COULEUR
coton sert aussi au dcntislc pour euloiiror la mâchoire de ses malades, dans les cas de lluxious et d’odoiilalg-ies rliumalismales; le cotou eu boulettes et chargé d’iiii principe narcotique est souvent introduit dans la cavilé des dents cariées que l’on va plomber, ou dont on veut cautériser le nerl'. Dans ces deux dernières opérations, il est très utile et même indispensable de fourrer une quantité considérable de eoton dans la rainure qui sépare l’arcade dentaire et la gencive des parois de la bouche pour empêcher la salive de venir mouiller la surface cariée sur laquelle on opère. (Voyez les mois Plombage et Obturation.)
COUENNE. On donne ce nom à une couche plus ou moins épaisse d’une matière fibrineuse, de couleur blancbrunàtre, qui se forme sous le caillot du sang tiré de la veine pendant la durée des maladies inflammatoires.
COULEUR. Le mot couleur veut dire l’impression produite surl’œii par la surface des corps, en réfléchissant la lumière.
Suivant les physiciens, il y a sept couleurs primitives, le rouge, l’orange, le jaune, le vert, le bleu, le pourpre et le violet : la couleur blanche, qui est celle des dents, résulte de la réflexion d’une lumière non décomposée. Les dents, bien que généralement blanches, offrent des nuances extrêmement variées, qu’il importe beaucoup au dentiste d’étudier, ear la couleur et les teints de ces organes ont des rapports très intimes avec l’état sanitaire des autres organes de la bouche, et avec la conformation et la composition des dents elles-mêmes. Il en est de même des dents minérales dont le dentiste doit avoir un assortiment très complet, et nous ne pourrions trop recommander à nos jeunes confrères de s’accoutumer de bonne heure à saisir les rapports qui existent entre les diverses nuances des dents tant artificielles que naturelles, car, dans la pose des premières, il ne faut qu’une bien légère différence de couleur pour gâter l’apparence d’une arcade dentaire, que son premiei’ devoir est de compléter et d’embellir.
COUPE iiosi:.
On einploio le mol couleur pour désigner aussi la lualière minérale ou végétale avec laquelle le dentiste colore les objets qu’il travaille ; c’est ainsi que l’on dit couleur rose de l'émail blanc pour désigner une matière colorante dont nous allons indiquer la composilion, et que l’on emploie lorsque l’émail est posé et glacé sur la pièce. Celle matière se compose de 3 grammes 91 centigrammes de cristal de Venise, et de 6 centigrammes d’un mélange d’oxyde d’or et d’oxyde d’étain; ces substances sont broyées séparément et aussi fin que possible, pour être plus tard mélangées d’une manière très intime. On sèche ensuite le mélange qui, au moment où l’on veut s’en servir, doit être délayé dans un peu de térébenthine.
COUPELLATION. C’est un procédé métallurgique employé, comme nous venons de le dire, pour séparer l’or ou l’argent du cuivre et d’autres métaux avec lesquels ils peuvent être accidentellement unis. Cette opération se pratique en faisant fondre l’alliage qid renferme l’or ou l’argent avec trois fois son poids de plomb. Pendant celte fusion, le plomb et le cuivre absorbent l’oxygène de l’air pour former des oxydes qui passent à travers les parois de la coupelle, tandis que l’argent fondu forme un bouton métallique qui reste au fond ; il en est de même de l’or. La coupellation, qui peut aussi servir à déterminer le titre de ces métaux, se pratique dans un fourneau particulier, connu sous le nom de fourneau de coupelle.
COUPELLE. On donne ce nom à un petit vase employé dans les arts pour séparer l’or et l’argent des métaux avec lesquels ils peuvent être unis et particulièrement du cuivre. Le vase nommé coupelle est très poreux ; il est formé de la substance d’os calcinés qu’on réduit en poudre et que l’on convertit en pâte consistante au moyen de l’eau.
COUi'EROSE. Ce nom est donné le plus souvent au deutosidfale de fer. On le dit couperose verte pour le distinguer d’un sulfate de zinc nommé couperose blanche^ et un deuto-
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siilfalo ilcî ciiivi’e, nommé couperose bleue. La couperose vcrie, quanil elle est pure, esl un cxcellenl loniquC;, mais à Irès pelile dose, car elle a une aclion très corrosive sur les Ioniques de l’eslomac. Elle fait partie des pilules ferrugineuses de Yallei : 1 kilogramme de couperosii fondue dans l’eau ; d’un bain, rend ce dernier très forliUanl, et il peut même ' remplacer le bain de Barèges.
COURONNE. On emploie ce mot pour désigner le corps ^ ou la partie de la dent que la gencive ne recouvre pas. C’est i à la forme de la couronne que l’on doit la division des dents en trois classes : les incisives, les canines et les molaires. La ( couronne des premières est en forme de coin , dont le Iran- | chant est taillé en biseau ; celle des secondes est en forme de | cône ou à-peu-près ; celle des troisièmes a une forme cubique ; elle est munie à son extrémité libre de tubercules plus ou 1 moins volumineux. C’est dans l’intérieur de la couronne ou corps de la dent que se trouve la cavité qui loge la pulpe f dentaire, et qui est souvent ouverte par la carie ou par la f décomposition dentaire qui attaque presque toujours la cou- | ronne. ij
COUTEAU. On donne ce nom en chirurgie aux inslru- Ij ments tranchants à manche fixe. Les couteaux à amputa- v lion sont plus grands que les bistouris ; les couteaux à cala- m racte beaucoup moindres. Le couteau en serpette.^ qui a la w forme de ce dernier instrument, fut inventé par Desfault .C pour couper la paroi osseuse du sinus maxillaire, afin g d’extraire les polypes et les fongosités qui peuvent s’y déve- J|‘ lopper. «i
CRAIE. C’est le nom du carbonate de chaux impur. Nous ■ en avons parlé à l’article blanc d’Espagne. M
CRAIE de Briançon. C’est une sorte de talc, blanc et ton- fÈ dre que l’on mêle avec l’oxide de bismuth, pour former la composition cosmétique connue sous le nom de fard blanc.
CRAMPONS. Ce mot se dit dans les ateliers pour désigner de petites pinces en acier, de forme courbe qui servent
CRÈIME.
à leiiir les plaques pendant le travail delà soudure. On donne aussi ce nom à de petites broches de 1er, recourbées en forme de clous à crochets. Ce nom est donné egalement à de petites lames de platine plates et carrées qui bordent la rainure de la face postérieure de quelques espèces de dents minérales.
CRANE. Les anatomistes donnent ce nom à la boîte osseuse qui renfermele cerveau^ le cervelet, la protubérance annulaire et les membranes qui les entourent. Le crâne est forme par la réunion entre eux de plusieurs os plats qui sont : en avant, le frontal; en arrière, roccipital; latéralement et en haut, les pariétaux; latéralement et en bas, les temporaux; inférieurement et au centre, le sphénoïde et l’éthmoïde. La lame criblée de ce dernier os forme la voûte des fosses nasales, et sa lame perpendiculaire s’unit au vomer pour en constituer la cloison.
CRANSON. C’est un des noms du cochléaria, plante de la famille des crucifères dont nous avons parlé. Voyez ce mot.
CRASSE. Nom donné à l’enduit dont se couvre la peau, et qui est le résultat de l’exhalation cutanée, de la poussière, etc. On donne aussi ce nom à récumesale qui vient à la surface de certains corps en fusion. La crasse qui se forme sur la surface de quelques métaux fondus n’est que l’oxyde de CCS derniers.
CRÈME. La crème de lait est une matière onctueuse, et de saveur agréable, composée de sérum, de caséum et de beurre.
CRÈME de tartre. C’est un tartrate acide de potasse. Celui qui est dit soluble est obtenu en faisant bouillir la crème de tartre ordinaire avec du borax ou borate de soude. Ce sel est employé en médecine comme laxatif.
CREME pectorale. C’est une composition pharmaceutique dont on doit la prescription au docteur Tronchin, cl que l’on fait j)rcndrc par cuillerée à café aux enfants qui, pendant
CUKOSOI'K.
les diriieiillés de lu première deiililioa, sont lourinciilés par des toux sèches et opiniâtres. Comme la crème pecloralc du docleur Tronchin est une composition qui rend des services réels au dentiste , nous allons indiquer les ingrédients dont elle se forme, et que voici ; Beurre de cacao^ 60 grammes 50 centigrammes; sucre blanc, 15 grammes 65 centigrammes; sirop de baume de ïolus, 31 grammes 25 centigrammes; sirop de capillaire, 3 grammes 25 centigrammes.
CRÉOSOTE. La créosote est une substance que le chimiste Reisenbacli découvrit dans Tacide pyroliqueux, et dans le goudron de bois. La créosote est oléagineuse, transparente, incolore, d’une odeur de viande fumée, d’une saveur causti- ([iie, d’une consistance d’huile d’amandes, et d’une pesanteur spécifique de 1 ,037. Elle bout à 203^. Elle tache le papier comme les huiles, mais ces taches disparaissent parce que la créosote se volatilise. Elle brûle avec une flamme très brillante. Elle est noircie paiT’acide sulfurique, et l’acide nitrique la dissout. Elle coagule l’albumine, et c’est à cela qu’est due sa propriété de conserver les substances animales. On Ta employée autrefois en médecine contre la carie des os, la brûlure, les hémorragies, mais depuis longtemps on ne s’en sert plus. Ce n’était qu’après avoir perdu la place que l’on a voulu lui donner dans la médecine générale, que l’un de nos «mnfrères prit à cœur d’établir sa réputation comme moyen odontalgique. Elle produit selon lui des effets miraculeux dans les cas de earie, et une guérison qui avait pour sujet le célèbre chefd’écoleRroussais, vint bien tôt mettre le comble à sa gloire. Cette substaneeeutalors une vogue immense; l’engouement en était général, et en fait, le suecès de la créosote marehait de pair avec les doctrines antiphlogestiques du médecin célébré qu’elle venait de guérir. Le temps cependant, ce juge austère des systèmes etdes choses a déjà ôté au médicament lesmérites tactices qu’il ne devait qu’aux exagérations de ses partisans, et aux doctrines les prestiges dont le brillant raisonnement d’un