A'LTisc ni; cnou. {Altreahrassicœj Fabr
Fabr. Syst. eleuth. 1. 1, p. 4^8? Crioceris j c^o.
Caract. Noire .* élytres rougeâtres , bordées et traversées d'une
ligne noire.
Cette petite espèce est fort commune. Ses élytres sont d'une couleur rouge sale, avec une bordure et un trait transversal noirs. Les antennes sont plus pâles à la base ; mais tout le reste du.. corps est d'un beau noir lisse, brillant.
Elle vit sur le chou et les autres plantes potagères ; elle détruit quelquefois, dans les années dent les étés sont fort seCs, des champs "entiers de navets, brassica rûpa ^ L.
34. Altise du cresson. { Altica sisymhrii y Fabr.) Fabr. Syst. eleuth. p. 466, Crioceris, n.® 6. Caract Noire ; corselet roux; élytres hLançhdtres^ bordées de
noir.
Cet insecte est fort grand dans son genre ; son corselet est d^un roux clair ; ses ëlytres sont lisses , beaucoup moins jaunes^ bordées de noir, mais pas entièrement vers la pointe. X«es pattes ant<5rieurcs sont pâles, et celles de derrière noires. On le trouve sur le cresson.
Il y a un très -'grand nombre d'autres altises, surtout dans les pays chauds. Celles-là sont plus grandes et ornées de couleurs rouges ou jaunes, avec des taches jaunes ou . i>laaches ; mais on ne connoft rien sur leurs mœurs , et nous avons préféré décrire celles du pays. (CD.)
ALU, Alughas , AtuCHABA, noms de deux .cardamomes jt Ceylan. (J. )
ALUC^ITE , Alucila. Fabricius a le premier désigné sous ce nom un genre d'insectes de Tordre des lépidoptères et de la famille des séticornes ou cérocl^ètes, auprès des teignes et des pyrales.
Nous ignorons Tétyirfblogie de ce nom : peut-être vientil du mot latin alluceo^ j'éclaire, je brille. La plupart Mes insectes de xe genre brillent en effet de couleurs métalliques très-resplendissantes.
Les auteurs ont ju6()u'ici beaucoup varié sur les caractères de ce genre; Fabricius et tous ceux qui ont traité des , espèces avoient d'abord réuni dans ce même genre des teignes, telles que la granelle» la cérelte, etc. ; des lithosies , telles que la marginelle , la perlelle , etc. , et tout le genre YpsoLiphe. Nous trouvons une correction très-nécessaire dans le supplément de l'Entomologie systématique, et nous l'adoptons avec quelques changemens dans le travail que nous présentons ici.
Les alucites sont de très -jolis petits lépidoptères, dont les antennes^ cdnq fois aussi longues que le corps dans quelques espèces , frappent les yeux des entomologistes dès leur$ premières excursions. Leurs ailes sont souvent de cou-^ leur métallique , bordées de franges plumeuses ; elles sont dis»
poiéfi en ioii rétréei en deranC, échanerë en arrière. Ln tête est velue ^ turtont entre les antennes, où elle offre une sorte de tonpet Les yeux sont grands, latéraux; la liouehe est formée par une langue courte , contournée en apirale, et reçue entre deux palpes allongés, très-relus.
Uinsecte a le port des petites espèces de phryganes. On le trouve le soir voltigeant et se soutenant dans les airs , au moyen de ses longues antennes , s'élevant et s'abaissant alternativement dans une direction presque verticale. Pendant le jour , on le trouve aussi sur les fleurs , principale* ment sur les composées et les flosculeuses, dans les corollea •-t desquelles on le voit plonger sa trompe membraneuse. On
en voit plusieurs espèces sur les scabieuses , les eupatoires,
La larve est une véritable chenille à seise pattes, couverte de poils courts, et de couleur variable, quoique son* vent uniforme. Elle vit sur les plantes, ordinairement sur la face inférieure de la feuille, qui se trouve roulée quand! elle est lisse ; ou bien dans un duvet ou sous un toit commun pour deux ou trois individus , quand le dessous de la feuiUe est cotoneux. Plusieurs espèces se filent un petit cocon comme les teignes; d'autres, c'est le plus grand nombre , se creusent un tombeau sous ftrre , vers le pied de la plante qui les a nourries, et y subissent leur métamorphose. Elles restent en chrysalide une quinzaine de jours, plus ou moins, suivant la température du lieu qu'elles habitent. Quelques espèces paroissent avoir deAx pontes dans l'année^ car on en voit au printemps qui proviennent probablement des chrysalides qui ont passé Thiver. Ces alucites pondent , et leurs chenilles donnent de nouveaux individus l'automne suivant. *
Les insectes avec lesquels les alucites ont le |^us de rap* ports sont les teignes, les ptérophores, las pyrales et les ypsolophes.
On les distingue des teignes par la forme des ailes qui , au lieu de fprmer un fourreau presque cylindrique autour du corps, sont au contraire disposées en toit. Elles dîffè-* ^ent des ptérophores parce que les ailes, et surtout les supérieures, ne sont pas divisées.
La forme des ailes supérieures, qui sont trèsrétroitet à]»
Ailea
<l8rgi«t vers le point oà. elles le foignënt au conelet Enfin on lei « lépaiifea des ypsolophes, dont d'ailleura les antennes sont courtes et presque filiformei , par une espèce de cn>> chet qui se voit au milieu du palpe , ce qui le fait parottre comme fourchu.
Le caractère du genre Alucite sera donc le suivaut : antennes sétacées de la longueur du corps au moins; ailes frangées, non divisées ) très-étroites i la base, dis|>osécs «t toit ; pattes grêles , longues , épineuses.
Nous le divisons ainsi.
, (métaUique. {•)
duneseuIecouïeur,j^^^ métallique. (")
(transversales. (***) **■"*«! longitudinales. ( — ')
** ^ ailes d'une seule couleur mélalllque.
1. Alucite ' a^AUMniELLE. {^AUkUa retmmttrellA , L.) Fabr. Entom. Syst suppl. p. 5o3. AL n.* i , et p. 5o4 a.* lo ,
Fritehella.
Clerk. Icon. insec. rar. pi- ) a , 6g. > i. Wien. Ven. n.* 96, p. 1 45.
Geoff. Ins. 1. 11, p. 193, n.' 38, Teigne noire broniée.
Caract Corpt velu, noir : ail«s supérUurts d'un beau vert
doré , Ici inférieurts d'un rouge doré noirâtre.
Ce bel insecte est fort commun aux environs de Paris. Linnsus et la plupart des auteurs ont fait deux espèces du mâle et de la femelle en nommant celle-ci frischelle. Geoffroy a voit cependant reconnu la différence que le sexe apporte dans les antennes. Celles des femelles sont en effet uq peu plus longues que le corps , tandis qu'elles en ont quatre fois l'étendue dans les mflles. Les antennes paroisses! blaacbitres vers l'extréinité dans les miles ; mais cela tient au reflet et à leur extrême ténuité.
On trouve l'insecte parfait dans les prairies e^ dans les
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bois, sur les renoncules et autres ïleurs, au -printemps et en automne.
La chenille vit sur le saule, Tosier, le bouleau.