Alu&ne c&os {Alurnai groitus, Fabr
Vœt Coleopt. t. II, pi. XXIX, fig. g.
Caract. Noir , à corselet rouge et entres jauMs.
Cet JRsecle, qui a près d^n pouce de longueur, a été rapporta de Cayer.ne. Sa télé est eogagée dans le corselet, qui lui forme une sorte de capuchon : elle est cannelée entre les antennes. Les pattes sont trèS'longues et Ressemblent tout-à-fait ft celles des chrysomèles. Les élytres sont un peu bossues vers la base.
Il y a encore deux autres espèces dans ce genre ; mais elles sont peu connues. (C. D. )
ALURUS, l'un des noms grecs du chat, appliqué par Femandei à la civette. Voyez Civette. ( C. }'
ALUYNE , synonyme françois , peu usité , de Vartemisia ah^nthium, L. Voyez Abhoisb absinthe. {D. P.)
ALVAQUILLA. On nomme ainsi au Chili le ptoralea glandulosa , L. , arbrisseau d'une odeur forte, employé avec succès comme vulnéraire. Cest le même que Valbaeîga.
ALVARDE SFATHACia, I^geum iparfum, Lînn. ; L^geura apathaceum, Lam. Dict. et 111. t. îg. C'est un genre de plantes de la famille des graminées, et dont nous ne connoisions encore qu'une seule espèce. Ses tiges menues, ses feuilles 'filiformes , roulées en dedans , lui donnent l'aspect d'un jonc. La spathe, ou enveloppe de la fleur, est en cAne allongé, strié, l'ouvrant longîtudînalenient d'ua seul côté. Il en sort deux on trois fleurs, composées chacune de deux valves , de trois étamines à anthères longues et linéaires, et d'un style terminé par* on stigmate simple. Ces fleurs, très- rapprochées, se confondent par le bas et leurs valves font corps ensemble autour des ovaires ; ce qui présente l'aspect d'un seul ovaire inférieur, supportant deux fleurs, et semble former exception en ce point dans la famille des graminées. Cet ovaire est entouré de poils blancs et soyeux. Les semences |iont linéaires , obloogues , solitaires , conte-
nues dans une noix ou péricarpe à deux loges 9 qui ne s'ouvre pas.
Jl ne faut pas confondre cette plante avec le vrai sparte, stipa tenacissima^ avec lequel on fait des ficelles et des cordes. Celui-ci n'est employé en Espagne qu'à former des paillasses et des sommiers, ses tiges et ses feuilles étant trop courtes pour en faire des cordes. On le trouve en Espagne dans les lieux un peu humides. (P.)'
ALVÉOLE, ^^W5, alveusy alveolus ^ alveolum, favieella. On nomme ainsi les petites cellules dans lesquelles les abeilles élèvent leurs larves et déposent leur miel.
On applique aussi ce nom aux petites loges que construisent les guêpes pour le même usage. Enfin , on Ta donné aux replis de la matière gélatineuse desséchée dont certains orthoptères , comme les mantes , les sauterelles , etc. , enveloppent leurs œufs.
Nous avons indiqué à l'article Abeillk les trois différentes espèces d'alvéoles et de quelles manières ils sont construits. Nous dirons au mot Guêpe, comment sont faits ceux des insectes de ce genre. (C. D.)
ALVÉOLE {Anat.)y cavités de l'os de la mâchoire, da'ns lesquelles sont implantées les racines des dents. Ils sont simples pour les dents qui n'ont qu'une racine , et se divisent pour celles qui en ont plusieurs : ils sont tapissés d'une membrane qui est la continuation du périoste de la mâchoire.
Les alvéoles se forment ou se creusent en même temps i|ue les dents se développent. L'expression se former convient aux alvéoles des dents de lait ; l'os de la mâchoire n'a d'abord dans le fœtus qu'un sillon continu, et ce n'est qu'à une certaine époque que s'ossifient les traverses qui le divisent en alvéoles. Quant aux alvéoles des arrière- dents , on peut dire qu'ils se creusent,* puisqu'ils paroissent dans des endroits de la mâchoire où il n'y avoit point de cavité auparavant, et ce n'est que lorsque le germe de la dent perce l'os pour paroitre au dehors , qu'il change en alvéole ce qui n'étoit auparavant qu'une cellule intérieure.
Les dents de remplacement naissent aussi dans de telles cellules ; puis perçant le fond ou la paroi de l'alvéole de
se confond avec l'ancien.
On emploie encore le mot alvéole pour désigner les cellules des abeilles et des guêpes. ( C. }
ALVÉOLITE, AtveoUtet, Lam. Ce genre de zoophjtes a éH établi par Lamarck, d'après plusieurs individus de sou cabinet ; mais le caractère qu'il lui assigne a besoin d'être un peu cbangé, depuis la découverte de deux, nouvelles espèces par Bosc, Bull, des Scienc. n.° 6i. Toutes les espèces qu'il corn- prend sont fossiles, comme l'indique la terminaison du nom qu'on lui a donné. Ce sont des polypiers pierreux, épais, arrondis ou allongés, formés de couches concentriques. Ces couches sont composées d'une réunion de cellules alvéolaires, dont la direction est variable, et qui forment un réseau à leur superficie.
Des deux espèces annoncées par Lamarck , 1.* L'une, VAtvtotnE seBGLOBULBuSE , jilveolites esciia- Toïdes, Lam., se rapportera l'astroïte de Guettard, Mém. vol. 3, p. agg, t 45, f. i.
a." L'autre, I'Alvéolite snaosnicnLAisB, Alvéolites iu(- «rd'oularû, Lam., a été trouvée dans les environs de Dusaeldorf.
Bosc a découvert les deux autres espèces connues, dans un sablon calcaire, au-dessus du village d'Anvers, dans la vallée de l'Oise. Leur grandeur n'excède pas deux lignes. 3.° L'ALvioLiTB GBAiN DB FESTUQUEa, Bosc , Bull. dcs Scienc. de la Soc. pbiL pi. 5, f, 3, n." 6i, a les alvéoles allongés, transversaux, interrompus par huit cOtes longitudinales ; sa forme est oblongue et presque en fuseau.
4-° L'ALvéoLiTE ORAiN DE MILLET, Bosc, Bull, de» Scienc. pi. S, f. 4, n." 6i, de forme ovale, aies alvéoles longitudinaux, inégaux et courts. (G.L.D.)
ALVIN. Les pêcheurs en France désignent sous ce nom tous les jeunes poissons d'eau douce qui servent à peupler les éUngs. (F. M. D. )
ALVINAGE. Cette opération consiste à se procurer et à conserver l'ai vin ou les jeunes poissons qui servent à peupler les étangs. Il faut pour cela avoir de grands baquets •u plutôt un petit bassin de réserve, pour conserver l'at
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vin pendant le curage des étaugs» en ayant la précaution de ne mettre dans ce bassin aucun gros poisson y surtout jroint de brochet, parce qu'ils sont très^-voraces. On doit aussi empêcher les grenouilles et les oiseaux aquatiques d'y aller. (F.M.D.)
ALWARGRIM, nom que porte dans Tile d'Oëland le pluvier doré à gorge noire y charadrius apricarius , L. (Ch. D. ) . ALYPON. La plante décrite et figurée sous ce nom par Mathiole et Dalechamps , est peu connue. On lui attribue une qualité acre et brûlante et une vertu pui^atîve. Son port et son feuillage semblent la rapprocher du genre Thymêlée. Actuarius la confond avec le turbith blanc des Antiens j en appelant ses racines turbith et ses graines alj" pon ou alypias» Il ne faut pas la confondre avec Valypot^ de Pena, plante basse et ligneuse, également purgative , et peut-être ainsi nommée à cause de ce rapport dans ses vertus, commune dans le Languedoc et la Provence, rapportée au genre de la globulaire , sous le nom de glohularia alypumj L. (J. )
ALYSSE, Aly^um^ genre de plantes de la famille des
^ crucifères, dont le caractère essentiel consiste dans un
calice connivent à quatre folioles, quatre pétales écartés à leur sommet , une petite silique orbiculaire , comprimée ou vésiculeuse. Quant au caractère que Linnaeus tire des étamines , Jussieu remarque que , dans les espèces à fleurs jaunes , les filamens des deux étamînes plus courtes sont dentés à leur base , et ceux des quatre étamines plus longues sont quelquefois bifurques à leur sommet. Lamarck rejette ce caractère comme n'étant point assez général et se rapportant d'ailleurs à d'autres espèces qui n'appartien-
,-jr\ nent point à ce genre.
jB Les semences sont comprimées dans quelques espèces,
•* ' renflées ou vésiculeuses dans d'autres. Cette diffîérence a
déterminé plusieurs botanistes à former de ces dernières un genre particulier sous le nom de vésicaire , vesicarieu
Plusieurs espèces de ce genre portent un très-grand nombre de fleurs d'un beau jaune d'or , d'un aspect très-agréable, qui fleurissent au printemps et durent pendant presque tout l'été. £lles produisent un très - bel eflet dans les