‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 60 sur 96 · ARTICLL · texte numérisé non relu

ARTICLL

Analjse' d'un mélange semblable au précédent, qui contiendrait

en outre de l'oxide de carbone.

Après avoir déterminé la proportion de l'oxigène et de l'acide carbonique* par les procédés exposés dans l'article précédent,. on prendra la densité du mélange privé de ces deux gaz; on en fera détoner un poids connu dans l'eudiomètre à mercure avec un poids également connu d'oxigène; on déterminera le poids de l'acide carbonique produit, puis celui de l'oxigène en excès à la combustion, et enfin le poids de l'azote. Avec ces données il sera facile de calculer la proportion des élémens du mélange, si on se rappelle la manière dont on a procédé pour déterminer la proportion d'un mélange d'oxide de carbone et d'hydrogène carburé. (Ch.)

GAZ ACIDE ACÉTIQU.E (Chim.) , dénomination qu'on a appliquée improprement à la vapeur de l'acide acétique. (Ch.)

GAZ ACIDE CARBONIQUE. (Chim.) C'est la combinaison à l'état gazeux du carbone avec la plus forte quantité d'oxigène à laquelle il peut se combiner. Voyez Carbonique [Acide], tome VII , pa^c G-j. (Ch.)

GAZ ACIDE CRAYEUX. {Chim.) A l'époque où l'on ignoroit la nature du gaz acide carbonique que l'on retiroit du carbonate de chaux, soit par la chaleur , soit par des acides , Bucquet donna à ce fluide aériforme le nom de gaz crayeux. (Ch.)

GAZ ACIDE FLUORIQUE. (Chim.) C'est le nom que l'on a donné improprement à la vapeur de l'acide hydrophtorique. (Ch.)

GAZ ACIDE MARIN. (Chim.) C'est le gaz acide hydrochlorique. (Ch.)

GAZ ACIDE MARIN DÉPHLOGISTIQUÉ. (Chim.) C'est ' le chlore. (Ch.)

GAZ ACIDE MURIATIQUE. (Chim.) C'est le gaz acide hydrochlorique. (Ch.)

GAZ ACIDE MURIATIQUE OXIGÉNÉ. (Chim.) C'est le nom que l'on a donné au chlore , lorsqu'on le considéroit comme un composé d'acide muriatique et d'oxigène. (Ch.)

GAZ ACIDE NITREUX. (Chim.) Depuis que M. Dulong a démontré que l'acide uitreux pur étoh liquide jusqu'à lu température de 27 degrés, Ou a remplacé l'expressiou de gaz acide nitreux par celle de vapeur acide nitreusc. Si ou Qbsfirve souvent un fluide aériforme fortement coloré en rouge par de l'acide nitreux , et qui ne peut être liquéfié par la pression à la température ordinaire, cela tient à ce que la vapeur nitreusc est mêlée à un gaz permanent. (Ch.)

GAZ ACIDE PRUSSIQHE. (Chim.) Cette dénomination doit être remplacée par celle de vapeur lijJrocyaniquc. (Cfi.)

GAZ ACIDE SPATHIQUE. (Chim.) Cette dénomination a été employée improprement pour désigner la vapeur de l'acide hydrophtorique. ( Ch.)

GAZ ACIDE SULI UKEUX. (Chim.) C'est la seule combinaison connue du soufre avec l'oxigène qui soit gazeuse et acide. ( Ch. )

GAZ AÉRIEN. (Chim.) Quelques personnes ont employé cette expression pour désigner l'air atmosphérique. (Ch.)

GAZ ALCALIN. (Chim.) C'est le plus ancien nom du gaz ammoniaque. (Ch.)

GAZ AMMONIAC, GAZ AMMONIACAL, actuellement GAZ AMMONIAQUE (Chim.) : noms que l'on a donnés à la combinaison qui est formée de trois volumes «"hydrogène et d'un volume d'a/.ote condensés en deux volumes. (Ch.)

GAZ AZOTE (Chim.), nom donné à un des gaz de l'atmosphère, qui n'a pas, comme l'oxigène, la propriété d'entretenir la respiration des animaux. Voyez Azote. (Ch.)

GAZ AZOTE PHOSPHURÉ. (Chim.) Il est démontré aujourd'hui que le gaz qui a reçu ce nom , n'est qu'un mélange d'azote et de vapeur de phosphore. (Ch.)

GAZ AZOTE SULFURE. (Chim.) M. Gimbernatet, depuis, M. Monheim, avoieut annoncé l'existence d'une combinaison d'azote et de soufre dans plusieurs eaux minérales : on sait aujourd'hui que cette combinaison est encore inconnue, et que le prétendu gaz azote sulfuré qu'on a retiré de ces eaux , n'étoit qu'un mélange de gaz azote et d'acide hydrosulfurique. (Ch.),

GAZ DÉPHLOGISTIQUÉ (Chim.), nom donné à l'oxigène par Priestley. (Ch.)

*44 ^ x, GAZ \ ?"

GAZ DEUTOXïDE D'AZOTE (Oiim.): combinaison formée d'un volume d'oxigène et d'un volume d'azote, sans condensation apparente. Voyez Azote, Supplém. du Tom. III* (Ch.)

GAZ HÉPATIQUE (Chim.)-. ancienne dénomination de l'hydrogène sulfuré , ou plutôt de l'acide hydrosulfurique. Hépatique est dérivé du mot hépar, que l'on appliquoit au sulfure de potasse et de soude. ( Ch. )

GAZ HYDROGÈNE (Chim.) : corps simple , qui est naturellement à l'état gazeux quand il est libre de toute combinaison. Voyez Hydrocène. (Ch.)

GAZ HYDROGÈNE ARSÉNIÉ , ARSENIQUÉ , ARSE- NIURÉ (Chim») : combinaison gazeuse de l'hydrogène avec l'arsenic. Voyez Arssnic , Supplément du Tome III. (Ch.)

GAZ HYDROGÈNE CARBONÉ ou CARBURÉ. (Chim.) Combinaison gazeuse du carbone avec l'hydrogène. Il en existe au moins deux: l'une au minimum de carbone, qu'on appelle gaz hydrogène protocarburé ; l'autre au maximum de carbone, que l'on appelle gaz hydrogène percarburé. Voyez Hydrogène. (Ch.) * GAZ HYDROGÈNE PHOSPHORÉ ou PHOSPHURÈ. (Chim.) On compte généralement deux combinaisons d'hydrogène et de phosphore : l'hydrogène saturé de phosphore , qu'on appelle gaz hydrogène perphosphuré , et l'hydrogène au minimum de phosphore, «que Ton appelle gaz hydrogène protophosphuré. Le premier se distingue du second en ce qu'il s'enflamme spontanément quand il a le contact de l'air , tandis que le second a besoin d'être échauffé. (Ch.)

t GAZ HYDROGENE SULFURÉ. (Chim.) C'est le gaz acide hydrosulfurique. (Ch.)

GAZ HYDROGÈNE ÎELLURÉ. (Chim.) C'est le gaz acide hydrotellurique. (Ch.) ^ t

GAZ INFLAMMABLE. {Ckim.) C'est le plus ancien nom du gaz hydrogène; cependant il faut savoir qu'il a été donné quelquefois à des gaz qui ne sont pas de l'hydrogène pur, mais des combinaisons de cet élément avec d'autres corps inflammables. (Ch.) * * GAZ INFLAMMABLE DES MARAIS., (a/m.) C'est le gaz qui se dégage des marais ou des eaux stagnantes où il y a des matières végétales en décomposition. C'est un mélange

ordinairement formé de 86 de gai hydrogène protocarburé et de 14 de gaz^bitè.1 (Ch.)

GAZ MÉPHITIQUE. (Chim.) C'est l'ffade^arbomquc. (Ch.)

GAZ NITREUX. (Chim.) C'est le gaz deutoxide d'asote. (Ch.) v y- , ;* -

GAZ NITROGÈNE (Chim.), nom que Fourcroy avoit proposé de donner à l'azote, parce que célui-ci produit l'acide du nitre en se combinant à l'oxigène. (Ch.)

GAZ NITRO-MURIATJQUE. (Chim.) Nom que l'on a donné à l'émanation de l'eau régale. Elle est essentiellement composée de chlore et d'acide nitreux en vapeur. (Ch.)

GAZ OLÉIGÈNE. (Chim.) Fourcroy avoit proposé de donner ce nom au gaz hydrogène percarburé , qui a la propriété de former l'éther chlorurique , dont l'aspect est huileux, lorsqu'on le mêle avec un volume de chlore égal au sien. (Ch.)

GAZ OXIDULE D'AZOTE. (Chim.) C'est le protoxide d'azote. (Ch.) • • * * - »%

GAZ OXIGÈNE. (Chim.) Corps simple, éminemment comburent, qui est toujours gazeux lorsqu'il est libre de toute combinaison. Voyez Oxicène. (Ch.) *

GAZ PERMANENS. (Chim.) Plusieurs auteurs ont donné au mot gaz la même extension qu'à l'expression jîuides aèriformes. En conséquence ils ont divisé les gaz en non permanens, ce sont les vapeurs; , et en gaz permanens , ce sont les fluides aériformes que nous avons appelés simplement ^az. (Ch.) w<

GAZ PROTOXIDE D'AZOTE (Chim.) : combinaison d'un volume d'oxigène et de deux volumes d'azote , coudensés en deux volumes. Voyez Azote, Supplément du Tome HI. (Ch.)

GAZAL (Mamm. ), nom qui, dit-on, est générique chez les Arabes pour désigner plusieurs espèces d'antilopes. Voyez Gazelle. (F. C. )

GAZALIBU (Bot.), nom arabe de l'ivraie, lolium, suivant Avicenne et Matthiole , eités par Mentzel. (J. )

GAZANÉ (Ichthj'ol.), nom que l'on donne, à Marseille, au syngnathe tuyau , syngnalhus pelagicus , que l'on appelle à Nice cavao, dit M. Risso. Voyez Syngnathe. (H. C.)

GAZANIE, Gazania. (Bot.) [Corymbifirts , Juss. = Syngé*

nésie polygamie frustrante , Linn.] Ce genre de plantes . établi par éaertnor, en 1791 . dans le second volume de son traité sur les fruits, appartient à la famille des synanlhérées , à notre tribu naturelle des arctotidées, et à La section des arctotidées-gortériers, dans laquelle nous le plaçons immédiatement auprès de notre genre Mclanchrysum , qui en diffère cependant par plusieurs caractères très- essentiels. Voici les caractères génériques du gazania, que nous ne connoissons que par la description et la figure données par Ga?rtner.

La calathide est radiée, composée d'un disque iuultiflore, régulariflorc\ androgymflore, et d'une couronne unisériéc, liguliflore . neutriflore. Le péricline est campanulé, pléco- ]épide, formé de squames nombreuses, paucisériées, imbriquées, oblongues- lancéolées , foliacées, entregreflees inférieurement, libres supérieurement. Le clinanthe est plane, alvéolé, a cloisons garnies de courtes fimbrilles piliformes. Les ovaires sont obpyramidaux , tétragopes, glabres; leur aigrette est longue , caduque , fauve , composée de squamcllulcs très - nombreuses , entregreflees à la base, filiformes, excessivement capillaires , et absolument inappcndiculées. Les fleura de la couronne ont un faux -ovaire demi-avorté et inaigrelté ; leur corolle a le tube nul ou presque nul , et la languette très-longue. Lmcéojée, bidentéc.

Gazanie de G/ERTner, Gazania Gœrineri : Gazania rigens, Gœstn. , de Fruct. et sem. plant. , tom. 2 , pag. Z,5i , tab. 173 , fig. 2; Mussinia speciosa , Willd., 5p. pl.; Gorteria rigens, fi , Thunb. , Act. Hafn. , 4, pag. 4, (ab. 4, fig. 1. C'est une plante lierbacée, annuelle; sa racine est divisée, fibreuse; il n'y a point de. tige proprement dite; les feuilles sont toutes radicales, vertes et légèrement pubescentes en-dessus, blanches et tomenteuses en-dessous, à bords roulés en- dessous; les unes sont indivises, linéaires-lancéolées, les autres pinnatifides, à divisions linéaires - lancéolées, très- entières ; les calathides sont solitaires au sommet de hampes ou pédoncules radicaux , deux fois plus longs que les feuilles et pubescens; leur péricline est cylindraoe, pubescent, denté; les corolles de la couronne sont oblongues - lancéolées , jaunes, avec une bande obscure sur le milieu de leur face infé-

rieurc , et une tache noire à la base de la face supérieure. Cette plante habite la région du cap de Bonne-Espérance, comme toutes les autres arctotidées : on la trouve dans les terrains sablonneux, près Grœne-Kloof et Svvarlland. Willdenovv, dont nous traduisons la description, et qui a vu la plante sèche, dit qu'elle diffère du vrai gor.'cria rigens par le port, par la structure du péricline, par la tige nulle, par la racine annuelle. En effet, le gorteria rigens est une plante ligneuse , pourvue de véritables tiges, et ses calathides sont portées, non sur des hampes, mais sur des pédoncules situés au sommet des tiges. M. de Lamarck a donné , dans ses lllustrationes generum , sous le titre de Gazania , la figure d'une plante offrant une hampe, ou un long pédoncule, terminé par une calathide, et des feuilles lancéolées, trèsentières, comme pétiolées : mais les figures de M. de Lamarck , représentant les caractères génériques du gazania , ne sont qu'une servile copie des figures de Gœrtner, ce qui nous fait craindre que l'auteur des Illustrationes n'ait négligé de vérifier ces caractères sur sa plante, de sorte qu'il a pu faire dessiner, sous le nom de gazania, le vrai gorteria rigens, qui n'est pas du même genre.

La ressemblance extérieure du gazania Gœrtneri avec le gorteria rigens a produit plusieurs erreurs, qui ont déjà beaucoup embrouillé la nomenclature en cette partie, et qu'il importe de signaler et de redresser, 'pour faire cesser la confusion qui en résulte. Gacrtner , auteur du genre Gazania , a très- bien observé, décrit et figuré se6 caractères génériques; mais il a fait une erreur de synonymie, en déclarant que la plante sur laquelle il les observoit, étoit le gorteria rigens de Linnaeus. Long-temps après Gaertner, \Villdenow a reproduit, probablement sans le savoir, le genre Gazania sous le nouveau nom de mussinia, et il l'a trèsimparfaitement caractérisé: mais, plusexactsur la synonymie, il a bien distingué le vrai gorteria rigens de Linnaeus, qui ne peut pas être rapporté au gazania ou mussinia, et il l'a laissé dans le genre Gorteria. Il est indubitable que le gazania de Gœrtner est au nombre des six espèces rapportées par Willdenow au mussinia, et il nous semble infiniment probable que c'est le mussinia speciosa. Cependaut la des-

cription de Willdenow semble indiquer un péricline de squames unisériées. égales, tandis que la plante de G.crtner a le péricline formé de squames paucisériées , inégales : mais Willdenow, observant un échantillon sec . a pu se tromper sur ce caractère , assez variable d'ailleurs dans quelques plantes analogues au gazania ou mussinia; et en supposant que Willdenow n'ait commis aucune erreur, la différence que nous remarquons sulïiroit peut-être pour établir que sa plante est une autre espèce que celle de Gartner, mais il n'en seroit pas moins constant que le mussinia est le même genre que le gazania. M. Robert Brovvn n'a pas remarqué l'erreur de synonymie commise par Gœrtner, non plus que l'identité tlu gazania et du mussinia, reconnue par M. de Jussieu dans ses Mémoires sur les synanlhérées , publiés dans les 6.e, 7/ et 8.e volumes des Annales du muséum d'histoire naturelle; mais il a imaginé, contre toute vraisemblance, que cet observateur si exact avoit commis les plus grossières erreurs dans sa description et dans sa tigure du gazania: en conséquence il a présente, en 181 3. dans la seconde édition de ÏHortus Kewensis d'Alton , un genre Gazania comme étant celui de Gartner, mais avec des caractères tout difïerens, et applicables au vrai gorleria ri gens , sur lequel M. Brown les a décrits, tandis que Gaertner avoit observé une plante d'un autre genre. Nous avons pensé que , le gazania de Gœrtner étant beaucoup plus ancien que le mussinia de Willdenow , qui est absolument le même genre , le premier nom devoit être conservé de préférence au second. ÎNous avons été convaincu surtout qu'il fallait bien se garder, en conservant le nom de gazania, de changer, comme M. Brown, les caractères assignés par Gœrtner à ce genre , pour en substituer d'autres fournis par une plante étrangère au genre dont il s'agit et inconnue à l'auteur de ce genre. C'est pourquoi , considérant que le gorteria personnala est l'espèce primitive et le vrai type du genre Gorteria, comme Gartner l'a judicieusement remarqué, et que le gorleria rigens n'est point réellement congénère de cette première espèce , nous avons proposé, dans le Bulletin de la société philomalique de Janvier 1817, Ie genre Melanchrysum , ayant pour type le gorteria. rigens et présentant les caractères suivans.

Calathide radiée; disque multiflore , régulari flore , androgyniflore; couronne unisëriée, liguliflore, neutriflore. Périeline supérieur aux fleurs du disque, cylindracé, plécolépide; formé desquames bi-trisériées, un peu inégales, imbriquées, entièrement cntregreffées , mais surmontées d'un appendice libre , étalé, linéaire ou lancéolé, foliacé. Clinantlie épais , charnu, à face supérieure conique, alvéolée, à face inférieure creusée d'une cavité où s'insère le pédoncule. Ovaires tout couverts de longs poils capillaires, mous, appliqués, dressés et s'élevant plus haut que l'aigrette ; aigrette composée de squameilules nombreuses, bisériées , un peu inégales, longues, laminées, membraneuses, linéaires-subulées, finement denticulées en scie sur les bords. Fleurs de la couronne à faux-ovaire nul , à style nul , à corolle formée d'un long tube et d'une très-grande languette bidentée au sommet.

En comparant les caractères génériques du gazania et ceux du melanchrjsum ■. , on voit que ces deux genres diffèrent, i.° par le clinanthe plane et fimbrillé en-dessus, point creusé en -dessous, dans le gazania, conique et sans fimbrilles endessus, creusé d'une cavité en-dessous, dans le melanchrysum ; 2.0 par les ovaires glabres dans le gazania, tout couverts de poils excessivement longs dans le melanchrysum ; 3.° par les squameilules de l'aigrette, capillaires et inappendiculées dans le gazania , laminées et denticulées dans le melanchrysum; q.° par les fleurs de la couronne pourvues d'un faux-ovaire et dépourvues de tube dans le gazania, dépourvues de fauxovaire et pourvues d'un tube dans le melanchrjsum. M. Brown n'avoit sûrement pas remarqué ces différence», quand il a supposé que le gorleria rigens de Wiiidcnow étoit le type du genre Gazania de Gartner.

Les genres Gazania et Melanchrysum diffèrent du genre Gorleria, limité comuie il doit Hêtre, principalement en ce que les ovaires du gorleria sont inaigrettés. Voyez notre article GoRTERlA. (H. C.A.SS.)

f, A'/AR-SJŒTANÏ. (Bot.) Voyez Chf.llœ. (J.)

GAZÉ. (Entom.) C'est le nom que Geoffroy a donné au papillon de i'aube-épinc , papilio cratœgi , dont les ailes sont presque dépourvues d Y-cailles, et ressemblent ainsi à une gaze légère et gommée. (G. D.)

î5° GAZ

GAZETTE (Chim.) : propriété qu'ont certaines substances d'être à l'état gazeux. (Ch.)

GAZELLE (A/ûmm.). nom dérivé du mot arabe Gazal (voyez ce mot), et par lequel les naturalistes désignent plus particulièrement I'Antilope corine, ou I'Antilope kevel., et qu'on emploie même quelquefois génériquement comme synonyme d 'Antilope. (Voyez ces différens noms.)

On Ta joint à d'autres mots, pour désigner d'autres animaux :

La Gazelle commune est la Corine;

La Gazelle a bourse, le Saïga;

La Gazelle a cornes droites, I'Orîx ;

La Gazelle bleue, I'Antilope bleue;

La Gazelle du bézoard est une Chèvre. Voyez ces divers noms. ( F. C. )

GAZÏEH. (Bot.) Voyez Fetueh. (J.)

GAZOLA (Ornith.) , nom portugais du butor, ardea stelîaris, Linn. (Ch. D.)

GAZOMETRES. (Chim.) Appareils destinés à contenir et à mesurer des volumes de gaz plus ou moins considérables. Nous renvoyons aux ouvrages de chimie la description de ces appareils , qui exige nécessairement des figures pour être bien comprise. (Ch.)

GAZON D'ANGLETERRE (Bot.), nom vulgaire de la saxifrage hypnoide. ( L. D. )

GAZON DE MONTAGNE, GAZON D'ESPAGNE (Bot.) : noms vulgaires sous lesquels on désigne communément le stiilicr armeria. (L. D.)

GAZON D'OLYMPE (Bot.), nom vulgaire du statice armeria, qui croît sur les berges, et que Ton cultive en bordure dans les jardins. (J. )

GAZON DU PARNASSE (Bot.), nom qui est commun à la parnassie des marais et au muguet à deux feuilles. (L. D.)

GAZON TURC. (Bot.) C'est la saxifrage hypnoïde. ( L.D.)

GAZOUL. (Bot. ) Adanson , trouvant le genre Ficoïde , F#coides de Touniefort, mesembryanthemum de Linna?us, trop nombreux en espèces , a voulu le subdiviser en quatre genres. Il a rangé sous son mesembryum toutes celles qui ont beaucoup d'étainines, cinq styles et un fruit à cinq loges; sous le vossia, celles qui diffèrent des précédentes par le

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nombre fies styles élevé de huit à quinze , et des loges du fruit , à quinze : il a nommé mannclia, celles qui n'ont que dix à vingt étamines. quatre styles et quatre loges, et gazoul, les espèces munies de dix à douze étamines, de cinq styles et de dix loges. Necker , admettant les mêmes genres, nomme le premier mescmbryanlhus . le second abryunlhemum , le troisième nycteranlhus. Il, indique de plus des espèces à étamines nombreuses, à stigmate sessile divisé en cinq lobes, et à fruit quinquéloculaire , dont il forme son nouveau genre Gynicidicu Voyez Ghasul. (J.)

GAZZA. (Ornith.) L'oiseau qui porte, en Italie, ce nom et ceux de gazzara , gazzola , gazzuola , est la pie commune, curvus pica , Linn. (Ch. D.)

GAZZOLÎ. (Bot,) Suivant Scguier, près de Vérone on donne ce nom au potamogeton perfolialum, très-abondant dans le fleuve Mincio. (J.)

GEA. (Ornith.) Voyez Gau. (Ch. D. )

GEAI. (Ornith.) On a exposé, au mot Corbeau, les motifs qui ont déterminé à diviser le genre Cornus, et à appliquer, avec Brisson , la dénomination de garrulus aux geais, quoiqu'ils ne possèdent pas de caractères qui puissent les faire nettement distinguer. Les seules différences qu'on ait remarquées jusqu'il présent entre eux et les corbeaux proprement dits, sont, que leur bec est plus court; que la mandibule supérieure, dont l'arête est plus mousse, a une petite échaiicrure vers le bout, qui s'incline brusquement; que la queue, souvent carrée ou arrondie, s'alonge peu, même lorsqu'elle est étagée , et que les plumes, lâches, soyeuses et efijlécs, qui couvrent le front et le sommet de Ja tête, se rc- 1 v< lit en forme de huppe à la volonté de l'animal.

Les geais, pélulans, criards et curieux, sont attirés par le moindre bruit extraordinaire; mais ils fuient à l'aspect du danger. Us ne marchent que par sauts, et se nourrissent de graines, de baies, de noix et d'insectes. Ils se plaisent dans les bois, et font leur nid sur les arbres: dans l'automne, ils se réunissent en familles. Plusieurs espèces sont sédentaires, et d'autres voyagent dans l'arrièrc-saison.

M. Levaillant propose de distribuer les geais en deux (sections, dont la première comprendroit ceux de l'ancien

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continent, qui ont, en général, les tarses plus courts; et la seconde ceux du nouveau monde , qui les ont plus illongés. C'est ainsi qu'on en va distribuer les espèces.

Geais de l'ancien continent.

Geai commun: Garrulus glandarius, Vieill. ; Corvus garrulus, Gmel. et La th., pl. enl. de Buffon , n°. 481 ; de Lewin, t. 2, n.° 38; de Donovan , tom. 1, n.° 2 ; de George Graves, tom. 1 ; et surtout de Levaillant, Oiseaux de paradis, n.° 40. Cet oiseau, dont la longueur est d'environ treize pouces, l'envergure de vingt-un pouces, et le poids de sept onces, a le bec de couleur de corne foncée , la langue membraneuse, noire et fourchue; les côtés de la bouche offrent des moustaches noires. Le fond du plumage est d'un gris vineux et varié de taches longitudinales , noir sur le toupet, plus clair aux parties inférieures, et même blanc sous la queue. Les pennes primaires de l'aile sont noirâtres, bordées de gris, et les pennes secondaires noires et blanches; l'aile bâtarde est rayée transversalement de bleu très-foncé et de bleu d'azur beaucoup plus clair; la queue, coupée carrément, est cendrée à son origine, et noire dans le reste de son étendue. Les couleurs roussàtres du mâle sont plus vives que celles des femelles, et les plumes de la tête sont plus longues , ce qui la fait paroître plus grosse. Les jeunes ont, dans leur premier âge, du bleu sur le haut des bordures blanches des pennes alaires et à la naissance de la queue, ce que l'on ne voit plus dans un âge avancé, et ce qui, suivant M. Levaillant, est d'autant plus remarquable que les jeunes oiseaux ont toujours en moins les couleurs les plus éclatantes des vieux.

On rencontre quelquefois des geais blancs ou jaunâtres et dont l'iris est rouge, comme chez les albinos, ce qui prouve que ce changement de couleur, qui toutefois ne s'étend pas aux plumes azurées des ailes, provient d'une altération accidentelle et de la même nature. Tels sont les individus dont on trouve la figure dans l'Histoire naturelle des oiseaux d'Angleterre, par Donovan, tom/ 2, pl. 34, et dans les Oiseaux de paradis de M. Levaillant, pl. 41. Ce dernier naturaliste a vu, dans l'état de domesticité, un in-»

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dividu qui étoit noirâtre; et sur ce 'qu'an lui a dit que cet oiseau ne vivoit presque que de chenevis, il observe que cette graine huileuse produit le même effet sur d'autres, et notamment sur les moineaux, lorsqu'on la leur donne pour toute nourriture.

Pline parle aussi de geais ou pies à cinq doigts ; mais ils n'ont jamais dû être considérés comme formant une race particulière; et cette monstruosité, qui s'est également rencontrée chez des poules, sera provenue de la surabondance des molécules organiques que l'état de domesticité procuroit aux deux espèces mieux nourries.

Les geais ordinaires sont répandus dans presque toutes les contrées de l'Europe, où ils se nourrissent, en été, de sorbes, de groseilles, de cerises, d'insectes. .

Quoique les bois soient leur demeure ordinaire, ils les quittent souvent pour faire des excursions dans les champs ensemencés de pois et de fèves, où ils font beaucoup de dégâts, et dans les jardins, où ils détruisent les fruits mûrs. On prétend qu'ils mangent aussi les œufs, et même les petits d'autres oiseaux. En hiver, ils vivent de glands et de noix, qu'ils ont ramassés et déposés dans le creux des arbres, d'où ils ne sortent eux-mêmes que pendant les jours plus doux qui tempèrent quelquefois la rigueur de cette saison. Leur bec, qui a l'apparence d'un coin arrondi , leur donne les moyens de fendre les noix et les glands non encore partagés d'eux-mêmes; mais ils ne peuvent casser les noisettes entières, à moins qu'elles n'aient été percées par un ver, cas dans lequel, en les assujettissant sous les pieds, ils parviennent à en briser la coque. Leur instinct les porte à entasser les autres dans des trous d'arbres , ou à les enfouir dans quelque terrier abandonné, où l'humidité fait rompre la coque en gonflant l'amande. Les observations faites par Gueneau de Montbeillard sur la manière dont les geais captifs dépouillent le calice des œillets , pour mettre la graine à découvert avant de la manger, rendent peu probable le fait articulé par Belon , qu'ils avalent les noisettes et les châtaignes tout entières. Leur estomac est, d'ailleurs, d'une bien moindre consistance que le gésier des granivores.

L'usage, dans lequel sont les pies et les geais sauvages . d'amasser des provisions pour l'hiver, explique la cause qui, même en domesticité, les porte à dérober et cacher des objets qu'ils ne peuvent employer comme alimens, ce qui leur a fait donner la dénomination de voleurs.

Quoique beaucoup de geais restent constamment dans les lieux où ils sont nés, un nombre au moins égal abandonne nos climats, suivant Son ni m , pour aller chercher au loin une température plus douce , et des provisions fraîches et plus abondantes. Au commencement 4e l'automne , ce naturaliste en a vu arriver des troupes dans quelques contrées du Levant que n'attristent jamais les glaces ni les frimas , et d'où elles repartoient au printemps. Une partie de ces oiseaux , qui ne sont que de passage dans plusieurs des iles de la Méditerranée, paroît même se rendre en Egypte, en Syrie et en Barbarie. L'auteur cité s'est probablement trompé, soit en attribuant le plumage plus terne de ces oiseaux voyageurs à une altération produite dans les couleurs par les fatigues d'une longue traversée , soit en supposant que les femelles seules voyageoient; car la teinte grise du plumage est sans doute due , comme l'a présumé M. Vieillot, à la présence d'une plus grande quantité de jeunes, qni ne prennent leurs belles teintes qu'à la seconde mue. Au pesée ,* de l'aveu de Sonnini lui-même, il y a des geais qui couvent dans l'île de Scio et dans les plus grandes îles du nord de l'Archipel. \ „

Les geais ont les sensations vives, les mouvemens brusques, et ils sont si colériques qu'ils s'emportent au point d'oublier le soin de leur propre conservation et de se préndre quelquefois la tête entre deux branches , où ils meurent suspendus en l'air. Leur cri ordinaire est très-désagréable, et les sons en r sont ceux qu'ils font le plus entendre : ils ont de la disposition à contrefaire différons oiseaux qui ne chantent pas mieux , tels que la cresserelle , le chat-huant , etc. î et lorsqu'ils aperçoivent dans les bois un renard ou quelque autre animal de rapine , ils jettent un cri perçant qui fait rassembler plusieurs individus de leur espècel *'•

Ces oiseaux s'approchent souvent des habitations voisines des forêts et surtout de celles autour desquelles il y a des

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noyers, et ils ramassent toutes les noix tombées lorsqu'elles se dégagent de leur enveloppe ils savent aussi recounoitre celles dont le brou commence à se fendre, et, après les avoir abattues d'un coup de bec, ils les emportent tout entières pour leurs provisions d'hiver. Ils pratiquent sur des arbres, à l'insertion des premières grosses branches et quelquefois au sommet des buissons, un nid composé de brins de bois sec au dehors, et intérieurement de racines entrelacées avec des filamens d'herbes. La femelle y pond quatre à cinq œufs d'un gris verdatre, tachetés de points et de petits traits bruns, dont on trouve la figure dans les Ova avium de Klein, tab. 8, n.° 2 ; dans la pl. 58 de Lewin, tom. 2, et dans YOvarium britannicum de George Graves, part. 1 , pL 5. Le mâle partage les soins de l'incubation , qui dure treize à quatorze jours; et il y a ordinairement une seconde couvée. Les petits, qui subissent leur première mue dès le mois de Juillet, ne quittent leurs parens qu'au printemps de l'année suivante, époque où la saison des amours les invite à s'apparier. Ceux qu'on veut élever doivent être laisses dans le nid jusqu'à ce que les plumes qui poussent à la base de la mandibule supérieure soient un peu saillantes; et, au lieu de les nourrir avec du pain et du lait, aliment trop peu substantiel , on doit leur donner, de préférence, des pois trempés dans du bouillon, et mêlés avec du cœur de mouton cuit et haché menu. Ils imitent naturellement les cris des animaux dans la société desquels ils vivent, comme le miaulement du chat, l'aboiement du chien; mais, pour faciliter l'articulation des sous qui leur sont étrangers, on est dans l'habitude de leur couper le filet qui se voit sous la langue.

Il y a des personnes qui trouvent la chair des geais mangeable , si on la fait bouillir et rôtir, après leur avoir retranehé la tête; mais les jeunes seuls peuvent, au moyen de ces préparations, servir a la nourriture des hommes, et c'est plutôt afin de les écarter des terres ensemencées f ou pour se procurer un simple amusement , qu'on cherche à s'en emparer. Leur animosité contre les chouettes étant connue , on en tire parti. Après avoir chargé un arbre de gluaux, et attaché l'oiseau de nuit au pied de cet arbre

*56 GEA

sur une gr-osse branche, on froue très - légèrement , pour faire approcher un oiseau quelconque, qui, en voyant la chouette, jette un cri d'effroi, et fait accourir les geais, les grives, les merles d'alentour. On ne doit sortir de la cachette où Ton s'est placé que quand ces oiseaux sont presque tous englués et tombés par terre ; car il ne seroit plus possible de les attirer sous le même arbre , si on les avoit épouvantés par le moindre bruit. A défaut de chouette ou de petite chevêche en vie , on en emploie une empaillée. On prend aussi des geais à la pipée, à la fossette, aux abreuvoirs , au saut , à la répenelle. On peut encore attirer les geais sur un arbre chargé de gluaux, en attachant un geai sur le dos et le faisant crier; mais il ne faut pas croire, comme des auteurs l'ont supposé, que, dans cette attitude , les geais du voisinage s'approchent assez du patient pour que celui-ci les serre avec les pattes et mette l'oiseleur à portée de les prendre à la main. On ne doit pas accorder plus de confiance aux résultats supposés du placement d'un plat d'huile dans un lieu fréquenté par les geais, où ceux- , ci, venant se mirer dans le vase, s'imbiberoient assez les ailes pour ne plus pouvoir s'envoler.

Les femmes ont , dans un temps , fait usage , pour orner leurs vêtemens, des plumes azurées qui recouvrent les grandes pennes alaires des geais, et cette mode a dû causer une grande destruction dans l'espèce; mais elle s'est bientôt éclipsée comme tant d'autres.

Geai boréal: Garrulus infaustus, Vieill. ; Corvus sibiricus , Gmel.; Corfus infaustus , Lath.; Corvus russicus, S. G. Gmelin. Cet oiseau, long de dix à onze pouces, et dont la queue est arrondie , a été long-temps confondu avec le merle de roche; il est figuré, dans les planches enluminées de Buffon, n.° 608 , sous le nom de geai de Sibérie, dans le Muséum CarLsonianum de Sparrman , Foie, 4, pl. 76, et dans les Oiseaux de paradis de Levaillant , pl. 47 , sous la dénomination de geai orangé. Il a la tête huppée et noirâtre ; le front, les joues et la gorge, d'un blanc sale; le dessus du corps et les deux pennes centrales de la queue d'un cendré brun , et les autres rousses , ainsi que le croupion , le ventre et le dessous du corps. Le bec et les pieds sont noirâtres.

On le trouve dans les parties septentrionales de l'Europe, •elles que le Danemarck, la Suède, la Pologne, la Russie, la Norwège, où il habite les bois et les buissons, et il ne vient pas dans les contrées tempérées.

M. Levaillant, qui a proposé les deux sections ci-dessus indiquées pour les geais, avoue que, par la longueur de ses tarses, le geai boréal déroge à cette distribution; mais, comme ce n'est pas uniquement sous ces rapports qu'on l'a adoptée, et que parmi les geais de l'ancien continent celui-ci est le seul qui appartienne à l'Europe, on a cru le devoir laisser à cette place.

Gea! LONGIT OU A COLLIER BLANC ; GdTTUluS galerîculatUS ,

Cuv. On ne connoit de cette espèce qu'un individu envoyé de l'île de Java à M. Temminck, qui le conserve dans sou cabinet, où M. Levaillant a fait prendre le dessin de la planche l\-2 de ses Oiseaux de paradis. Ce geai a la queue ample et étagée dans les quatre premières pennes de chaque coté; son bec et ses pieds, d'un brun noirâtre, sont conformés comme ceux du geai d'Europe. On voit sur la tête une huppe dont deux plumes sont bien plus longues que les autres, et, à l'exception d'un collier blanc qui entoure la nuque et les côtés du cou, le reste du plumage est en* tièrement noir.

Geai a joues blanches : Garrulus auritus , Vieill. , et Corvus auritus , Gmcl. , Lath., Daud. Sonnerai, qui a donné une figure de cet oiseau, pl. 107 de son Voyage aux Indes, l'a décrit le premier sous le nom de petit geai de la Chine, à cause de sa taille inférieure d'un tiers à celle du geai commun, et M. Levaillant lui a substitué, pag. 128 et pl. 43 du t. i.rrde ses Oiseaux de paradis, la dénomination de geai à joues blanches , qui est plus convenable , si on ne lui préfère, d'après Daudin (Traité d'Ornith., tom. 2, p. a5o), celle de geai à oreilles blanches. Les dix pennes de sa queue sont de longueur inégale , et présentent une forme arrondie. Une large plaque blanche, qui part de l'œil , couvre les joues et les oreilles; et les plumes du front, que Sonnerat dit être de la même couleur, sont présentées par M. Levaillant comme ayant seulement leur extrémité d'un bleu pâle. Le dessus de la tête, le cou et le baut.de la 18. 17

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gorge sont noirâtres; le dos, le croupion, les scapulaires, la poitrine et le ventre , d'un gris terreux et olivâtre ; les grandes pennes des ailes et de la queue brunes. Le bec est noir, et les pieds sont bruns.

Latham , après avoir décrit ce geai, pag. 83 du premier supplément à son Synopsis , dit quelques mots sur une autre espèce qu'il a vue dans le cabinet du docteur Fothergill , et qu'il croit avoir été aussi envoyée de la Chine : il la nomme cornus purputascens , dans Vlnàex ornith., et elle est appelée, dans le Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle, geai à tète pourpréti Le dessus du corps est d'un roux pâle , le dessous jaune; la queue, assez longue, est noire, ainsi que les ailes; les pieds sont de couleur de chair.

Geais du nouveau continent.

Geai bled : Garruluscristalus, Vieill. , pl. 239 d'Edwards, 529 de Buffon , et 45 de Les aillant. Cette espèce, de l'Amérique Septentrionale , a environ Onze pouces de longueur. Le bleu domine sur la huppe et sur le plumage supérieur, où l'on remarque aussi une teinte purpurine; il est coupé, sur les pennes al aires et caudales , par des raies transversales noires , qui sont plus prononcées sur le centre de la queue et l'extrémité des ailes j et il l'est plus encore par la bordure blanche de la première , et les taches de la même couleur qui sont dispersées sur la seconde; le tour des yeux est également blanc, ainsi que la gorge, qui est entourée d'une bande noire remontant Jusqu'à la nuque. La poitrine est d'un gris vineux , qui diminue d'intensité sur les partie» inférieures, dont les dernières sont tout-à-fait blanches; le bec et les pieds sont d'un noir plombé* Les plumes, susceptibles d'être relevées, sont moins longues chez la femelle, et ses couleurs sont moins vives.

Ces geais, auxquels Pennant attribue une belle voix, font seulement entendre des cris moins rauques que ceux de leurs congénères. Ils habitent le Canada, la Caroline; et les individus qui, à l'automne, se retirent des contrées boréales pour s'avancer vers le sud , passent en Pensylvanie par troupes nombreuses. Ils vivent de châtaignes, de glands, de vers, et mangent, dit-on, de petits serpens; ils causent

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de grands ravages dans les champs de maïs. Ils placent leur , nid dans les lieux couverts et humides, et leur ponte consiste en quatre ou cinq œufs de couleur olive , tachetés de gris noirâtre.

M. Vieillot regarde comme une espèce particulière son geai azurin , garrulus cyaneus, qui habite les mêmes lieux, mais qui est d'une plus petite taille, n'a pas d'aigrette sur la tête, et dont le plumage entier est d'un bleu d'azur. Le même auteur présente aussi comme une espèce distincte son geai gris^bleu , garrulus cœrulescens , qui se trouve dans les États-Unis d'Amérique, et dont les parties supérieures sont variées de gris et de bleu ; les pennes alaires et caudales de cette dernière couleur , et les parties inférieures d'un gris roux; mais il n'en a vu qu'un individu, et il soupçonne lui-même que c'était un jeune ou une femelle de l'azurin.

Geai brun : Garrulus fuse us , Vieill. ; Corvus canadensis , Gmel. et Lath. Cet oiseau, qui se trouve à la baie d'Hudson, à Terre-Neuve .et en d'autres parties de la côte occidentale du nord de l'Amérique, est figuré dans les planches enluminées de Buffon, sous le n.° 53o , avec la dénomination de geai brun du Canada. Il a beaucoup de ressemblance avec le geai commun ; mais il en diffère par la forme de sa queue, qui est étagée, et par sa taille, qui n'est que de dix pouces. L'oiseau que M. Levaillant a fait peindre, pl. 48, sous le nom* 4e &eai brun-roux, et que M. Cuvier présente comme une vaMété de celui de Buffon , diflère du premier en ce qu'il « la queue carrée; mais la description ne fait pas meiftion de ce caractère , qui suffi roi t pour détruire l'identité d'espèce : et l'on se bornera à observer ici , relativement au plumage , que le geai de M« Levaillant a le derrière du cou, le manteau, le dos et les pennes caudales intermédiaires d'un brun terreux clair; les pennes latérales et les couvertures inférieures de la queue , les moyennes et les grandes couvertures des ailes, le croupion et les flancs, roux; les pennes alaires d'un brun noir, avec une bordure rousse; la gorge blanche ; le bec , les pieds et les ongles bruns. Ce geai vit dans les forêts, et pendant l'hiver il approche des habitations, où il cause les mêmes dommages que les nôtres* à défaut de grains, il se nourrit d'algues, de vermisseau*:

zto GEA

et. de chair. Il fait sur les pins un nid dans lequel la femelle pond des œufs de couleur bleue.

Geai de Steller ; Garrulus Stellcri, Vieill. , et Corvus Stelleri, Gmel. , Lath., Daud. Cette espèce n'est pas décrite de la jnéme manière par les divers naturalistes. Suivant Daudin, elle auroit quinze pouces de longueur, et la tête seulement un peu huppée; M. Vieillot la présente comme longue seulement de treize pouces et demi, et ayant une huppe de près de deux pouces de hauteur. Le premier ajoute que son plumage est noirâtre; que les ailes sont bleues et ont des stries transversales noirâtres, et que la queue, également bleue, longue et cunéiforme, offre des lignes noires effacées sur les pennes intermédiaires. Suivant M. Vieillot, le même corbeau a le dessus du corps d'un noir pourpré, inclinant au vert sur le croupion; les couvertures des ailes mélangées de noir brunâtre et de bleu foncé ; les pennes secondaires de cette dernière couleur, avec plusieurs raies transversales noires; les pennes primaires de la même teinte, et bordées à l'extérieur de vert bleu ; le devant du cou et la poitrine noirâtres, et les parties inférieures d'un bleu pâle; les pennes caudales longues de cinq pouces et demi, et un peu arrondies, d'un bleu foncé, avec les tiges noires. Le même auteur dit que le geai de Steller se trouve dans l'Amérique du JNord ; et , selon Daudin et Sonnini , il habite vers la baie de Nootka et sur les côtes du canal du Roi George. D'une autre part, M. Cuvicr renvoie, pour le geai de Steller, à la planche 44 de M. Levaillant, qui représente son geai bleu-verdin, et M. Vieillot fait de- cet oiseau son graculus melanogaster , qu'il décrit séparément, comme ayant la tête, le cou et la poitrine mélangés de bleu et de vert , qui se fondent dans un brun clair ; le croupion et le ventre noirs ; les ailes et la queue bleues, avec des raies noires; le bec et les pieds jaunâtres. M. Levaillant ne lève point les incertitudes qui résultent du rapprochement de son geai bleuverdin , envoyé de la mer du Sud , et plus petit même que le geai bleu d'Amérique dont Bartram fait mention, avec celui auquel ou donne treize pouces et demi et même quinze pouces de longueur. Tout porte donc à croire qu'il y a ici une confusion d'espèces.

GEA âCi

Mauduyt, Buffon et Daudin ont décrit, sous le nom de Geai du Pérou, Corvus peruvianus , Lath. , pl. enl. , n.° 685 , l'espèce qui a été figurée depuis par M. Levaiilant , pl. 46 , avec la dénomination de geai péruvien. Cet oiseau , de la taille du geai blanc, et dont la queue est longue et étagée, a le front et les côtés de la bouche d'un bleu d'azur} le haut de la tête, qui se boursoufle en forme de huppe, les joues et les côtés du cou blancs; la nuque, le dessus du corps et des ailes, et les six pennes intermédiaires de la queue, verts; la gorge et le devant du cou noirs; les six pennes latérales de la queue , la poitrine et le dessous du corps jaunes; le bec et les pieds d'un noir brun. Cet oiseau se trouve dans l'Amérique méridionale.

Brovvn a figuré, pl. 10 de ses Illustrations de zoologie, un oiseau qu'il a nommé choucas de Surinam , et décrit comme ayant la taille d'une corneille ordinaire et la teinte générale du plumage d'un vert bleu et foncé. C'est le corvus surinamensis , ou geai vert de Gmelin ; le corvus argyrophthaim us, ou geai de Carthagène de Latham, et geai œil-d'argent de Dfeudin : mais, de l'aveu de M. Vieillot, cet oiseau seroit vraisemblablement placé d'une manière plus convenable avec les choucas qu'avec les geais.

On a do.iné de pareilles dénominations à des oiseaux auxquels elles appartiennent encore moins : telles sont celles de geai d'Auvergne , de montagne, du Limousin, d'Espagne, au casse -noix; de geai d'Alsace et de Strasbourg , au rollier commun; de geai de Bohème, au jaseur; de geai de bataille, au gros -bec d'Europe. On appelle encore quelquefois la huppe geai huppé, et le cormoran nigaud geai à pieds palmés. (Ch. D.)

GÉANT. (Bot.) Le docteur Paulet donne ce nom à Vagaricus giganteus , Schaeffer, Fung. Bav., tab. 84. Il nomme Géant blanc Yagaricus giganteus de Leysser et de Willdenow. Ce dernier champignon est de couleur blanche , et remarquable par la grandeur de son chapeau , qui a un pied de diamètre. Le premier est de couleur jaunâtre; il a un chapeau d'un diamètre beaucoup plus petit. Ces champignons croissent en Bavière et en Prusse. (Lem.)

GÉANT. (Ornith.) L'oiseau auquel ce nom est donné dans

f6a GEA

les Voyages de Léguât ( Amsterdam , 1708, tom. 2 , pag. 72), paroît être le flammant, plia nie opter us ruber , Linn. (Ch.D.)

GÉANTHRAX. (Min.) M. Tondi a adopté ce nom , dans son Tableau synoptique d'oréognosie , ou Connoissance des montagnes et des roches, pour désigner Yanthracile. Lucas, Tableau des espèces minérales , 2.* partie. (Brard.)

GEASTER. (Bot.) Micheli a établi sous ce nom le genre de champignons décrit ci-après à l'article Geastrim. (Lem.)

GEASTEROIDES. (Bot.) Battara (Fung. Arim. , tab. 29, tlg. 1 68 ) représente sous ce nom un champignon voisin des v esses-loups , que Paulet nomme vesses-loups à têtes et à piliers , et qu'il rapporte au lycoperdon coronatum . Schaeff. (Bav. , pl. 182) et au lycoperdon fenestratu m , Batsch (Elem., tabl. 29, fig. 168); mais ce botaniste confond ici plusieurs espèces. En effet, le lycoperdon coronatum , Schaeff. , est le même que le geaslrum rufescens , Pcrs. , Syn. , son péridium est sessile ; et le lycoperdon fenestratum , Batsch , est une variété du geastrum quadrifidum , Vers. , Syn. , dont le peridium est stipité. Il paroît que le geasteroides (ou geastroides , comme l'écrit Adanson) est une monstruosité de ce dernier champignon ; c'est le fungus anthropomorphus de Segcr et une espèce de carpobolus pour Adanson. Voyez Anthropomorphites et Geastrum. (Lem.)

GÉASTRE. (Bot.) Voyez Géastrum.

GEASTROIDES. (Bot.) Voyez Geasteroides. (Lem.)

GÉASTRUM (Bot.); vulgairement Vesse-loup étoil^e , Géastre. Champignons très-voisins des lycoperdons ou vesscloups, avec lesquels même ils ont été long-temps réunis, et qui en diffèrent par leur structure très-remarquable.

lis sont globuleux et composés d'un péridium contenu dans une enveloppe qui , à la maturité du champignon , se divise par le sommet en plusieurs lanières coriaces ou rayons qui s'étalent horizontalement à terre, ou se recourbent en-dessous en soulevant la plante. Le péridium , situé dans le centre de cette collerette , est sessile ou stipité , et s'ouvre au sommet par un oritice, qui tantôt est une simple déchirure, et tantôt une ouverture bordée de cils. L'intérieur contient une poussière fine , brune , entremêlée de filamens épars et peu distincts, qui s'échappe sous la forme de fumée, comme dans les vesses-loups.

GEA M

Les géastrum croissent à terre. C'est après les pluies de l'automne que ces champignons curieux se montrent. Ils sont d'abord enfoncés ; mais petit à petit ils sortent de terre , et dans leur maturité complète ils sont quelquefois détachés de terre et soutenus sur les lanières de leur enveloppe externe: celle-ci est sensible aux variations de la température de l'air; elle se contracte ou s'étale selon que l'atmosphère est sèche ou bien humide. Quelques botanistes pensent que cette enveloppe extérieure des géastrum doit être considérée comme une sorte de volva, différente cependant du volva des amanites et du volva des phallus ou satyres. Entre cette enveloppe et le péridium on observe quelquefois une seconde enveloppe très-mince, très-fugace et peu apparente ; c'est elle que M. De Candolle regarde comme le véritable voUa. Cette enveloppe a beaucoup d'analogie avec celle qu'on observe dans le genre Bovista (voyez Boviste), et que Pahsot-Beauvois prend pour l'épidémie du péridium, Un examen scrupuleux fera découvrir sans doute cette seconde enveloppe dans toutes les espèces de géastrum, et nous ne croyons pas qu'elle soit exclusive aux seules espèces dont M. Desvaux a cru devoir faire, à cause de cela, lin genre distinct , celui qu'il a nommé plecostoma. 11 est même à remarquer que , sur les dix espèces environ connues de géastrum, six sont rapportées aux plecostoma, et que les autres espèces, lesquelles restent dans le géastrum, offrent aussi cette seconde enveloppe, de l'aveu même de l'auteur du genre Plecostoma. La différence seroit seulement dans la régularité ou l'irrégularité avec laquelle cette enveloppe se déchire; or, ce caractère est d'une grande variabilité et ne peut pas caractériser les deux genres Plecostoma et Géastrum. Nous suivons en cela l'opinion de M.Tersoon, qui, dans son Traité sur les champignons comestibles, persiste à ne point diviser le géastrum, genre dont le premier établissement est dû à Micheh. Ce T.aturaliste l'avoit désigné par geaster, dénomination grecque, qui, comme celle de géastrum, signifie terre et étoile ou mieux étoile terrestre . la forme de ces champignons et leur manière de croître justifient l'applicaiion de ces dénomma-

tions.

Les espèces de ce genre, quoique peu nombreuses, sontdiflu.

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ciles à caractériser. M. Desvaux a cherché à en établir plusieurs nouvelles; mais il nous semble que ces espèces ont été fondées seulement sur des figures et non pas sur les objets réels, et Ton sait quel est le degré de confiance qu'on doit, en cryptogamie , accorder aux figures; d'ailleurs, ce botaniste n'ayant point donné les phrases spécifiques, nous ne savons sur quels fondemens il a pu établir certaines espèces, considérées jusqu'ici comme de simples variétés d'autres espèces très -connues. Linnseus a confondu plusieurs de ces espèces dans son Ljcoperdon stellatum , ce que Woodward a démontré un des premiers.

Parmi les dix ou douze espèces connues, et qui presque toutes croissent en Europe , nous ferons remarquer les suivantes.

§. i.er Péridium sessile , s'ouvrant au sommet par une simple

déchirure. — Geastrum, Desv.

Géastrum hygrométrique : Geastrum hjygrometricumy Pers. , Synops. fung. , p. i35; Journ. bot., 2, p. 1 35 ; Decand., Fl. fr., n.° 720; Ljycoperdon stellatum, Bull., Champ., tab. 208; la Vesse-de-loup étoilée ou YEtoilede terre, Paul., Champ., 2, p. 447 , pl. 202 , fig. 1. Collerette d'un brun roussàtre, divisée en six, sept et même huit lanières; péridium sessile, marqué de stries élevées et réticulées ; ouverture arrondie , point striée. <

Ce champignon croît en automne dans les bois sablonneux, et paroît après les grandes pluies. IL est d'abord assez profondément enfoncé en terre , mais son enveloppe ou collerette le soulève en s'épanouissant. Cette collerette étale ses lanières autour du péridium, en formant une étoile qui a jusqu'à deux pouces et demi de diamètre. Les lanières finissent par se rouler sur elles-mêmes de dedans en dehors et par leur pointe; par ce mouvement elles font sortir de terre ce champignon, et même l'en séparent entièrement; alors le péridium représente un petit globe porté sur un piédestal. Ce qu'il y a de remarquable , c'est que ce phénomène , produit par la sécheresse , est détruit par l'humidité , alors les lanières se déroulent et reprennent leur position horizontale.

fiolton , Bulliard , etc. , ont observé entre la collerette et

GEA 265

le péridium une seconde enveloppe mince, membraneuse et rameuse.

J'ai trouvé cette plante dans les bois de Romainville, près Paris, où l'indique Bulliard.

Géastrum brun- marron : Geastrum badîum, Pers. , Journ. bot. , 2 , p. 27 ; Lycoperdon stellatum , Bull. , Champ., pl. 471 , iîg. MIS. Collerette a cinq ou six rayons courts de couleur de marron obscur, quelquefois grisâtre. Cette espèce, de moitié plus petite que la précédente , a été découverte par Bulliard au bois de Boulogne, près Paris, où elle est assez commune en automne. Ce botaniste la considérait comme une variété de l'espèce précédente ; mais il paroit avoir confondu quatre espèces sous le nom de Ijcoperdon stellatum, et d'après M. Desvaux la même erreur auroit été commise par M. Persoon. (Voyez Journ. bot., vol. 2, p. 101.)

Gbastrum roux : Geastrum rufescens, Pers.; Schœff. , Fung.. tab. i82;Schmid., tab. 40. Collerette rousse-ou brun-roussàtre, à six ou sept rayons; péridium sessile, glabre, de couleur beaucoup plus pâle; orifice un peu cilié ou denté.

Cette espèce croît dans les bois de sapins : c'est une des plus grandes du genre. Lorsque sa collerette est étalée , elle a jusqu'à quatre pouces et demi de diamètre. Il en existe une variété beaucoup plus petite , figurée par Schmidel ( pl. 5o , fig^i ^3). 11 paroît que la figure 4 , de la planche 100 de l'ouvrage de Micheli, se rapporte à la grande variété.

Ce géastrum sero.it pourvu d'une enveloppe ou d'un réseau entre la collerette et le péridium , selon M. Desvaux , qui ne veut pas que cette espèce soit le Ijcoperdon slellatum, Bull. , pl. 471 , fig. L. ainsi que Ta cru M. De Candolle. Cette dernière plante est dépourvue du réseau ci-dessus : c'est le geastrum castaneum, Desv.

§. 2. Péridium stipité ; orifice plissé ou pectine. —

Plecostoma , Desv.

Géastrum couronné : Geastrum coronatum , var. A , Pers. , Syn. fuhg.f i32; Schmid. , Je, pl. 46. Collerette à sept et huit rayons brunâtres, granuleux en dehors; péridium globuleux, stipité, à disque plane, ouverture alongée en cône.

Cette espèce croit en Italie , en Allemagne , et probable-

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ment en France. Elle atteint plus de cinq pouces de diamètre. Elle est de couleur brune ou de bistre.

Geastrum nain : Geastrum nanum, Pers. , Journ. bot., 2, pag. 27, pl. 2, fig. 3; Geastrum striatum , Decand. , Fl. fr. , n.° 7 1 8 ; Vycoperdon stellatum , var. B , Woodw. j Geastrum coronatum, B, Pers., Syn.fung., i32 : V essc-de-loup en voûte, colletée? Paul., Champ. , 2 , p. 448 , pl. 202 , fig. 4. Collerette de six à huit rayons, d'un gris brun; péridium sphérique, stipité, bord de l'orifice alongé en cône pointu, strié, garni de cils alongés.

Cette espèce, la plus petite du genre, n'a qu'un pouce et demi de diamètre lorsqu'elle est étalée. Elle croît sur la terre dans les lieux secs. On la rencontre asser fréquemment à Fontainebleau.

Geastrum uultifide ou pectine : Geastrum pectinatum , Pers. , Synops. fung,, p. i32; Jouru. bot., 2, p. 27, pl. 2', fig. 4; SchmicL, lcon% , tab. 37, fig. 11 à 14 ; hyeoperdon fornicatum, Bryant, Hist. acc. lycoperdon, fig. 12, i3, 14» 16, 1 7 ; Geastrum mullifidum ? Decand. , Fl. fr. , n,° 7 1 7. Collerette à sept ou huit rayons inultifides, concaves et bruns; péridium sphérique, de couleur de bistre, atténué à ses deux pôles, plissé, ponctué et porté sur un stipe le plus souvent sillonné; orifice alongé en cône, frangé ou cilié sur le bord.

Cette espèce croît dans les bois de sapins. Elle a prés de ' deux pouces dans son plus grand développement..

Geastrum quad&ifide : Geastrum quadrijidum, Fers., Synops. fung,, 1 35 ; Schaeff. , Fung, , tab. 1 85 ; Schmid. , icon.. tab. 37 , fig. 1 ; Vesse-de*loup à tête et à pilier, Paul., Champ. , 1 , p. 55o; Vesse-de-loup à voûte et à pilier, Paul., /. c. , 2, p. 448» pl. 202 , fig. 5 et 6. Collerette à quatre découpures , se divisant en deux membranes; l'inférieure irrégulière, concave, appliquée sur la terre ; l'autre , plus régulière , soulevant un périr dium stipité , globuleux , brunâtre , terminé par un orifice arrondi, proéminent, cilié ou frangé.

Cette espèce très-singulière croît dans les bois de sapins.. Il paroît que c'est elle , si toutefois on ne confond pas plusieurs espèces en une seule , qui est le Geaste&oides de Battara . (Voyez ce mot.) .

Mf Persoon rapporte à cette espèce le lycoperdon fenestra*

GEB *6?

tum de Batsch, et il en écarte le Lycoperdon fornicalum Huds., "NVoodw. , SchaefT. , qu'il y avoit d'abord rapporté.

Selon Paulet , cette plante est la même que celle que Seger a fait connoitre le premier dans les Mémoires des curieux de la nature, mais sous un nom et avec une figure capables d'en donner une idée peu juste, ayant fait représenter, sous le titre de Fungus aiUhropomorphos , un groupe de ces plantes qui , comme des hommes, semblent se tenir par la main, ont des bras, des cuisses, des jambes, et jusqu'aux traits de la figure humaine. Dans un autre endroit du même ouvrage on le trouve sous le titre de Champignon représentant L'agneau pascal , etc. La figure qu'en a donnée Seger, en représente plusieurs qui avoient pris naissance l'un à côté de l'autre; mais l'imagination en a détruit toute la vérité. Dans les figures bizarres de Seger le péridium forme la tête, son stipe le col, les quatre découpures de la membrane supérieure représentent les bras et les épaules, et les quatre sections de la membrane inférieure les hanches et les cuisses. L imagination du dessinateur ou de l'auteur a ajouté, à une de ces figures, un nez, une bouche et des veux. (Lf.m.)

GEATCHEIER (Ornith,) , nom de l'alouette chez les Koriaques. (Ch. D.)

GEAU. (Ornith.) Voyez Gal. (Ch. D.)

GEBEL HENDY. (Bot.) Ce nom arabe est celui du datisca cannabina, dont les graines sont employées dans l'Egypte comme émétiques. (J, )

GEBET1BOBOCA. (Bot.), nom caraïbe d'un angrec, rjuùendrum secundum , tiré de l'herbier de Surian. (J. )

GEB1EE ; Cebia , Leach. (Crusl.) Les crustacés que M. Leach a réunis sous ce nom de genre, appartiennent ans. Décajodes à longue queue ou Macroures (voyez ces mots } , et ne diffèrent des écrevisses qu'en ce que le pédoncule des antennes latérales n'a point de saillies en forme d'écaillés ou d'épines, et que la lame des appendices natatoires du bout de la queue n'est que d'une seule pièce ; et ils se distinguent des Tai.essines par la forme presque triangulaire, et non linéaire, des feuillets du bout de la queue.

On ne connoit encore avec certitude que deux espèces de gébiées, et toutes deux habitent nos mers.

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La GéhiÛE ktoilée {Gebia stellata, Leach ; Thalassyma littoralis, Risso) a un peu moins de deux pouces de longueur; ses pinces sont velues et garnies d'une forte arête en -dessus; les dentelures des doigts sont peu sensibles. Sa couleur est d'un vert sale luisant , et le corselet uni et rougeàtre.

L'organisation dé ce crustacé lui donne des habitudes particulières, comme le rapporte M. Risso. 11 se tapisse pendant le jour dans des trous qu'il se creuse sur le rivage , et il n'en sort que la nuit pour chercher sa nourriture. Aussitôt qu'on s'approche, il s'élance à l'eau et nage par élans, au moyen de sa queue, qu'il détend avec force, après l'avoir repliée sous son abdomen. Cet animal se nourrit de néréides et d'arénicoles, et il est très -recherché par les pêcheurs comme appât. En Juin et Juillet, la femelle est pleine d'œufs, qui sont verdàtres. /

La Gébiée delture ; Gebia deltura, Leach , Malac. Brit. , t. 3 1 , fig. 9 et io. Corps long de deux pouces, blanchâtre, lavé de rouge clair en quelques parties. Pince des serres unie, avec des poils disposés en lignes en -dessus et en -dessous. Dents assez fortes au côté interne des doigte. Pouce tuberculé. Deux côtes sur la pièce du milieu de la nageoire caudale, réunies à leur base par une ligne élevée. Œufs rougeàtres.

M. Risso parle encore d'un thalassine rouge - carmin , avec l'abdomen d'un blanc nacré ; mais il ne le regarde que comme une variété de son riverain.

GEBOSCON. ( Bot. ) Un des noms grecs anciens de l'ail , cité parRuellius, avec celui d'elapjioboscon, mentionné précédemment pour quelques plantes ombellifères. ( J. ) . GÉCARCIN; Gecarcinus, Leach. (Crust.) Genre séparé de la nombreuse famille des Crabes par M. Leach , et qui a pour caractères*: le test en forme de cœur, largement tronqué en arrière; les pieds- mâchoires extérieurs écartés l'un de l'autre , et la deuxième paire des pieds plus courte que les suivantes.

Les gécarcins sont des crustacés de l'Amérique méridionale, dont plusieurs voyageurs ont beaucoup parlé à cause de leurs singulières mœurs. M. Latreille ( Règne animal , par M. G. Cuvier) dit en deux mots ce que ces animaux, sous ce rapport, offrent de plus vraisemblable. Ils passent,

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dit-il, la plus grande partie de leur vie à terre, se cachant dans des trous et ne sortant que le soir. Jl y en a qui se tiennent dans les cimetières. Une fois par année, lorsqu'ils veulent faire leur ponte, ils se rassemblent en bandes nombreuses, et suivent la direction la plus courte jusqu'à la mer, sans s'embarrasser des obstacles. Après la ponte ils reviennent très-affoiblis. On dit qu'ils bouchent leur terrier pendant la mue ; lorsqu'ils l'ont subie et qu'ils sont encore mous , on les appelle boursières, et on estime beaucoup leur chair, qui cependant est quelquefois empoisonnée. On attribue cette qualité au fruit du mancenillier.

Le Gécarcin tourloufou : Gecarcinus rulicola; Cancer ru- /i'co/û, Linn., Herbst, Cane, tab. 5, fig. 56, et tab. 20, fig. 116. Test d'un rouge de sang foncé: impression dorsale en forme de H, se prolongeant jusque près des yeux; carpe denté au côté interne ; les tarses ayant six arêtes.

Le Gécarcin bourreau : Gecarcinus carnifex; Cancer carnifex , Herbst, tab. 41 , tig. 1. Test jaunâtre ou coupé de lignes purpurines, l'impression dorsale ne se prolongeant pas jusque près des yeux ; carpe ayant une petite dent au côté interne, et les tarses quatre arêtes.

M. Latreille indique encore deux gécarcins, le fouisseur et le guanhumi.

GÉCARCIN. (i'oss.) On voit dans le cabinet delaMonnoie et dans la collection de M. de Drée des débris fossiles d'une espèce de ce genre, à laquelle M. Desmarest a donné le nom de gécarcin-trois-épines , gecarcinus trispinosus.

Ce fossile est de la couleur et de la grosseur d'une châtaigne. Sa forme, en cœur, est tronquée postérieurement; le bord antérieur n'est point tranchant : on aperçoit latéralement une petite fossette où l'œil, qui sans doute étoit pe^* donculé, devoit être logé dans le repos. La carapace est légèrement chagrinée, et présente des lignes qui désignent ses différentes régions; les angles latéraux et antérieurs sont mousses, légèrement renflés, séparés de la région de l'estomac par une ligne sinueuse. On y voit trois épines, dont la plus forte est celle du milieu.

La queue des mâles est fort étroite et composée de six pièces. Le plastron est dhisé en cinq parties, et creusé d'un

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sillon très-étroit et très-profond pour recevoir la queue. Le*s trois pièces antérieures du plastron sont les plus grandes, la première surtout. La dernière pièce de la pince est renflée , et porte quelques tubercules au côté extérieur. On remarque sur cette pièce une épine à la partie antérieure de l'articulation qui l'unit avec la précédente. On ignore où ces fossiles ont été trouvés. (D« F.)

GECEID. ( Ornith. ) Ce nom désigne , dans Gcsner , l'alouette cochevis, alauda cristata, Linn. (Ch. D. )

GECKO (Erpétol.) : Gecko, Daudin ; Stellio , Schneider.; Ascalaboles , Cuvier. On a donné ce nom à un genre de reptiles sauriens de la famille des eumérodes, lequel renferme un grand nombre d'espèces répandues dans les pays chauds des deux Continens. Leur conformation singulière, leur air triste et lourd , leur ressemblance avec les crapauds et les salamandres, les ont fait haïr et redouter, et ne permettent point aux naturalistes de les confondre avec les ^uriens des autres genres de la famille des eumérodes.

Les geckos ont un caractère distinctif qui les rapproche un peu des anolis : leurs doigts sont élargis sur toute leur longueur, ou au moins à leur extrémité, et garnis en -dessous d'écaillés ou de replis de la peau très-réguliers; ces doigts sont d'ailleurs presque égaux.

Ces reptiles n'offrent point la forme élancée des lézards, forme que nous retrouvons dans les anolis ; ils sont reconnoissables aux caractères génériques suivans :

Tète très-aplatie ; corps déprimé; peau chagrinée en-dessus de très -petites écailles grenues, parmi lesquelles sont souvent des tubercules plus gros , et couverte en-dessous d'écaillés un peu moins petites , plaies et imbriquées; langue épaisse , charnue, non extensible; yeux grands, à pupille très-variàble suivant l'intensité de la lumière; tympan un peu renfoncé; mâchoires garnies tout autour d'une rangée de très -petites dents serrées; paupières trèscourtes; quelquefois des pores aux cuisses ; queue garnie de plié circulaires ; ongles rétractiles aux quatre pieds, et conservant , comme ceux des chats, leur tranchant et leur pointe; marche lourde et rampante.

On trouve les geckos dans l'Amérique méridionale, en Afrique et aux Indes. Les naturalistes les ont partagés en:

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plusieurs familles , et M. Cuvier les a dernièrement divisés en PlalydactyUs , en Hémidactyles, en Thécadactyles, en P(yodactyles et en Phyllures.

Nous allons successivement examiner les principales espèces de ce genre, en les rapportant à des groupes distincts.

§. I." Geckos manquant d'ongles aux pouces seulement, ei de pores au-devant de l'anus et aux cuisses; dessous des doigts garni d'écaillés transversales , partagées par un sillon longitudinal profond oà l'ongle peut se cacher entièrement ; doigts élargis sur toute leur longueur. (Thécadactyles, Cuvier.)

Le Gecko lisse: Gecko lœvis , Daudin ; Stellio perfoliatus , Schneider j Lacerta rapicauda , Gmelin. La peau est couverte partout d'une multitude de très-petites écailles, qui la rendent lisse et comme satinée, et qui sont un peu plus distinctes et comme arrondies sous le ventre et sous la queue ; celle-ci est légèrement conique et presque égale à la longueur du corps de l'animal, qui est ordinairement de huit à dix pouces. Le corps est trapu ; les membres sont gros et courts, -et munis chacun de cinq larges doigts à peine demi -palmés à leur base, arrondis et munis en -dessus d'un ongle trèscourt, saillant et recouvert par de petites écailles, en sorte que chaque extrémité des doigts a trois côtés, et ressemble même, en petit, à une capsule de tulipe, dit Daudin.

Ce gecko est gris, marbré de brun en -dessus; sa queue, naturellement longue et entourée de plis , comme à l'ordinaire, se casse très-aisément et repousse alors, en prenant la forme d'une petite rave. Ce sont ces monstruosités accidentelles qui lui ont fait donner par plusieurs naturalistes modernes le nom de gecko rapicauda. 11 habite Surinam et les Antilles, où il paroi t être désigné, aussi bien qu'une espèce de scinque , sous le nom caraïbe de mabouia.

Le Gecko de Surinam; Gecko surinamensis , Daudin. La peau de cette espèce est comme chagrinée et entièrement couverte d'écaillés uniformes, d'un très-petit volume, et un peu plus grandes sous la queue et le ventre. 11 n'y a aucun tubercule sur le corps, et la queue, longue et cylindrique, est dépourvue de verticilles.

La forme de ce saurien est assez élancée ; il a le corps

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