‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 33 sur 146 · Abeille /cendr^ff. {Âpis eintrariaf Linn · texte numérisé non relu

Abeille /cendr^ff. {Âpis eintrariaf Linn

Geofir. tom. II, pa^. 412, N.^ 8. SchϣEl Icon. tab. 22,

fig. 5 et 6.

Caract Noire .* téte et corselet à àuçH cendré; abdomen lieu métallique; ailes bleuâtres ou brunes.

Tout le corps, à l'exception de la tête et de la poitrine, est moins velu que dans ceUes qui précédent» L'abdomen yarie en couleur : dans quelques individus il est noir ; dans d'autres d'un beau bleu foncé métallique très -lisse. Dans celles qui ont le ventre noir, les ailes sont brunes. La forme est la même que celle de l'abeille tibiale. Nous croyons ^e cette espèce a été décote par Olivier, sous le nom d'abeille atre. Encyclop. N.** 62,

44* Abeille à trois épines, {Jipistrispinosa^Fàbr.y

Oliv. Encyclop. pag. 75, N.® 76. ^

Caract Noire : abdomen à quatre points jaunes; dos du corse* .

lel à trois pointes,

II nous parolt que cette espèce a beaucoup de ressem* .. blance avec celles qui précèdent Nous ne la possédons point; mais voici la desi^ription qu'en a donnée Olivier. m.

« Tout son corps est noir et obscur. La bouche est couverte « d'un léger duvet argenté ; le corselet est sans taches. ^

« L'écusson çst terminé par deux dentelures, et au-dessus . « de l'éeusson on voit une troisième dentelure avancée , « courbée, aiguë, en forme d'épine. L'abdomen a de chaque ^

« côté deux points jaunes. Les pattes sont noires, ferrugî- . « neuses à leur extrémité, et armées d'onglets noirs et forts. *

^ ' 45. Abeille retuse. {Apis relusa^ Linn.)

Oliv. Encycjqp, pag. 173, N.** 6?.

Caract Noire velue : à base de V abdomen tronquée ', pattes

postérieures fauves j velues.

Elle est un peu plus^ petite que la- tibiale, avec laquelle ' on pourroit la confondre si son abdomen n'étoit pas en entier d'un noir luisant,- sans taches blanches.

On la trouve sur les fleurs ; ses pattes sont ordinairement garnies d'une pelotle de cire. On ne çonnolt pas soiinid,

! J^6. Abeille i mancheUes. {Apis manieatay linn.)

Panz. FauA. Geim. N.* lo et ii, masc. et femina. Abéilk à cinq crochets. Geofir. Olir. Schœff. Icon. tab. Sa, fig. Il — 14.

: Caract Notre , à duvet cendré : abdomen à taches jaunes ;

j anus à trois dents. ^

Cette espèce est très -remarquable par la forme de son

abdomen; peut-être formeroit-elle, arec quelques-unes des

espèces suivantes, un genre qui se distingueront très- bien

* par sa manière de rÎTre et par la forme générale du corps.

La forme de la tête et de la poitrine est k peu près la

même que dans Tabeille empileuse ; mais Tabdomen et les

; pattes sont bien difTérens. Tout le corps est noirâtre; le

duvet qui le recouvre est cendré en dessous , jaunâtre sur la lèvre supérieure, le chaperon, et le dos de la poitrine. i i Chaculi des segmens de Tabdomen porte en dessus une

, ' grande tache transversale jaune; tout le dos est luisant,

f'^ bordé latéralement de poils roides, de couleur roussàtre.

X'avant-deriiîer anneau est terminé par deux pointes laté- ' , raies ; le dernier en porte trois , dont celle du milieu est

^ plus courte. Les pattes sont ciliées de poils roides, courts 9

^ blanchâtres , et disposés dans le même sena.

J L'organisation de cette abeille lui donne les moyens de

« fabriquer des espèces de membranes ayant Tapparence d'un

|iapier de soie très-fin , dentelle tapiase les terriers qu^elle se pratique en terre, et qui sont semblables .à ceux de Tabeille ^u pavot Réaumur , qui a trouvé ces nids et qui les a décrits , n'indique pas le procédé qu'elle emploie et qu'il a vainement recherché. Il présume qu'elle ratisse la surface des végétaux qui ont la tige ou les feuilles cotonneuses ; qu'elle revient à son nid, ainsi chargée de duvet, qu'elle carde au moyen des brosses roides dont sont garnies ses pattes. Il est aussi porté à croire qu'elle dégorge aur ce duvet une humeur glutineuse, qui lui donne la transparence et la solidité qu'il y a reconnues. Il a eu effet observé que ces membranes soyeuses, qui sont beaucoup plus minces que la plus fine baudruche, avoient cependant assex de solidité pour retenir la terre voisine.

hâ larve est déposée dans une petite cellule en forme de dé, comme celle de Tabeille empileuse , et sur une pâtée d'une nature particulière. Mais fléaumur a observé que cette larve , au lieu de maoger la pâtée , couche par coucbe, dans le sens où elle a été déposée , y creuse une espèce de trou central, afin , présume-i-il, que cette pâtée, pré*» sentant une certaine solidité, s'oppose à ce que la larve, dont le corps est ûrès-mou , ne soU écrasée par la terre voisine.

Prête à se métamorphoser,, cette larve file une coque , lAais de manière à ne pas i^n/'ermer dttns ce tombeau les excrémens qu'elle a rendus pendant sa vie , et qui sont fort gros. Ce n*est qu'au printemps suivant qu'elle paroît sous l'état parfait.

On distingue facilement le mâle de la femelle. Panter les a très-bien figurés tous deux. Le mâle a l'abdomen moins velu et n'a que des taches transvenale^ ; Ifs pattei n^ont pas de taches noires, et les pointes du dernier segment sont arrondies et échancrées.

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