Abeille bicorne. {Apis hieomisj Linn
Réaum. Mém. Insect tom. VI ,. pL 7. Panz. ' Faun: Germ. N.^ 10. Geoflfr. tom. II, N.* 27. Oliv. Encyclop;
i pag- ^9) N."" 47 et 48. Fabr. Entom. emend. tom. II ^ N."" 88 et 86.
Caract Noire .- i duvet hlanohàtre; dos de Vabdomen entière^
ment couvert 'de poiU roux.
On 'a fait deux espèces du mâle et de la femelle, sou» le nom de bicorne et de rousse. Le mâle n'a point d'aiguillon, ni dVminences saillantes sur le front, qui est couvert de poils blanchâtres très-denses. Ses antennes sont une fois plus longues que dans la femelle ; son corselet porte aussi des poils gris. La femelle eêt toute noire , à l'exception de l'abdomen. Son chaperon est concave , armé de deux pointes recourbées l'une vers l'autre. Il ne paroi t pas qu'il y ait des neutres dans cette espèce.
Toutes les espèces qui ont ainsi des cornes sur là tête, dans l'un des sexes, sont des abeilles maçonnes. Nous en décrirons d'autres par la suite ; mais nous allons faire con* noftre ici l'industrie de celle qui nous occupe.
On voit souvent contre des murailles exposées au midi, de petites masses de terre qui ressemblent, à des plaques de boue ou de mortier. Ces petits tas sont l'habitation des larves de l'insecte que nous décrivons. La femelle construit en entier cette demeure avec des particules de terrç et de sable, qu'elle colle les unes sur les autres, en dégorgeant un suc visqueux à Tinstant où elle veut ainsi les agglutiner.
L'abeille femelle coiAmence à construire d'abord, et successivement , des cellules en mortier. Chacune d^elles a la £gure d'un dé à coudre d'environfun pouce de hauteur sur $ix lignes de largeur. Il paroft que* les cornes du front lui servent comme de truelle pour étendre le mortier encore
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ductile qu^elle apporte entre les mandibule» 9 ef rendre le dedans de la* cellule ^és-lisse et très-poli. Lorsque la pre- ;Diîére cellule est terminée, Fabeille j dépose une certaine quantité de pâtée , formée de poussière d'étamines délayée avec une liqueur sucrée. Ce n'est pas sur ses pattes, dont les tarses sont peu dilatés, qu'elle apporte ces provisions ; c'est entre les poils qui couvrent l'abdomen. Arrivée à la cellule , elle se brosse avec beaucoup de soin et fait tomber tout le polAu qui l'enyeloppoit ; elle y dégorge ensuite l'humeur sucrée^ qui lui donne une certaine-ductilité. Quand la cellule est a peu près remplie de cette pâtée, l'abeille y dépose un œuf, et ferme totalement l'ouverture avec un mortier très-solide, pour ne plus s'en occuper par la suite.
L'abeille maçonne femelle construit ainsi toute seule , ef fans que le mâle s'en occupe , sept à huit cellules , qu'elle applique les unes auprès des autres, sans aucune direction déterminée. Elle remplit ensuite de mortier tous les intervalles qui se trouvent entr'elles, de manière à en former une seule masse, dont la superficie est faite d'un enduit beaucoup plus grossier.
C'est au printemps, et dans les trois premiers mois de là belle Raison, qu'on trouve les abeilles maçonnes. Lorsqu'elles ont pondu, elles meurent probablement, car on n'en voit plus du tout
Le4 larves qui ont été déposées dans les cellules dont nous venons de parler, éclosent ordinairement à la fin d'Avril ou au commencement de Mah Elles avoient conservé la forme de larve jusqu'en automne; c'est à cette époque qu'elles avoient filé une coque et s'étoient métamorphosées. On ne trouve en effet que des nymphes dans ces nids pendant Thiver.
L'insecte parfait, pour sortir de sa cellule, a besoin de la briser avec les dents, et même de se pratiquer par le même moyen une issue au travers de la croûte du mortier qui t'enveloppe. lies mâles paroissent sortir les premiers. On n'a point encore observé leur accouplement.
Les larves des abeillçs,^ maçonnes sont souvent dévoréea par les larves d'autres insectes, comme nous le dirons aux mo^ Claieon et IcBNsnaçoK.
aa Abeille froiUicorne, {Apis fronticornisy Pant.)
Panz. Faun. Germ. N.^ 20.
Caract Noire : abdomen cuivreux à duvet cendré^ à laine Jaune
en dessous.
Cette espèce y qui , par les poils roides de la partie inférieure de Tabdomen, semble se rapprocher de TempUeuseï est cependant beaucoup plus voisine des diverses espèces de maçonnes que nous plaçons immédiatement après les bourdons, à cause de la longueur et de la quantité du duvet qui les recouvre. Nous n^en connoissons encore que la femelle; mais elle diffère de trois autres espèces connues ^ par le bronzé de son abdomen.
On la trouve fréquemment dans les fleurs de la sauge des boutiques y selon Panser, d'après lequel nous décrivons cet insecte.