabrication de l’émail tendre employé par quelques dentistes arriérés dans la formation des gencives artificielles.
CARIE. La carie des os n’est que l’ulcération de ces organes. Les os de l’une et de l’autre mâchoire peuvent être atteints de carie, et celle-ci peut être due à des violences extérieures ou à des vices de constitution, tels que la syphilis, les scrofules, etc., ou bien à l’extension de l’inflammation chronique des parties molles, ou bien à la présence des racines de dents gâtées dans les alvéoles. La carie de ces os est ordinairement précédée d’une douleur locale de quelque durée : l’os malade se gonfle, la membrane qui tapisse ses cellules sécrète du pus, et celui-ci, aumoyçn de la communication qui existe entre toutes les cellules, se ramasse en foyer. Ce travail morbide, borné d’abord à l’intérieur de l’os, se communique au périoste, et de là aux parties molles qui le recouvrent, et une fistule ne tarde pas à s’établir. La matière déliée qui échappe de ces sortes de fistules n’a jamais la consistance du bon pus ; c’est une sérosité noirâtre, qui est d’abord inodore, mais qui devient plus tard, par le contact de l’air, excessivement infecte. Pour s’assurer d’une manière positive que l’os même est malade, on fait parcourir au trajet fistuleux l’extrémité mousse d’une sonde en acier, et celle-ci, arrivée au siège primitif du mal, fait entendre un bruit de craquement distinct provenant du brisement des lames osseuses amincies de l’os et des fongosités saignantes qui s’y trouvent. Cette maladie peut avoir son siège dans toutes les parties des os maxillaires, et il n’est pas rare de la voir opérer la perforation de la voûte palaline et établir ainsi une communication entre la bouche cl les fosses nasales, ou bien entre celle-là et rintérieur du sinus
CARIE
maxillaire. Dans les maladies de celle espèce, qui aüaquenl les organes de la bouclic, le dentiste doit s’assurer si le mal ne dépend pas d’une maladie générale de l’économie : scrofule, scorbut ou syphilis, et dans les cas où la carie est due à ces états généraux, il se bâtera de les combattre par des moyens appropriés à cbaciin d’eux. Quand la maladie est purement locale, et quand elle persiste après que le vice constitutionnel qui l’avait produite est guéri, il faut chercher à dessécher, à changer de nature la surface sanieuse de l’os, au moyen des poudres absorbantes, des injections irritantes, telles que les dissolutions de nitrate acide de mercure, de sublimé corrosif, etc., ou, ce qui vaut mieux, quand la chose est possible, c’est de porter sans timidité un stylet ou un cautère quelconque ehauffé au blanc sur la surface malade et de brûler radicalement toute la partie cariée.
CARIE dentaire. A proprement parler, le mot carie n’est plus applicable à la destruction lente delà substance caleaire des dents que l’on voit souvent dans l’état maladif de ces organes. Le mot carie suppose dans l’endroit qui en est le siège, la présence d’une trame organi((ue de tissus vivants capables de produire le pus sanieux qui en découle. Mais des recherches récentes sur la nature des dents ont établi, au-delà de doute, que les parties dures de ces ostéides ne sont nullement organisées, pas plus que ne le sont les couches calcaires qui constituent l’écaille de l’huitre, et qui sont simplement le produit d’une matière épanchée par la membrane sécrétoire qu’elles reeouvrent. La substance purement minérale qui compose la coque de la dent ne peut donc pas être affectée de carie, mais bien de la décomposition chimique des sels qui la forment. Cependant le droit de citer ce mot dans le langage de notre art, est depuis trop longtemps établi pour que nous cherchions à lui substituer un mot de formation nouvelle, d’autant plus qu’il peut servir à exprimer aussi bien (|ue tout autre le fait de la destruction de la matière calcaire des dents, sans préjuger en aucune manière
CARIE
sur la nature de cette dernière. La carie est donc la destruction graduelle de la portion dure des dents. Elle peut avoir son point de départ à l’intérieur comme à rcxtéricur, et à la racine comme à la couronne de ces organes; mais les dents molaires sont certainement plus fréquemment affectées de carie que ne le sont leurs voisines les incisives et les canines. Nous rejetons de prime-abord l’absurde division des caries en sèches et humides, qui était autrefois à la mode, et nous croyons rendre à nos lecteurs un service réel, en leur plaçant sous les yeux la classification des différentes sortes de carie dentaire, établie par un auteur qui a rendu les plus grands services à notre art et dont la précision et l’exactitude sont conlîrmées par les expériences de tous les jours.
Les espèces de carie qu’il a établies sont au nombre de sept, et nous allons ici les énumérer.
1® Carie calcaire qui consiste dans une légère dépression circulaire qui se forme auprès de la gencive, et où l’on voit l’émail devenir beaucoup plus blanc qu’il n’est naturellement, et devenir en même temps inégal, friable et d’une sensibilité morbide extrême.
2® Carie écorçante. Dans cette espèce, la maladie commence par une tache jaune qui se forme sur l’émail de la couronne. L’émail lui-même, devenu friable, se détache souvent en totalité, et laisse apercevoir l’ivoire plus ou moins altéré, de couleur jaune ou même brune, plus mou que do naturel, et doué d’une sensibilité obscure.
3® Carie perforante. Celte espèce commence par une tache plus ou moins foncée sur l’émail qui, avec le temps, dégénère en une petite cavité qui croit en largeur et en profondeur, et dont les parois, qui sont jaunâtres ou noires, sont très sensibles à l’impiession du froid ou des corps étrangers et pénétrées d’une bumidité fétide.
4® Cane charbonnée. Le caractère principal de celte espèce est une tache de couleur noire, cimilaire, ([iii |u*eu(lsou
CARIE
lOi
origine dans Tivoire ou à la face interne de l’émail, et qui est très visible cà travers ce dernier, qui, à cet endroit, est transparant et bleinàtre. Peu-à-peu l’émail se détruit, et l’on voit dans l’épaisseur de l’ivoire une cavité à parois sèches, friables et noires, qui s’agrandit rapidement, mais qui ne donne pas d’odeur, et qui est privée de sensibilité.
5® Carie stationnaire. La marche de la maladie, dans celle-ci, ne diffère guère de celle qidelle affecte dans l’espèce précédente, et peut-être n’en est-elle qu’une variété. On y voit la même tache noire suivie d’une excavation à parois insensibles et inodores comme dans le cas précédent, mais qui, loin d’être friables, sont aussi dures et aussi compacte:- que l’est le tissu naturel de la dent. Après une marche plus ou moins rapide au début, la maladie ne fait que des progrès très lents et semble même cesser complètement, d’où vient ce nom qu’on lui a imposé.
6® Carie curée. Cette espèce de carie n’affecte que la couronne des molaires; elle se distingue par une dépression superficielle au milieu de laquelle se trouve une tache jaune ou brune. L’émaih dans cet endroit, est détruit, mais la matière éburnée qui le remplace est aussi consistante et aussi peu impressionnable que l’émail même. L’état poli de la surface de cette substance ferait croire que la dépression n’était que l’effet de l’usure produite par le contact de la dent correspondante de l’autre mâchoire; mais l’examen attentif de celle-ci fera voir que la dépression dont nous parlons ne lui est pas due, et que cet état de la dent n’est que le résultat d’un moyen que la nature a employé pour curer ou guérir U ne autre maladie.
7® Carie diruptide. Cette sorte de carie se montre à l’endroit de la dent qui unit la couronne à la racine, mais elle agit principalement sur cette dernière qui devient excessivement sensible au froid, au chaud, aux acides et au moindre contact des corps étrangers. Il y a d’abord une tache jaune et un ramollissement de la partie qui se change ensuite en
CATÀPLASlUE.
un sillon de couleur obscure, transversalemenl dirigé do I manière à opérer ou à faciliter la séparation de la couronne d’avec la racine de la dent.
CAROTIDE. C’est le nom de l’artère qui porte le sang envoyé par le cœur aux différentes parties de la tête et du visage. Voyez le mot Artère.
CARRÉS. Le mot carrés est appliqué aux muscles abaisseurs de la lèvre, et à la houppe du menton, i CARTHAAIE. Le carthamus tinctoria est une plante de la famille des composées, dont les fleurs contiennent une matière colorante que le dentiste peut utiliser pour donner un beau teint rose ou ponceau à ses préparations dentifrices.
CASCARILLE. C’est l’écorce du croton cascariUa.^ ar- I brisseau de l’Amérique Méridionale. Elle est en morceaux I roulés^ d’une couleur gris-blanchâtre dont l’odeur et la saj vcur sont agréables et aromatiques. Cette écorce est tonique, stimulante et astringente, et peut rendre sous forme de poudre, d’infusion ou de teinture de grands services au dentiste, dans le cas de relâchement, d’atonie et de pâleur de la muqueuse buccale.
CASSE. La casse est la pulpe contenue dans les gousses d’une plante de la famille des légumineuses, nommée cassia fisliila. Elle est noire, douce et sucrée. Elle est très employée comme laxatif, à la dose de 30 grammes.
CATAPLASME. C’est une bouillie épaisse^, faite avec de la fécule, de la mie de pain ou de la farine de graine de lin, et étendue sur un linge. Les cataplasmes sont appliqués en général autour des parties tuméfiées et douloureuses pour y entretenir une douce humidité qui favorise la résolution de la tumeur, ou pour hâter le progrès de la suppuralioii, si celleci commence à se former, ou pour calmer les accidents d’irritabilité nerveuse dont la partie est le siège. Les cataplasmes peuvent être rendus toniques, astringents, rubélianls, narcotiques, etc., en incorporant avec la bouillie dont ils sont faits, des substances médicamenteuses, projires à leur donner les
CAUSIÎS.
propriétés voulues, ou bien en répandant ces substances à à l’état liquide ou en poudre sur la surface du cataplasme. Les cataplasmes sont utiles au dentiste dans quelque cas de tumeur maxillaire et de douleurs rhumatismales, et névralgiques dos mâchoires.
CATARRHE buccal. Ce mot est donné par quelques auteurs, à l’irritation inflammatoire de la membrane muqueuse de la bouche accompagnée d’une éruption d’aphthes ou la transnudation d’une matière pultacée. Voyez les mots Aphlhe et Muquet.
CATHARTIQUES. Nom donné â une classe de médicaments purgatifs qui agissent d’une manière plus forte que les laxatifs et moins forte que les drastiques.
CAUSES. On entend par ce mol tout ce qui produit les maladies des organes de la bouche comme celles des autres parties du corps, ou tout ce qui concourt à leur production. La division la plus récente des causes des maladies est celle de M. le professeur Chomel ; il en fait trois classes , qui sont r
1 ® Causes spécifiques ou déterminantes, qui agissent d’une manière évidente et qui produisent toujours les mêmes effets; telles que les substances corrosives, le virus syphilitique ou les préparations mercurielles imprudemment employées.
2” Causes prédisposantes qui préparent les organes à être facilement atteints; telles que l’habitation dans des climats froids et humides; les prédispositions héréditaires, un trop grand développement des tempéraments lymphatique, nerveux, etc. Toutes ces causes, et autres semblables, laissent l’individu exposé à être atteint par la moindre cause occasionelle de diverses maladies de la bouche et des dents.
3® Causes occasionelles. Qui font éclater une maladie à laquelle les organes de l’individu étaient déjà préparés par l’influence des causes prédisposantes sur sa constitution en général. Tels sont ; un courant d’air froid , l’exposition à la ])luie, un mouvement de frayeur, des coups, des chutes, etc.
CAUTÉRJSAÏION.
CAUSTIQUES. Ce mot porte la même signification que Texpression cautère potentiel, et désigne toutes les substances minérales, telles que les acides, les alcalis et certains sels qui ont la propriété de désorganiser les matières animales et ceux auxquels le dentiste est souvent obligé d’avoir recours pour détruire la surface sanieuse d’un os affecté de carie, pour ranimer les bourgeons charnus indolents de certaines lésions de continuité siégeant au palais, aux gencives et aux autres parties de la bouche; pour faire cesser la destruction, par décomposition chimique, de la portion dure des dents, ou pour détruire les filets nerveux qui parcourent les racines d’une dent gîitée; pour arrêter le développement des aphthes, d’ulcères syphilitiques, etc., etc. Les caustiques le I plus souvent employés sont les acides nitrique , sulfurique I et chlorydrique; la potasse caustique et la poudre de Vienne, le nitrate d’argent, le nitrate, acide de mercure et autres qu’il serait inutile d’énumérer ici.
! CAUTÈRE. On donne le nom de cautères potentiels aux, substances caustiques dont nous venons de parler; mais le cautère, proprement dit, ou cautère actuel, est le feu même ou un métal rougi au feu et appliqué sur l’endroit malade. Son action est beaucoup plus prompte et plus efficace que celle des substances caustiques. Mais la pusillanimité de la plupart des malades et quelques particularités dans la nature des maladies de la bouche, empêchent qu’il soit toujours employé.
CAUTÉRISATION. Ce mol indique, en général , une opération qui consiste dans l’application des matières caustiques et du cautère pour obtenir les résultats dont nous avons parlé au mot Caustiques. La cautérisation, par les caustiques, se fait, en touchant les parties malades d’un pinceau trempé dans une dissolution du caustique dont on se sert ou du coton saturé du même liquide que l’on place dans la cavité de l’organe malade. Quand on emploie le cautère, on a soin préalablement de débarrasser la surface cariée du détritus et