‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 27 sur 146 · Abèijllè àaiiieuUùré. { Apis éànicùlaiia y Linn · texte numérisé non relu

Abèijllè àaiiieuUùré. { Apis éànicùlaiia y Linn

Ôliv. Encycl. pag. 71 , Abeille mineuse, Fabr. Entom. emend.

tom. Il, N.^ 07.

Caiacl. Nôirâlre : dos de la poitrine à pàîls 1rou±; ioutes les

pattes à longs poils*

Elle fait hoh nid daAs les teri'eS légères. On la trouva lOttvent à Romainville près de Paris. Elle paroit vivre soli-^ taire; les trous qu'elle pratique* dans 1^ sable sont très-pro« fonds, tt il est fort difficile de parvenir jusqu'à leui^ extrémité, oii l'on trouve oi'dinairemeùt une larve avec très -peu d'une pâtée presque roug^. C'est au lAoihs ce que nous avons obsetré au premier printemps.

a 8. ÀBftiLLB des meules, (Apis acervârum^ Linn.)

Roi. Faun. EtruSc. N.^go^. Panz. Faun. Gerinari. N.* id.

Carael Entièrement noire : à pattes postérieures roussâtres*

Cette espèce est très -voisine de l'abeille des pierres: eominv «Ile , elle a les ailes transparentes ; mais son anus est 1 i

noir. Elle fait un nid tous la mouMe, comme le* autres bourdons. On U trouve tout l'été , mais elle est rare. Elle parott préférer leA fleurs de chardons. La figure que Fabricius cite dans Schœffer, parolt plutôt se rapporter k l'abeille des mura.

SscTiOH TROisiiiiSo Lca Coupe-feuilles ou Tapissières.

Corps pubescent; tête large; corselet tronqué en arriére; abdomen tronqué à la base. Femelles à abdomen souvent vehi en dessous : mâles i abdomen souvent denté ou échancré à la pointe.

a 9. Abeille emfiUuse, [Apis centuneularii,)

ScborfT. pL s fis 9 fig* 6 et 7. Réaum. Insect. Mém. tom. VI , pi. 9 et 10. Panz. Faun. Gerro. N.* 13. .

Caraçt. Brune : à ventre couvert en dessous de poils roides^ roux.

On reconnolt facilement cette espèce, qui est petite, noirâtre et luisante 9 parce qu'elle relève son abdomen en bauti et qu'on voit au-dessous une brosse formée de poils roux très -serrés 9 qui le recouvrent entièrement

Cette abeille, vit solitaire. La femelle fait son nid dans la terre. Elle choisit un terrain sec, le plus compact qu'elle puisse rencontrer, et dans un endroit un peu élevé. Elle perce sa galerie tantôt horizontalement, tantôt verticalement, selon qu'elle y est déterminée par la nature du sol. Quelquefois cette mine a plus d'un pied et demi de profondeur; elle est régulièrement cylindrique, et sa largeur n'est guères que de trois à quatre lignes. Ce n'est que lorsqu'elle est entièrement percée, que l'abeille y porte des portions de feuilles qu'elle coupe sur l'arbre même, ordinairement sur le rosier, d'après des figures ou sur des patrons déterminés d'avance, comme nous allons voir. Elle garnit d'abord tout l'intérieur du conduit avec des portions de feuilles qu'elle eoupe sur les côtés de la principale nervure, de manière à leur donner la figure ovale. Cet ovale est étendu transversalement dans la galerie, et ne sert qu'à retenir la terre. Il n'est retenu que par sa propre élasticité. Elle forme ainsi une sorte de. cylindre ou d'étui qui règne d'un bout à l'autre. C'est alors seulement qu'elle apporte des portiona

de feuilles coupées sur un autre modèle. Celles -là ont la forme d'une demi-ellipse, plus large vers Texlrémité arrondie, et tronquée transversalement vers Tau tre. Arrivée dans ta caverne , Tabeille y traîne sa feuille jusqu'à la dernière extrémité j elle Vy développe de manière que la partie la plus large y représente un segment de dé à coudre. Huit ou neuf portions de feuilles coupées de même , sont successivement apportées, pour former du tout une cellule qui a aussi la forme d'un dé. Elle remplit cette sorte de petit pot d'une pâtée presque fluide, au-dessus de laquelle elle dépose une larve. Enfin elle va couper et apporte trois ou quatre portions de feuilles absolument circulaires et comme tracées au compas , dont elle se sert comme d'un opercule pour fermer la partie antérieure du dé. Sur la première cellule elle en construit une autre, et ainsi successivement, au nombre d'environ dix ou douze.

Ses mandibules sont l'instrument avec lequel elle enlève très-nettement, et d'une manière très-rapide, les portions de feuille, de figure déterminée , dont nous venons de parler. Elle commence ordinairement à entamer la feuille par l'un 4es bords, et souvent en moins de dix secondes la portion 4ont eUfi a besoin est coupée , pliée par le milieu , placée ent,re Les pattes antérieures , et emportée vers le ni J , qui est quelquefois situé à un^ assez grapde distance des arbres sur lesqiiyels elle va chercher ses matériaux. L'espèce dont nous parlons prend ordinairement des feuilles de rosier. D'autres recherchent celle» du marronier, du hêtre, du çhéne; mais elles les choisissent jeunes et très- flexibles.

Les mâles dans cette espèce sont beaucoup plus petits çue les femelles. Ils ne vivent pas en société. On n'a point observé leur accouplement

3o. Abeille du pavot, {Apis papaverisy Latreil.)

Oliv. Encyclop. pag. 140, Andrène tapissière, Réaum. Mém. tom. VI, pi. i3, pag. i3i.

Giract, Noirâtre : tète et corselet putescens ^ jaunâtres; anneaux de V abdomen lisses j noirs , bordés de poils gris.

Cette espèce n'est guères plus jgrosse que le mâle de la

3fî ABE

précédente : le dessous de l'abdomen n*est point garni d*iin duvet aussi roide , et celui qu'on y remarque est de cou* leur grise.

Comme Tabeille empileuse, celle-ci se creuse un terrier plus ou moins vertical , selon les obstacles ou la nature du terrain. En général, elle choisit une terre sablonneuse et facile à percer. Elle ne lui donne guéres que trois à quatre pouces de profondeur. Ce trou est une espèce de caverne , cylindrique vers son entrée, et très -élargie vers le fond. Lorsqu*il est creusé, Tabeille y porte dés portions de pétales de coquelicot, qu'elle transporte une à une, comme le fait la coupeuse du rosier. Lorsque toute la cavité est tapissée de portions de pétales, qui sont placées en recouvrement les unes sur les autres, et parfaitement étendues.^ Tabcille y porte une certaine quantité de pAtée composée de pollen et de suc mielleux : elle pond ensuite un œuf et replie vers Tintéricur du trou cylindrique qui servoit de puits h cette espèce de caverne, les parties de pétales qui sortoientau dehors; elle les refoule en dedans, de mAière à en fermer hermétiquement l'entrée , et recouvre le tout de terre, de sorte qu'il ne paroft rien au dehors.. Ce travail fini, l'abeille en recommence un autre dans les environs. Cette abeille est fort commune aux environs de Paris dans le temps des cerises, c'est-à*dire en Juillet

3i. Abeille de Un. {Apis Irystina^ Pans.)

Pansé Paun. Germ. N."* ai.

Caract. Noire ; à duvet clair jaunâtre ; abdomen ové^ aplati ^ lisse ^ ponctué y horde de blanc; ventre à duvet roide fauve.

Nous ne décrivons cette espèce que parce qu'elle a beaucoup de rapport avec l'empileuse et celle du pavot ; mais on la distingue au dos de la poitrine , qui e%t presque sans poils, et surtout aux anneaux de l'abdomen, qui sont finement ponctués en relief.

Sa. Abeille ventre blanc, {Apis attiventrisy Pans.)

Caract Noire: à duvet cendré; abdomen à anneaux bordés de

blanc; ventre à brosse blanche.

Cette abeille a les plus grands rapports avec l'empileuse ;

mais sa brosse ventrale est blanche. Au reste , ' c'est peut«> être un mâle, car sa lèvre supérieure est très-velue , et son ^nus est comme fendu. Elle n'a pas d'aiguillon.

Page 1