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siste en une capsule arrondie, luisante, un peu aplatie en -dessus, d'un rouge noirâtre, à une seule loge, s'ouvrant par son sommet en quatre valves , contenant des semences petites et nombreuses, attachées autour d'un placenta épais, arrondi. Il est à regretter que cet arbrisseau ne soit point cultivé dans nos jardins d'Europe ; il y produiroit un très-bel effet. (Poir.)
GINOUS. {Mamm. ) On dit que c'est un des noms du Magot. Voyez ce mot. (F. C.)
GINOUSÈLE. (Bot.) Suivant M. Gouan , l'épurge , euphorbia lalhyris , est ainsi nommé aux environs de Montpellier.
GIN -R AN (Bot.), nom japonois, suivant M. Thunberg, de son epidendrum nervosum, qui est le malaris ntrvosa de Svvartz. ( J. )
GINSEN ou GINSENG, Panax. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs* complètes , polypétalées , régulières, de la famille des araliacées, de la pentandrU digynic de Linnseus, offrant pour caractère essentiel : Des fleurs souvent polygames: un calice court, à cinq dents persistantes; cinq pétales égaux, recourbés; cinq étamincs caduques, un ovaire inférieur, surmonté de deux styles courts; les stigmates simples. Le fruit est une baie en cœur, ombiliquée , à deux loges; une semence dans chaque loge. Dans les fleurs polygames, le calice des fleurs mâles est entier; les filamens des étamines un peu plus longs. Le pistil manque.
Ce genre comprend des herbes ou arbrisseaux à tige simple, à feuilles la plupart digitées, quelquefois disposées en vert ici 1 le ; les fleurs réunies au sommet des tiges en ombelles «impies ou composées, auxquelles succèdent des baies à deux semences. Dans ce genre est compris ce célèbre gmseng dont les Chinois font un usage si fréquent.
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Ginsen a cinq feuilles : Panax quinquefoUum , Linn., Sptc; Lamk., III. , gen., tab. 860, tig. 1 ; Blackw., tab. 5i3 -, Flor. mgdic, tab. 184: Aureliana canadensis , La lit., Gins., 5t. tab. 1; Catesby, Carol., App. , tab. 16; Araliastrum, etc., Trew, Ehret. , tab. 6, fig. 1 : vulgairement Jik-cheu en
Chine; Orkhoda chez les Tartares-Mandchoux | Garent" ocden chez les Iroquois; Gen-Senc, Ging-Seng, Ginseng , chez les François. Cette plante, qui a joui pendant longtemps de la plus haute réputation , est pourvue de racines charnues, fusiformes, de la grosseur du doigt, longues de deux ou trois pouces , roussàtres en dehors , jaunâtres en dedans, souvent divisées en deux branches pivotantes, garnies de quelques libres menues à leur extrémité, d'une sav eur un peu àsre , légèrement amère , aromatique. Audessus du collet de la racine est un tissu noueux, tortueux, où sont imprimés les vestiges d'anciennes tiges détruites. Ces racines poussent, chaque année, une tige glabre, droite, haute d'un pied, très-simple, garnie à sa partie supérieure de trois feuilles pétiolécs, disposées en verticille, composées chacune de cinq folioles inégales, un peu pédicellées, ovaleslancéolées, aiguës, vertes à leurs deux faces, un peu veinées, dentées à leurs bords. Du centre des trois feuilles s'élève un pédoncule commun qui supporte une petite ombelle simple, composée de fleurs de couleur herbacée, dont un grand nombre avortent ; il leur succède des baies arrondies, un peu comprimées latéralement, de couleur rouge à l'époque de leur maturité. L'ovaire est quelquefois surmonté de trois styles dans les Heurs hermaphrodites.
Cette plante, cultivée au Jardin du Roi, n'a été connue en Europe qu'au commencement du dix-septième siècle; elle y fut apportée par des Hollandois qui revenoient du Japon. Les Japonois la tiroient de la Chine : on prétend qu'elle croît dans les grandes forêts de la ïartarie , sur le penchant des montagnes, entre le 39/ et le 47.* degré de latitude septentrionale, où elle est si rare qu'elle se vendoit , chez les Chinois, trois fois son poids d'argent. On sait aujourd'hui qu'elle est très-commune dans la Virginie , le Canada et la Pensylvanie; on en a transporté en Chine une si grande quantité qu'elle s'y vend maintenant à un très-bas prix. Il est difficile de la multiplier dans nos jardins d'Europe autrement que par des graines tirées de son pays natal, celles qu'elle donne dans nos jardins étant trop souvent d'une médiocre qualité, outre que ses racines se prêtent dilHcilcmeut à des divisions au moyen desquelles
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on pourroit la propager. Sa culture consiste à la placer à l'ombre, dans la terre de bruyère, et à l'arroser pendant les chaleurs : elle ne craint pas les plus fortes gelées; elle fleurit au mois de Juin : elle perd ses tiges tous les ans; mais ses racines sont vivaces.
La haute réputation du Ginseng en a fait long-temps une plante rare et précieuse. Sa racine , qui est seule usitée en médecine , est recueillie par les Tartares et les Chinois avec beaucoup de soins et d'appareil, au commencement du printemps et à la fin de l'automne. Geoffroy rapporte , d'après le père Jartoux, que, pour la livrer au commerce, on commence par la ratisser avec un couteau de bois de bambou , en prenant garde de déchirer son écorce ; on la lave ensuite dans une décoction de graine de millet ou de riz, et on la fait sécher exactement à la fumée de cette même graine , qui a été bouillie dans l'eau. Quand elle est bien sèche, on en retranche les radicules, et, lorsque le vent du nord soufle, on l'enferme dans des vases de cuivre bien clos , qu'on tient dans des endroits secs : sans cette précaution ces racines seroient en danger de se pourrir promptement, ou d'être rongées par les vers. On fait un extrait des plus petites racines, et on garde les feuilles pour s'en servir comme de thé. Le même auteur rapporte que l'empereur de la Chine avoit employé dix mille Tartares , en l'année 1709, pour recueillir cette plante dans les déserts où elle croit naturellement, les avoit fait garder par une troupe de mandarins qui campoient sous des tentes, dans des endroits convenables à la subsistance de leurs chevaux, et qui, de là, envoyoient des détachemens de troupes pour veiller à cette récolte.
M. Vaidy a décrit, d'après John Burow, un procédé différent de celui qui vient d'être exposé, mais qui paroît être véritablement employé par les Chinois, puisque hauteur anglois le tenoit de la bouche même d'un mandarin. Selon ce procédé, on recueille les racines du ginseng après la floraison ; on les lave , avec l'attention de ne point en altérer la peau ; on les plonge ensuite pendant trois ou quatre minutes dans de l'eau bouillante , et on les essuie soigneusement avec un linge fin : alors on les fajt sécher
dans une poêle , sur un feu doux. Quand elles commencent à devenir élastiques, on les place parallèlement sur un linge humide , avec lequel on les enveloppe en les liant fortement : ces paquets sont placés eux-mêmes sur un feu doux, pour les priver de toute humidité. Enfin, on les met dans des boites doublées en plomb, lesquelles sont renfermées dans d'autres boîtes plus grandes, avec de la chaux vive, pour écarter les insectes. Cette racine, ainsi desséchée, est de la longueur d'environ deux pouces , de la grosseur du petit doigt, d'un jaune pale à l'extérieur, d'une substance demi-transparente, compacte et comme cornée intérieurement; sa saveur, quoique sucrée et analogue à celle de la racine de réglisse, est un peu amère et légèrement aromatique.
Les Indiens et les Chinois en particulier considèrent cette racine comme un analeptique précieux, comme un tonique puissant, et comme un excellent aphrodisiaque : ils lui attribuent la propriété de donner de l'embonpoint à ceux qui en font usage; de rétablir, comme par enchantement, les forces épuisées par la fatigue , les plaisirs de l'amour ou des méditations profondes ; ils lui supposent la faculté de préserver des maladies pestilentielles, et de prévenir les accidens des maladies éruptives. Les Chinois y ont recours dans toutes leurs affections, et les gens riches, parmi eux, ne prennent pas un médicament dont le ginseng ne fasse partie. Dans la petite vérole, lorsque l'éruption cesse de pousser, on en donne une grande dose avec un heureux succès: elle augmente la transpiration, répand une douce chaleur dans le corps des vieillards, affermit tous les membres; on prétend même qu'elle rend tellement les forces à ceux même qui sont à l'agonie, qu'elle leur procure le temps de prendre d'autres remèdes, et souvent de recouvrer la santé.
Il y a sans doute beaucoup d'exagération dans l'éloge que l'on fait des propriétés de cette racine : néanmoins le père Jartoux assure avoir éprouvé sur lui-même, pendant qu'il étoit en Tartarie , les vertus salutaires du ginseng, après un tel épuisement de travail et de fatigues qu'il ne pouvoit pas même se tenir à cheval ; et il dit qu'une heure après
en avoir pris la moitié d'une racinë , il avoil été èritièremenf rétabli, qu'il s'étoit senti plus vigoureux et en état de supporter le travail beaucoup mieux qu'auparavant. On ne iiniroit pas, si Ton vouloit rapporter tous les effets miraculeux et vraiment incroyables qu'on attribué à cette merveilleuse racine, décorée, dans le style figuré des Asiatiques, des titres d'esprit pur de la terre, de recette d'immortalité , de reine des plantes, etc.
Toutes ces prétendues propriétés médicales du ginseng, auxquelles le célèbre Cullen n'ajoute aucune croyance , ne paroissent fondées, au jugement de Peyrilhe, que sur l'exagération superstitieuse des Chinois, et sur la cupidité des négocians hollandois , très-flattés d'une erreur qui , dans un temps de rareté, leur a fourni l'occasion de vendre une seule de ces racines jusqu'à cent cinquante florins. Quoi qu'il en soit, cette racine, pulvérisée, est administrée en substance d'un à deux gros, et en infusion aqueuse ou vineuse, à dose double ou triple. On l'introduit dans des conserves, des biscuits et des gâteaux.
GlNSEN a trois feuilles : Panax trifolium , Lion., Spec. ; Lamk. , III. gen., tab. 860, fig. 2; Araliastrum , etc. , Trew, Ehrct., tab. 6, fig. 2; Nasturtium marianum, etc., Pluck. , tab. 435 , fig. 7. Cette espèce, très-rapp'rochée de la précédente , n'en est peut-être qu'une variété; elle en diffère cependant par sa tige beaucoup plus courte, et par la petitesse de ses autres parties : elle parvient à peine à cinq pouces de hauteur. Sa tige est pourvue, dans sa partie supérieure, de trois feuilles pétiolées, disposées en verticille, composées de trois, quelquefois de quatre folioles sessiles, ovales- lancéolées , dentées. Ses fleurs sont réunies en une petite ombelle terminale à l'extrémité d'un pédoncule qui semble n'être que la continuation de la tige. Cette plante croit dans la Virginie, le Maryland , etc. Forster, Prodr., n.° 099, fait mention d'une espèce découverte dans la Nouvelle-Zélande, sous le nom de Panax simplex , à feuilles alternes, lancéolées, dentées en scie; les ombelles sont composées d'autres petites ombelles ou ombcllules.
00 Espèces à fige ligneuse.
Ginsen a aiguillons : Panax aculeatum , Linn. fils, Sttflp.; Jacq. , Icon. rar., 3, tab. 63/, ; Zanlhoxylum trifolintum, Linn., Spec. Petit arbrisseau originaire de la Chine, qui s'élève à la hauteur d'environ trois pieds, dont les tiges, les rameaux et les pétioles sont armés d'aiguillons, et le feuillage d'un vert luisant. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, composées chacune de trois folioles glabres , ovales, dentées à leurà bords. On trouve sous chaque pétiole un petit aiguillon trèsaigu, et à leur sommet un ou deux autres, près de l'inser* tion des folioles; souvent même la nervure de chaque foliole est chargée de quelques petits aiguillons, et les dentelures terminées chacune par un filet très-court. Les fleurs sont pédonculées, disposées en ombelles simples* terminales, hémisphériques; lès styles au nombre de trois. On cultive cette plante au Jardin du Roi ; clic passe l'hiver dans l'orangerie , et se perpétue de boutures et de drageons.
Le Panax arborea, Linn. fils, Supp., est une plante ligneuse de la Nouvelle-Zélande, dont les feuilles sont pétiolées, digitées, composées chacune de sept folioles oblongues, irèsglabrcs, luisantes, deriticulées à leurs bords, de diverse grandeur; les fleurs disposées en iine grande ombelle composée , à rayons alongés : elle n'est point encore connue dans les jardins de botanique.
Ginsen de Ternate : Panax fraticosam , Linn., Spec; Scutellaria terlia, Rumph., Amboin. , 4, pag. 78, tab. 35. Arbrisseau de l'île de Ternate, qu'au rapport de Rumph on cultive à Amboine , dans les jardins, non-seulement comme ornement, mais principalement à raison de son usage en médecine : ses racines et ses feuilles passent pour diurétiques; elles sont employées utilement dans la néphrétique, la dysurie, etc. Ses tiges s'élèvent à la hauteur de six ou sept -pieds; elles sont garnies de feuilles alternes, pétiolées, plusieurs fois composées , deux et trois fois ailées , à foliole» glabres, lancéolées, dentées et ciliées à leurs bords : les pédoncules sont ramifiés sans ordre; leurs dernières divisions portent de petites ombelles un peu lâches. Le fruit est une .haie un peu comprimée , qui renferme deux semences sil-
lonnées. Toute la plante a une odeur pénétrante qui approche de celle du persil.
Le Panax pinnatum, Lamk., Encycl., se distingue de la précédente par ses feuilles simplement ailées avec une impaire; les folioles ne sont pas dentées; les baies sont arrondies, légèrement comprimées, un peu plus grosses que celles du genévrier, renfermant deux semences presque osseuses. Cette plante croît dans les Moluques; elle a été figurée par Rumph , sous le nom de scutellaria secunda , Herb. Amboin. , 4, pag. 76, tab. 32. Ses feuilles ont une saveur piquante; une odeur assez forte, aromatique : quelques personnes, à Amboine , les font cuire comme potagères; d'autres les mâchent crues pour se parfumer la bouche ; les femmes s'en frottent les cheveux, et en font même usage dans les bains.
Ginsen élégant : Panax speciosum , Willd., Spec, 4, pag. 1126; Encycl., Supp. , 2 , pag. 778 (par erreur, P. spinosa). Grand et bel arbre, qui croît aux environs de Caracas, sur les collines stériles , et que M. Ledru a également recueilli à Porto-Ricco. Son tronc est revêtu d'une écorce blanchâtre : ses feuilles naissent à l'extrémité des rameaux; elles sont alternes, longuement pétiolées, digitées, composées de neuf à dix folioles pédicellées, longues d'un demi-pied , luisantes, veinées, d'un vert foncé en-dessus, tomenteuses et soyeuses en-dessous, un peu jaunâtres, oblongues , acuminées à leur sommet, légèrement sinuées à leurs bords. Les fleurs sont disposées en une panicule droite, alongée, terminale, pubescente, un peu blanchâtre; les ramifications courtes, presque simples, soutenant de petites fleurs en ombelles, dont le calice est pubescent, à cinq petites dents aiguës; l'ovaire comprimé, surmonté de deux styles courts, persistons. Le fruit est une baie sèche, de la grosseur d'un pois, comprimée, arrondie, contenant deux semences orbiculaires.
Ginsen a feuilles dorées : Panax chrysophyllum , Vahl , Egl. , i , pag. 53; Panax morotoloni , Aubl. , Guian. , 2, pag, 949, tab. 36o; Jacaranda , Barr. , A'iquin. , 61, et Marcgr., Bras,; vulgairement Bois-canon bâtard, Arbre de Saint-Jean, Il a déjà été fait mention de cette plante à l'article Bois*