Les mesures d’ares de méridiens ne sont pas les
seules propres à la détermination de la figure de la terre; on les combine avantageusement avec les mesures d’ares de parallèles, lorsque celles-ci sont accompagnées de bonnes observations de longitudes. (V. Rec- TIFICATION.) La méthode que l’on suit à cet égard, de préférence aux phénomènes des éclipses des satellites de Jupiter, des occultations d'étoiles par la lune, etc. , est celle des signaux de nuit produits par l’inflammation de Ja poudre à canon; parce que leur apparition subite et instantanée des stations dont on veut connaître la différence en longitude ayant lieu au même instant physique , à cause de la prodigieuse vitesse avec laquelle la lumière se propage, il en résulte que, si le temps absolu à chacune de ces stations est parfaitement connu, la différence des heures des observations sera celle des méridiens. Mais malheureusement une erreur d’une demi-seconde de temps sur le résultat en produit une de 7 secondes et demie de degré sur l’amplitude me-
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surée, et c’est ce qui fait que la mesure des longitudes pour de petites distances est une opération extrèmement délicate, et bien moins susceptible de précision que la détermination des latitudes, qui peut être rendue presque indépendante du temps. Néanmoins cette méthode des feux, essayée dès 1740 par Cassini de Thury et Lacaille, a-eu, il y a un petit nombre d’années, un plein succès en France et en Italie par le concours simultané d'ingénieurs-géographes français et de savans italiens. En voici les résultats selon M. Puissant.
L'arc de parallèle, à la latitude de 45°43'12", compris entre l'Océan et la mer Adriatique, est de 1210673",9 ; son amplitude astronomique de 1"2°9",78. Cet arc se compose de sept parties qui, étant soumises à la règle des moindres carrés (voy. ce mot), donne pour le degré moyen 77897",8. Celui du méridien, déduit de la distance ci-dessus de Greenwich à Formentera, est de 111191",25, à la latitude moyenne de 45°4'18"; et la combinaison de ces deux degrés étant faite par le pro-
. : : 1 cédé de calcul connu, on obtient l’aplatissement SE
c’est-à-dire celui de l’elipsoïde osculateur en France. 4. Les longueurs du pendule à secondes, quoique moins influencées que celles des degrés du méridien par les causes perturbatrices de la régularité de la terre, sont cependant sujettes à des anomalies qui dévoilent ces causes lorsqu'elles agissent avec une certaine énergie. Cette vérité ressort de la comparaison des observations faites en différens lieux ; et, pour citer un fait à l’appui, nous dirons, d’après le capitaine Sabine, que l'accélération du pendule se manifeste généralement sur les terrains volcaniques, et le retard sur lesterrains sablonneux et argileux. (Bulletin de la Société de Géog., n° 50, pag. 247.) Toutefois en faisant un choix des meilleures observations recueillies jusqu’à présent, et traitant les longueurs du pendule qui en dérivent par la méthode des moindres carrés, afin d’atténuer autant que possible les erreurs d'observation, M. Mathieu trouva qu’en prenant pour unité la longueur du pendule à l'équateur, évaluée aprèslui à0",99102557, son accroissement, depuis ce cercle jusqu’au pôle est égal au produit de 54 dix millièmes par le carré du sinus de la latitude, c’est-à-dire que généralement
= 1 0,0054 sin ?},
valeur correspondante à l’aplatissement
365 (V. Per=
DULE COMPOSÉ. ) D'autres savans, qui ont discuté de leur côté une plus grande masse de nouvelles observations, pensent
, : 1 qu’elles donnent l’aplatissement 385 On peut con-
sulter à ce sujet un article très-intéressant du Pulletin Tom, nr,
scientifique de M. Ferrussac, tom. VIT, pag. 52, et un excellent mémoire de M. Baïly, inséré dans les Transactions philosophiques de 1832.
L’accroissement des longueurs du pendule, de l’équateur au pôle, est sensible, même sur les divers points de la méridienne de France, suivant de nombreuses observations faites avec un appareil de Borda par MM. Arago, Biot et Mathieu, et dont voici les résultats, déduits du calcul le plus rigoureux.